L’histoire de l’art en BD : de la préhistoire à la Renaissance

28.09
2016
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Un grand-père raconte à ses petits-enfants le commencement de l’art il y a 75 000 ans… ou quand on utilise la bande dessinée à des fins pédagogiques : difficile de la lire d’une traite tant l’absorption de tout un patrimoine artistique deviendrait, en si peu de pages, vite indigeste pour des enfants de 11-14 ans auxquels il est destiné.

Augustin, Marion, Heitz, Bruno

L’histoire de l’art en BD : de la préhistoire à la Renaissance

Casterman (L’histoire de l’art en BD, 2016)

EAN 13 9782203101005 : 14,95 €

Gai-Luron sent que tout lui échappe… de Fabcaro & Pixel Vengeur

21.09
2016

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Eperdument amoureux de Belle-Lurette, Gai-Luron cherche maladroitement à la séduire…

Fabcaro et Pixel Vengeur ont relevé le défi de faire vivre de nouvelles aventures à Gai-Luron, en reprenant totalement l’esprit de Gotlib, qui plus est de son vivant. Pari tenu : ce nouvel album semble tout droit sorti de l’imaginaire de son créateur, non seulement par les gags mais aussi par les jeux intertextuels, les références cinématographiques et le mélange des supports. Gai-Luron est mort, vive Gai-Luron !

 

Fabcaro ; Pixel Vengeur

Gai-Luron sent que tout lui échappe…

Fluide Glacial (2016), Les nouvelles aventures de Gai-Luron : tome 1

46 p. : ill. en coul. ; 31*24 cm.

EAN13 9782352076773 : 10,95 €

Gai-Luron ou la joie de vivre… de Gotlib

14.09
2016

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Gai-Luron est de retour, avec trois albums réédités en couleurs. Aussi flegmatique, imperturbable et paresseux que son auteur Gotlib peut être énervé, le personnage de Gai-Luron a été dessiné pour la première fois le 12 juillet 1964. Ce sont ses toutes premières planches, sur le principe du gaufrier, en compagnie de son acolyte Jujube le renard, que nous retrouvons ! A re-découvrir !

 

Gotlib

Gai-Luron ou la joie de vivre…

Fluide Glacial (2016), réédition, tome 1

47 p. : ill. en coul. ; 31*24 cm.

EAN13 9782352076858 : 10,95 €

 

Lus également :

Gai-Luron en écrase méchamment

Gai-Luron rit de se voir si beau en ce miroir

 

 

La mythologie en BD : les Métamorphoses d’Ovide

07.09
2016
cop. Casterman

cop. Casterman

En deux à six planches, Béatrice Bottet nous propose là une sélection de mythes connus comme celui de Persée ou d’Orphée et Eurydice, et moins connus comme celui de Pygmalion.

Au premier regard, le dessin ne m’attirait pas, mais finalement, l’album se lit très bien, tant le récit des innombrables aventures des Dieux et des humains est captivant. Qui plus est, les Métamorphoses d’Ovide sont au programme de 6e.

Bottet, Béatrice, Pinet, Ariane

Les Métamorphoses d’Ovide

Casterman (La mythologie en BD ; 7)

EAN 13 9782203109681 : 13,95 €

La petite sirène et autres contes de Hans Christian Andersen

26.08
2016

7209Après les Contes de Charles Perrault, voici ceux de Hans Christian Andersen, qu’il a lui-même écrits de toutes pièces à partir de récits populaires et non rassemblés. Réputé comme étant meilleur écrivain et surtout moins misogyne, j’étais curieuse de savoir si j’allais davantage apprécier ses contes, après avoir comparé sa version originale de La Petite sirène avec celle de Walt Disney, et surtout de relire La fameuse Reine des neiges, avant que ma fille ne voie un jour l’adaptation infidèle de Walt Disney. Quels contes contient ce fameux recueil ?

J’en connaissais comme vous la plupart, mais ma mémoire avait grandement besoin d’être rafraîchie : La petite Sirène, La princesse sur un pois, La petite poucette, L’intrépide soldat de plomb, Le vilain petit canard, La Reine des neiges, La petite fille et les allumettes, et d’autres absolument pas : Le coffre volant, La cloche, La bergère et le ramoneur, Les amours d’un faux col, La vierge des glaciers.

Eh bien, de tous ces contes, c’est Le Vilain petit canard qui me plait le plus finalement (dans lequel l’auteur aurait placé les principaux épisodes de sa vie), certains contes se rapprochant trop de thématiques qui me déplaisent (La petite Sirène, La princesse sur un pois, La petite poucette, La bergère et le ramoneur), d’autres contes me paraissant par trop tristes (La petite fille et les allumettes), même si l’humour et l’ironie du sort restent palpables chez certains (L’intrépide soldat de plomb, Le coffre volant, Les amours d’un faux col) et que La Cloche parait même un brin écolo-mystique. Quant à la Reine des neiges, je cherche en vain ce qui justifie que Disney ait pu conserver ce titre en en ayant totalement modifié le contenu, le conte original n’ayant a priori rien à voir avec le film d’animation éponyme qui connait un énorme succès auprès des enfants. D’ailleurs, sa version du Vilain petit canard est elle aussi détestable et en modifie totalement l’intention. 

Verdict plus nuancé qu’avec Perrault donc, avec des contes qui respirent la joie et la tristesse de la vie.

Lire la bande dessinée de Benoit Peeters

18.08
2016
cop. Champs Flammarion

cop. Champs Flammarion

Benoit Peeters propose ici une lecture initiatique de la bande dessinée, que l’on peut lire d’ailleurs de toutes les manières possibles (politique, sociologique, philosophique, psychanalytique,…) et dans tous les sens possibles. Selon lui, ce qui fait la spécificité de la BD, c’est « la case, le strip, la planche, les relations entre le texte et le dessin, entre le scénario et sa mise en images ». L’auteur de BD a pour seul impératif de devoir « partager la planche en un certain nombre de segments afin de séparer des actions qui dans le récit se succèdent« . Ensuite, « les possibilités d’intervention sur la taille de l’image, assez rares au cinéma, sont ici presque infinies ».

Néanmoins, il touche du doigt l’incomplétude de la case, qui en fait toute la richesse, car la case n’est, somme toute, qu’une « variable dans un ensemble« , un « instant dans une continuité ». En effet, aucune image ne fait bande à part : « la véritable magie de la bande dessinée, c’est entre les images qu’elle opère, dans la tension qui les relie. » Pour Benoit Peeters, les plus grands créateurs de bande dessinée ont toujours réussi à « mettre l’accent à la fois sur les paramètres internes à la case et sur les relations qui les unissent. »

Il critique ainsi l’utilisation conventionnelle de la BD (qui privilégie le récit, comme le gaufrier), ou décorative (BD qui privilégie l’image), et fait l’éloge de son utilisation rhétorique (la case et la planche servent le récit) ou productrice (c’est l’organisation de la planche qui semble dicter le récit).

Une bonne ouverture pédagogique sur le neuvième art.

 

 

Le cordon de soie de Frédérique Deghelt

30.07
2016
cop. Actes Sud

cop. Actes Sud

« Ta naissance accélère le Temps. Nos neuf mois gigognes ont disparu pour te laisser là. Chaque jour qui passe voit ton visage changer. Et cette course enclenchée donne à ma contemplation des allures d’urgence. » (p. 19)

« Bruit et fureur, ta bouche immense éclipse ton visage, tout entier dans la colère. Rouge, raideur des membres, yeux fermés sans larme, tu n’es qu’un cri jeté au ciel pour m’impressionner. J’en oublie la raison, fascinée par le spectacle offert de ton corps déchaîné dans une souffrance insoutenable. Quand je songe à me défaire, tu es plus défait que moi, râles et trembles. Ta bouche enfin me trouve, tu t’étrangles. Un dieu semble d’un geste bannir l’ouragan. Dans ta succion encore, l’exaspération d’une attente, puis le contentement te gagnent. Ta gueule de vieux furieux fait place au visage d’un ange, lisse, calme. » (p. 24)

Un beau présent que cet écrin d’images poétiques, virevoltant entre les impressions d’une mère découvrant son enfant le long des premières semaines, et les photographies en noir et blanc et couleurs de Sylvie Singer Kergall. Trois mois déjà…

Offert par Manou