Mots-clefs ‘meurtre’

La muraille de lave d’Arnaldur Indridason

06.05
2012

cop. Métailié

 

Titre original : Svörtuloft
Traduit de l’islandais par Eric Boury

Sortie en librairie le 3 mai 2012

Le commissaire Erlendur étant parti en vacances sans donner de ses nouvelles depuis La Rivière noire, c’est à son adjoint Sigurdur Oli, en pleine séparation, que s’adresse André, déjà rencontré lors de l’affaire de pédophilie de La Voix, la quarantaine usée par l’alcoolisme et par une vie d’errance, semblant lancer un appel de détresse. Ce jour-là, un ami lui demande aussi d’aider un couple, pratiquant l’échangisme, que l’on fait chanter. Seulement, le soir où Sigurdur Oli va trouver chez lui le couple maître-chanteur pour l’en dissuader, il tombe sur un encaisseur qui vient de porter un coup mortel à la femme avant de s’enfuir. Obligé de donner l’alerte, il va lui falloir expliquer les raisons de sa présence sur les lieux du crime…

« Il avait attrapé au fond du sac en plastique le masque de confection grossière et imparfaite. Ce n’était pas un chef-d’oeuvre, mais il ferait l’affaire.

Bien que redoutant de croiser un flic en chemin, il était passé inaperçu. Le sac qu’il portait à la main contenait également deux bouteilles provenant du Rikid, la boutique d’alcools, ainsi qu’un gros marteau et un poinçon d’acier, achetés dans un magasin de bricolage.

La veille, il s’était procuré tout le matériel nécessaire à la confection du masque chez un importateur de cuir et peaux, et s’était soigneusement rasé avant d’enfiler sa tenue la plus convenable. Sachant ce qu’il lui fallait, il avait tout trouvé sans difficulté, le cuir, le fil ou l’alêne de cordonnier. (…) » (incipit)

 

Vengeance, pédophilie, chantage pour échangisme, … Arnaldur Indridason aborde dès le début des sujets assez glauques, mais a le bon goût tout au long du roman de ne jamais tomber dans le voyeurisme ou l’effusion de sang. Tout est savamment distillé pour faire monter la tension. Tout est davantage suggéré que décrit. Arnaludur Indridason est passé dans l’art de ménager le suspens car, au bout du compte, c’est l’incipit et le dénouement de cette sombre histoire de pédophilie et de vengeance qui tient le plus en haleine le lecteur durant tout le roman, distillée à point nommé pour retenir son attention, alors qu’Arnaldur Indridason va savamment compliquer une affaire en apparence simple, en mettant son enquêteur sur de multiples pistes, pour dénoncer la cupidité de banquiers prêts à tout pour s’enrichir. Nonobstant c’est sa qualité de fin psychologue qui continue à donner de la valeur ajoutée à son huitième polar, plongeant le lecteur dans les états d’âme de différents protagonistes, et en particulier dans celui d’André, pour qui va toute sa compassion. Un Arnaldur Indridason pur jus, qu’on lâche difficilement avant de l’avoir achevé.

 

INDRIDASON, Arnaldur. – La muraille de lave / trad. de l’islandais par Eric Boury. – Métailié, 2012. – 317 p. ; 22 cm. – (Métailié noir). – EAN13 978-2-86424-872-9 : 19,50 €.

 

Octobre noir de Daeninckx et Mako

18.04
2012

Vincent chante dans un groupe de rock, Les Gold Star. De retour chez lui, en banlieue parisienne, Vincent redevient Mohand, le fils d’une famille immigrée algérienne qui subit en France les nombreuses stigmatisations dues à la guerre d’Algérie. Mais il semble vouloir garder ses distances avec toute cette agitation politique, et même lorsque se déroule sous ses yeux le meurtre d’un innocent par la police, il n’en parle à personne. Aussi, en ce soir du 17 octobre 1961, lorsque son père l’oblige à participer avec lui à la manifestation pacifique, appelée par le FLN, pour protester contre le couvre-feu discriminatoire instauré par le Préfet de police Maurice Papon, il préfère s’esquiver au milieu de la foule dans le métro pour rejoindre son groupe qui participe ce soir-là à un tremplin rock donnant accès au gagnant à la scène réputée de l’Olympia. En sortant du Golfe Drouot il découvre un Paris baignant dans le sang…

 

Vingt-sept ans après la publication de son roman Meurtres pour mémoire, Didier Daeninckx évoque de nouveau ce grand massacre, longtemps occulté, de centaines de manifestants pacifistes dans la Seine et dans les rues de Paris, cette sorte de Saint-Barthélémy des immigrés algériens, qui s’éleva à deux morts et soixante-quatre blessés selon la police à l’époque, et que les historiens ont estimé depuis à deux cents morts, plus de deux mille blessés et onze mille arrestations. Mais cette fois, il choisit aux côtés de son vieux complice Mako le support de la bande dessinée, qui l’oblige à se faire plus concis et plus suggestif, mais qui présente l’avantage d’être plus largement lu par un public jeune. Tout comme dans son roman où il avait suivi le destin de quelques manifestants, et intitulé ses premiers chapitres de leurs noms, pour les sauver de l’oubli, Didier Daeninckx a donc fait un choix, celui de rendre hommage à travers cette nouvelle histoire à Fatima Bédar, une jeune algérienne de quinze ans, sous les traits de Khelloudja, la soeur de Vincent-Mohand.

Le trait légèrement grossier et les couleurs sombres de Mako et la simplicité du découpage des cases servent bien le scénario dénonçant les heures sombres de la France, préfacé par Benjamin Stora, historien grand spécialiste de la guerre d’Algérie. Car si Didier Daeninckx a contribué en 1984 à lever le voile sur les exactions de Maurice Papon, alors préfet de police, bien avant son procès en 1998 pour son rôle sous l’Occupation, ce massacre est longtemps resté occulté, la honte de ce qui s’est joué cette nuit-là, les policiers français devenant alors des assassins, le condamnant au silence.

Voilà pourquoi c’est une bande dessinée qui mérite sa place dans les bibliothèques et  dans les centres de documentation et d’information de lycées : pour que l’on n’oublie pas, mais aussi pour que les nouvelles générations découvrent jusqu’où un gouvernement pouvait aller, lorsqu’il stigmatisait une partie des citoyens français, six ans seulement après la fin de l’organisation de la déportation des Juifs sur son territoire.

 

Adlibris, 64 p., 13,50 euros

La commedia des ratés d’Olivier Berlion

02.11
2011

 

cop. Dargaud

Lors d’une visite à ses parents à Vitry-sur-Seine, Antonio Polsinelli rend un curieux service à un ami d’enfance, Dario, qui l’attendait sur le chemin du retour, en écrivant pour lui une lettre à une mystérieuse femme. Le lendemain, ce dernier est retrouvé assassiné, et Antonio apprend qu’il hérite d’une vigne en Italie, à proximité du village d’où viennent ses parents et ceux de Dario. Victime à son tour d’une tentative de meurtre, il décide de se rendre sur place afin de comprendre pourquoi ce vin médiocre attire tant de convoitise…

 

Premier volet d’une adaptation du fameux roman de Tonino Benacquista, cette histoire, laissée en suspens, donne une représentation tout à fait juste des paysages et des caractères des personnages. Elle est particulièrement fidèle à l’intrigue originale, même si, fatalement, elle va à l’essentiel, coupant de savoureuses réflexions. C’est pourquoi, pour ma part, je préfère, et de loin, la lecture du roman à son adaptation en planches de couleurs.

 

Apprécié

La commedia des ratés. Première partie / Olivier Berlion ; d’après un roman de Tonino Benacquista. – Dargaud, 2011. – 76 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 32 cm. - EAN 9782205067194: 14,95 €.

Betty d’Arnaldur Indridason

30.10
2011

cop. Métailié

Betty… C’est à cause d’elle que tout a commencé, et que le narrateur se retrouve en détention provisoire, accusé de meurtre, semble-t-il… Et pourtant, il reste toujours aussi subjugué par l’épouse de l’armateur milliardaire qui l’avait embauché comme juriste… S’il avait refusé, rien ne serait arrivé de tout cela… Mais il n’avait rien vu venir, ou peut-être, amoureux, n’avait-il rien voulu voir venir….

Ecrit avant la série du commissaire Erlendur qui fit connaître Arnaldur Indridason dans le monde entier, ce roman noir dévoile au premier abord une intrigue assez classique, dont on devine sans peine ce qu’il va advenir du narrateur suspecté de meurtre. Et puis, passées les cent premières pages, un changement brutal de point de vue fait reconsidérer toute la situation, rendant plus complexe la psychologie des protagonistes, sans pour autant en modifier l’issue… Et c’est en cela qu’il s’agit d’un bon polar, mettant à mal certains préjugés… mais chut, je ne peux en dire davantage, sous peine de vous ôter le plaisir de découvrir par vous-même de quoi finalement il retourne…


Du même auteur, tous les autres romans critiqués dans Carnets de SeL :

La Cité des jarres * (2005)

La Femme en vert ** (2006)

La Voix ** (2007)

L’Homme du lac *** (2008)

Hiver arctique ** (2009)

Hypothermie ** (2010)

La rivière noire ** (2011)

Beaucoup aimé

INDRIDASON, Arnaldur. – Betty / trad. de l’islandais par Patrick Guelpa. – Métailié, 2011. – 205 p.. – (Métailié noir). – ISBN 978-2-86424-845-3 : 18 €.
Service de presse

 

 

 

Ce que j’appelle oubli ** de Laurent Mauvignier (2011)

18.09
2011

cop. Minuit

Quand on n’a que vingt-cinq ans, on est peut-être déjà assez vieux pour mourir. Mais mourir assassiné parce qu’on n’a ni toit ni revenus, et qu’on a juste bu quelques gorgées de bière dans une canette bon marché qu’on n’avait pas les moyens de payer, au supermarché, c’est encore moins normal. Et c’est pourtant ce qui arrive véritablement à Michaël Blaise, tué par quatre vigiles au supermarché Carrefour du centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, en décembre 2009.

« (…) la surprise du sang sur ses doigts, il se répète, ils vont me casser la gueule et pourquoi ça tombe sur lui il ne sait pas, il a eu peur de ça depuis toujours et maintenant que c’est face à lui il n’a presque plus peur, seulement il ne comprend pas et ne peut pas imaginer comment les pompiers enlèveront son corps tout à l’heure, et comment, sur le ciment, on nettoiera le sang à l’eau de Javel et à la brosse, et puis le rire de celui qui a du gel sur les cheveux, ses dents qui se chevauchent (…) » (p. 22)

Une seule phrase longue de soixante pages, comme scandée d’un seul souffle, le dernier, pour décrire plus que l’innommable, l’inhumanité : c’est ainsi que Laurent Mauvignier choisit d’exprimer son indignation face à l’extrême violence de ce fait divers, qu’il tire de l’oubli.

Car celui qui ne pourra pas oublier, c’est le frère de la victime, en l’occurrence le narrateur. C’est en quelque sorte pour lui aussi que Laurent Mauvignier écrit cette histoire, pour celui qui reste, pour celui à qui cet homme va manquer, pour celui qui savait son frère vulnérable, sans logis, et qui surtout le connaissait en tant qu’être humain, avec ses espoirs et  ses peines. Pas comme les vigiles qui lui ont dénié sa qualité d’être humain, d’individu, pour ne plus voir en lui qu’un bouc-émissaire de tous ceux que les temples de la consommation leur demandent de surveiller et d’appréhender, un gars de leur âge, inoffensif, qui prendra pour tous les autres… peut-être parce qu’ils ont failli se retrouver à sa place, s’ils n’avaient pas obtenu ce travail, peut-être pour tout ce qu’il représente… Le narrateur imagine tout, le hasard qui a mené son frère jusqu’au rayon des bières, sa docilité quand il se fait surprendre, sa stupeur quand il s’aperçoit du lieu où ils l’emmènent – la réserve-, l’incompréhension, la douleur sous les coups… Meurtre avec préméditation ? Qu’est-ce qui peut bien conduire ces quatre jeunes hommes à vouloir la mort d’un inconnu ? Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Que la vie de cet homme démuni vaut moins à leurs yeux qu’une canette volée ? Qu’on ne pourra leur en vouloir de l’avoir éliminé, puisqu’il ne sert à rien, puisqu’il n’est qu’un déchet de la société dont ils peuvent se débarrasser ? Chaque jour, dans la rue, dans le métro, des hommes, des femmes, des enfants mendient dans l’indifférence générale. Chaque soir des passants enjambent, pour aller se divertir au théâtre, un homme assoupi sous ses cartons, qui peut-être demain sera mort de froid. Nul besoin d’assassiner un homme dans la misère pour comprendre que c’est tous les jours que l’exclusion sociale fait peser la vie d’un homme moins chère. Elle se fait en silence, comme les coups qui ont plu sur cet homme, mais pas sans témoins. C’est à nous qui passons chaque jour devant eux, c’est à Laurent Mauvignier de crier, de se révolter. Nul besoin d’aller courir au Burkina Faso se donner bonne conscience quand au coin de la rue, un homme meurt de faim et de froid, pour qui personne ne fait rien…

Un puissant cri de colère, un texte coup de poing, à lire absolument.

Son site personnel : http://www.laurent-mauvignier.net/bibliographie/ce-que-j-appelle-oubli.html

Ce que j’appelle oubli / Laurent Mauvignier. – [Paris] : les Éd. de Minuit, 2011. – 61 p. ; 19 cm. –  EAN 9782707321534 : 7 €.

 


Roberto Zucco * de Bernard-Marie Koltès (1988)

13.02
2011

Copyright éditions de Minuit

Les prisonniers n’ont jamais compris que pour s’évader, il fallait passer par le toit et non essayer de franchir les murs, songe Roberto Succo, arrêté pour le meurtre de son père, et tuant sa mère à son évasion. Sur son chemin, il viole aussi une « gamine » qui n’aura de cesse de le retrouver, éprise de cet « agent secret » l’ayant arraché à sa famille, recherché pour le meurtre d’un inspecteur de police. Et de trois. Quelle sera la prochaine victime de ce tueur en série ?…

Cette pièce, parce qu’inspirée de faits réels, fit scandale à l’époque. En effet Roberto Zucco fut bel et bien un tueur en série qui terrorisa la Savoir en 1987 et 1988. Ce fut aussi le dernier texte de Koltès avant sa mort. Rien de tel pour élever cette pièce en symbole, où l’on ne peut ni se positionner en juge ni en victime.

Les relations entre les différents personnages, de la bourgeoise frustrée à la patronne d’un bordel, du frère avec sa soeur au tueur avec sa mère, se révèlent toutes d’une violence et d’un égoïsme rares. Seul Roberto Zucco reste impassible, incapable semble-t-il du moindre sentiment. Qui est-il ? Qui sont tous ces gens qu’il croise, que veulent-ils ? Pour cet assassin, tout semble relever du « nonsense », de même qu’il ne semble pas « être au monde » mais en dehors des rapports humains habituels. Transparent, il aimerait être transparent, pour glisser inaperçu dans la vie, mais il semble animé par le Mal, et agit par impulsion, en conséquence. En mettant en scène la mort et le meurtre, c’est-à-dire l’absence de valeur accordée à la vie, Bernard-Marie Koltès n’est pas loin ici des aphorismes de Cioran ni du théâtre de l’absurde.

Tabataba, la pièce qui suit, est un huis clos entre un frère et une soeur qui lui reproche de ne pas se faire beau et de sortir flirter avec sa bande de copains, au lieu de lui faire honte et d’astiquer sa moto. Koltès dénonce-t-il par ce biais une discrimination sexuelle dans laquelle se conforte la grande soeur, ne vivant que par le biais de son petit frère, n’ayant pour tout honneur que la belle figure et les beaux habits repassés de ce dernier ?

Coco, enfin, encore un huis clos, oppose la célèbre Coco Chanel, mourante, à sa domestique, Consuelo, la bouche peinturlurée de rouge à lèvres. Le rapport s’inverse : la dominée répond vertement à la classe dominante et lui dit ses quatre vérités, pour finalement s’entendre dire qu’elle a bien raison de toujours s’habiller de la même couleur…

Dans le théâtre de Bernard-Marie Koltès, les relations entre les personnages sont plus que tendues : elles engagent un conflit. Car pour pouvoir être, il faut soit être-pour-autrui, soit pouvoir s’arracher à autrui. D’où l’existence simultanée d’un conflit entre fils et parent, entre coupable et loi, entre frère et soeur, entre maîtresse et domestique, et d’un conflit intérieur… ou de sa fin.

Le balèze : « A quoi tu réfléchis, petit ?

Zucco : Je songe à l’immortalité du crabe, de la limace et du hanneton.

Le balèze : Tu sais, je n’aime pas me battre, moi. Mais tu m’as tellement cherché, petit, que l’on ne peut pas encaisser sans rien dire. Pourquoi as-tu tellement cherché la bagarre ? On dirait que tu veux mourir.

Zucco : Je ne veux pas mourir. Je vais mourir. » (p. 49)


Objet singulier à lire.


Roberto Zucco ; (suivi de) Tabataba / Bernard-Marie Koltès. – Paris : Éd. de Minuit, 1990. – 125 p. ; 18 cm. - ISBN 2-7073-1297-5 (br.) : 49 F.

La rivière noire ** d’Arnaldur Indridason (2011)

30.01
2011

Un samedi soir, dans un bar, un jeune homme choisit une jeune femme seule pour l’aborder, lui faire boire un ou deux verres dans lesquels il a versé des cachets de Rohypnol, plus connus sous le nom de drogue du violeur. Seulement, le lendemain matin, ce jeune homme prénommé Runolfur est retrouvé égorgé, gisant dans son sang, dans son appartement, et la jeune fille a disparu, ayant oublié sous le lit un châle dégageant une forte odeur de cuisine indienne…

Dès l’incipit, le lecteur est induit en erreur : la victime du meurtre auquel les premières pages l’avaient préparé n’est pas celle qu’il attendait. L’inspectrice Elinborg va donc enquêter sur la vie de ce jeune homme apparemment sans histoire, qui apparaît très rapidement davantage comme un criminel que comme une victime. Car les véritables victimes, ce sont ces femmes violées qui n’osent parler, détruites, et qui s’exaspèrent d’une justice mal faite.

Quand on lit un polar d’Arnaldur Indridason, il est difficile de le lâcher : cet auteur islandais sait toujours savamment mêler des considérations relevant du cercle privé – ici les relations tendues entre l’inspectrice et son fils adolescent, la lecture de son blog, les raisons de sa passion pour la cuisine – et celles évoquant des problèmes de société – ici la honte du viol, l’absence de vie privée dans les villages où tout se sait, et où on se tait. Un bon roman policier, mais on lui préfère tout de même deux de ses autres polars, La Femme en vert (2006) et L’Homme du lac (2008).

Du même auteur :

La Cité des jarres * (2005)

La Femme en vert ** (2006)

La Voix ** (2007)

L’Homme du lac *** (2008)

Hiver arctique ** (2009)

Hypothermie ** (2010)

INDRIDASON, Arnaldur. – La rivière noire / trad. de l’islandais par Eric Boury. – Métailié, 2011. – 299 p.. – (Métailié noir). – ISBN 978-2-86424-758-6 : 19 €.
Service de presse
Sortie : le 3 février