Le Morvan

29.06
2015
MONT BEUVRAY

MONT BEUVRAY

 

Week-end au vert en partant pour le parc naturel régional du Morvan !

En pleine canicule, il fait bon marcher et rouler à vélo dans les sous-bois du Haut Morvan, et se baigner dans l’eau claire du lac des Settons.

A voir, à faire

- La balade sur le mont Beuvray, le pique-nique dans le sac à dos. Se procurer un plan au musée situé au niveau du parking.

- Passez Château-Chinon : la mecque de « tonton » présente peu d’intérêt.

- Alors que la ville de Vézelay, autant que sa basilique, mérite le déplacement.

 

 

 

 

LAC DES SETTONSOù se baigner ?

Le lac de Settons où l’on s’est trouvé un petit hâvre de paix en marchant un tout petit peu, avec un grand rocher à fleur d’eau en guise de hamac rafraîchissant….

Où loger ?

Le camping de la Plage du Midi, au bord du lac des Settons, propose des roulottes, des « chalets » et une cabane sur pilotis, avec quelques emplacements pour des tentes et campings-cars. Un emplacement idéal pour vadrouiller, une petite piscine couverte, un « chalet » spacieux (faisant davantage songer à un mobil-homme à l’intérieur) en font un bon compromis au manque de chaleur de l’accueil et au prix pas si donné comparable à celui d’une chambre d’hôte.

LAC DES SETTONS

LAC DES SETTONS

George Orwell de Stéphane Maltère

25.06
2015

cop. Folio Gallimard

 

Ceci exceptionnellement est un non-article.

Un non-article qui ne résume pas ni n’analyse la biographie que Stéphane Maltère a pu faire sur George Orwell.

Un non-article sur un ouvrage dont on peut lire sur la quatrième de couverture :

«À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.» « George Orwell (1903-1950), de son vrai nom Eric Arthur Blair, est l’auteur d’une œuvre très marquée par ses engagements politiques. Après avoir lutté contre l’Empire britannique en Birmanie, pour la justice sociale aux côtés des classes laborieuses de Londres et de Paris, puis participé à la guerre d’Espagne dans les rangs du P.O.U.M., il se consacre à une œuvre littéraire écrite, «directement ou indirectement, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique». Témoin lucide de son temps, auteur notamment de La Ferme des animaux et de 1984, il meurt à quarante-six ans, et demande dans son testament qu’aucune biographie ne retrace sa vie. »

Cela ne vous choque pas, vous ?

Comment peut-on faire fi des dernières volontés d’un grand écrivain, soit-disant pour son bien et celui de ses lecteurs ?

Tout est dit.

« Lewis Mumford » : pour une juste plénitude

23.06
2015

 

cop. Le passager clandestin

 

Thierry Paquot exhume ici la vie et l’oeuvre de l’Américain Lewis Mumford dont la mort du fils de 19 ans sur le front italien en 1944 va pousser vers une radicalité politique qui s’affichera désormais dans ses ouvrages et articles, et ce sur tous les grands sujets de société. Pour lui, le progrès technologique ne tend pas à améliorer les conditions de vie de chacun, comme les industriels cherchent à leur faire croire, mais conduit à uniformiser les modes de vie de ses concitoyens conditionnés par la société de consommation comme seul indicateur de croissance, et partant de réussite… Productivisme qui met à mal tout l’écosystème pour assurer les bénéfices de quelques-uns. La seconde partie de l’ouvrage réunit des extraits choisis de son oeuvre.

Parmi « Les précurseurs de la décroissance », Thierry Paquot nous fait découvrir ici un citoyen américain qui émit parmi les premiers des objections argumentées contre la société de consommation, le gigantisme des villes, la bombe atomique, le pillage de la Nature :

« Il existe un antagonisme fondamental entre une économie mécanique, centrée sur la puissance, et l’économie plus ancienne, centrée sur la vie… Une économie centrée sur la vie respecte les limites organiques, elle ne cherche pas à s’adjuger la plus grande quantité possible d’un bien. » 

A découvrir.

PAQUOT, Thierry.

Lewis Mumford  : pour une juste plénitude

Le passager clandestin (Les précurseurs de la décroissance ; 2015)

109 p.

EAN13 9782369350262 : 8 €.

 

Big eyes de Tim Burton

22.06
2015

 

Genre : Biopic tragique 

Scénaristes : Scott Alexander et Larry Karaszewski

Réalisateur : Tim Burton

Producteur : Silverwood films, Electric City Entertainment, Tim Burton productions, The Weinstein Company

 

L’histoire

Pas facile de quitter son mari sans un sou et avec une petite fille en 1958. C’est pourtant bien ce que Margaret Ulbrich décide de faire. Pour se faire un peu d’argent, elle vend ses tableaux le dimanche, des portraits d’enfants aux yeux immenses dans lesquels se lit une grande détresse. C’est là qu’elle rencontre un autre peintre, Walter Keane, qui lui fait une cour assidue et l’épouse précipitamment. Il décide alors d’exposer leurs oeuvres, refusées par les galeries d’art, dans une boîte de jazz. Mais le propriétaire les met dans le couloir menant aux toilettes. Walter, furieux, lui jette un tableau de sa femme à la tête. La presse s’empare du scandale et bientôt tout le gratin vient voir les tableaux signés Keane. Quand Walter s’aperçoit que ce sont ceux de sa femme qui intéressent les critiques, il décide de s’en approprier la création, rejetant sa femme dans l’ombre et lui donnant des commandes. Même sa propre fille ne devra jamais savoir. La célébrité est telle désormais que l’enjeu est devenu trop important.

Mon avis

Difficile de ne pas être révoltée en voyant ce film, mais aussi agacée par cette femme soumise (certes ce sont les années 50 et une femme alors n’avait apparemment pas son propre compte bancaire) qui va jusqu’à mentir à sa fille et renoncer à la gloire pour le confort matériel d’un mariage et du succès. Un biopic tragique sur l’énorme supercherie dans l’art d’un homme sans aucun talent s’appropriant celui de ses femmes.

 

La famille Bélier

19.06
2015

 

Comédie française

Scénariste : Victoria Bedos et Stanislas Carré de Malberg

Réalisateur : Eric Lartigau

Producteur : Jerico – Mars films

L’histoire

Alors que ses parents fermiers et son frère sourds et muets comptent sur son aide pour gagner les prochaines municipales, une adolescente s’entraîne tous les soirs en secret avec son professeur de musique pour passer le concours de Radio France à Paris…

Mon avis

Cette comédie se laisse gentiment regarder. Malgré tout, il ne s’agit absolument pas d’un film sur les sourds et muets : bien au contraire, non seulement les acteurs ne le sont pas (sauf le fils), mais le personnage de la fille ne l’est pas non plus, et rien ne nous permet de mieux les découvrir ; pire, sa famille, dans le film, constitue le frein qui empêche l’adolescente de voler de ses propres ailes (la chanson finale le dit carrément) et tout est fait pour montrer à quel point ses parents et son frère ne peuvent pas se débrouiller tout seuls sans elle. On comprend sans mal pourquoi ce film a pu agacer les sourds et muets ! D’ailleurs, le mauvais goût serait de décliner ce contraste : une famille aveugle avec une fille peintre, une famille d’handicapés avec une fille athlète, etc… Une grosse erreur aussi : difficile de croire que cette adolescente ait attendu le lycée pour avoir ses règles, et encore moins les réactions suscitées à son âge !

 

Eternum : le sarcophage de Jaouen et Bec

17.06
2015

cop. Casterman

Lune minière Aldeman, en 2297. Des mineurs découvrent un sarcophage. L’expédition scientifique qui vient récupérer celui-ci découvre un véritable carnage dans la base. Le rescapé se suicide après qu’on l’ait empêché de s’en prendre à une scientifique. Quand ils parviennent enfin à découper le sarcophage, ils découvrent à l’intérieur la perfection faite femme.

Casterman nous avait habitués à mieux : c’est tellement « classique » et sans surprise que la lecture de ce premier tome ne présente que peu d’intérêt.

Le poids du papillon d’Erri De Luca

16.06
2015

cop. Folio bilingue

Un chasseur a tué sa mère, un aigle sa soeur : resté seul, il attendit son heure pour défier le mâle dominant d’une harde et devint roi des chamois. Un papillon blanc se fixa alors à jamais sur sa corne ensanglantée.

Ce matin de novembre, le roi des chamois sent son corps s’affaiblir et sa fin proche. Le vieux chasseur, le meilleur d’entre tous, va prendre sa retraite et ne veut pas partir sans un dernier trophée…

Dans l’esprit d’une fable philosophique, et notamment épicurienne, Erri De Luca prépare ici le combat entre deux rois solitaires, l’un animal, l’autre homme, tous deux faisant corps avec la montagne dont ils connaissent tous les secrets. Dans ce duel, peu importe qui mourra mais l’un recevra de l’autre une leçon de la nature. Vraiment un très beau texte.

 

DE LUCA, Erri.

Le poids du papillon = Il peso della farfalla.

Trad. De l’italien par Danièle Valin.

Gallimard (Folio bilingue, 193 ; 2015).

139 p.

EAN13 9782070461424 : 7 €.