Ubik ** de Philip K. Dick (1969)

10.09
2005

Philip K. Dick : un nom désormais familier, ne serait-ce que par toutes les adaptations de ses oeuvres au cinéma (Blade Runner, Total Recall, The Minority Report, Paycheck). Pourquoi ? Après Le maître du haut château (1962), Ubik est le second roman que je lis de cet auteur. A lire sur la 4e de couverture la critique de Stan Barets, j’aurais d’ailleurs dû le découvrir bien avant :

« Tous les thèmes de la S.F. semblent s’être donné rendez-vous, dans « Ubik », pour y être tournés, déformés, dévoilant ces questions ultimes : la télépathie, le voyage temporel ou la mort. Le foisonnement de l’imagination, la richesse et la complexité de l’intrigue sont un défi au résumé cohérent du monde où évolue Joe Chip, monde dans lequel on saute de 1992 à 1939, où les morts vivent en état d’animation suspendue, rêvant leurs pseudo-vies dans un univers onirique. Entre l’univers où le temps se dégrade et le monde instable des morts, « Ubik » est le piège final des réalités, qui marque une étape définitive dans l’oeuvre de Dick. »

Je l’ai donc ouvert. J’ai d’abord dû m’adapter à cette vision noire du futur que nous propose Philip K. Dick, un futur que personne ne nous souhaiterait, des appartements où l’on paie tout, jusqu’à l’ouverture de la porte de son appartement, une économie ultra libérale, et une tenue vestimentaire des plus kitsch… A cela et à un texte presque dépourvu de style et presque entièrement nourri de dialogues, comme dans beaucoup de récits de SF, ce qui, couplé aux effets spéciaux que ces derniers réclament, en font de magnifiques scénarii en puissance. Et puis, et puis j’ai été bluffée : le récit m’a gagnée, l’auteur s’est joué de moi comme il se doit. Tant et si bien que je me suis sentie obligée, à tête reposée, de disséquer l’intrigue, d’en dégager les composantes pour mieux apprécier encore ses ingénieuses trouvailles :

Départ :

1) Un PDG cherche conseil auprès de sa femme semi-morte dont un inconnu ursurpe l’identité de temps à autre.

2) Son agence regroupe des gens aux contre-pouvoirs susceptibles d’enrayer les facultés paranormales de salariés.

Elément déclencheur :

1) Arrivée de Pat Conley, jeune femme fascinante, au pouvoir suspect et dangereux, permettant d’effectuer des décrochements temporels.

2) Mission sur la Lune au cours de laquelle le PDG est tué par une explosion, mais pas le groupe.

Elément à résoudre : Le monde régresse jusqu’en 1939, avec des signaux du défunt.

Je vous laisse découvrir le dénouement…

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