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Wonder Woman : Terre-Un de Grant Morrison et Yanick Paquette

06.12
2017
cop. Urban Comics

cop. Urban Comics

 

Devenues jadis les esclaves du demi-dieu Hercule, les Amazones se sont jurées après s’être révoltées et libérées de s’éloigner à jamais du « monde des hommes », un monde engendrant le chaos et la guerre. Plusieurs millénaires plus tard, la princesse Diana, dont les origines sont auréolées de mystère, sauve un pilote écrasé sur l’île, Steve Trevor. Incapable alors de le guérir par ses propres moyens, elle le ramène pour le faire soigner par les siens aux États-Unis…

Dans ma jeunesse, j’ai lu beaucoup de comics mais pas ceux sur Wonderwoman. En revanche, j’ai beaucoup apprécié en son temps la série télévisée. Par conséquent, le long-métrage sorti en salle cette année m’a beaucoup surprise, et cette bande dessinée en est l’adaptation  à la fois plus licencieuse et plus fidèle aux scenarii originaux : en est témoin la première de couverture qui fait de cette super-héroïne une majorette adepte du bondage, apte à attirer le lectorat essentiellement masculin de l’époque. Si bien que la forme donnée à Wonder Woman, insistant sur sa plastique et son costume, édulcore un peu le propos féministe : elle fait l’étalage de ses super – gadgets hérités des Dieux et de sa force d’Hercule, son père (et non de Zeus comme dans les versions précédentes), mais pas suffisamment de son intelligence. En revanche est soulignée l’homosexualité des habitantes de l’île et minimalisé le pouvoir de séduction des hommes. En fait, Wonderwoman est à la fois « bonne » et puissante, douce avec ses pairs et dure envers les hommes, de quoi finalement faire rêver les jeunes filles, alors… pourquoi pas ?

Spider-Man ** : Pouvoirs et responsabilités (2000)

12.09
2005

Un adolescent, intello souffre-douleur au lycée, se retrouve, piqué par une araignée, doué de super-pouvoirs. Mais comment compte-t-il les utiliser ?

C’est sûr, ce n’est pas dans les habitudes de ce blog de présenter ce genre de lecture, mais sachez qu’il y a toujours en moi l’enfant qui lisait, lors des repas familiaux, les classiques de la BD mais aussi les comics de son oncle, et Spiderman ne me semble pas en avoir fait partie ! Alors, cédant à la tentation, j’ai emprunté ce comic pour voir quelle histoire avait généré les films à grand spectacle que l’on connaît.

Premier point : ceci est une édition revue, corrigée et actualisée de l’originale datant de 1962. Les traits des personnages me paraissent très anguleux, leur dessinant un visage plus dur me semble-t-il qu’il ne devrait, en particulier pour la tante et le héros. A part cela, le Comic n’a ainsi pas pris une ride et peut continuer à faire fantasmer jeunes et moins jeunes.

Second point : le scenario me paraît meilleur que celui du film, et le scenario original précédant le comic, écrit par Bill Jemas, encore plus intéressant ! POURQUOI ?

D’abord parce qu’il me semble mieux articuler le Peter voulant prendre sa revanche au lycée en tant que nouvelle coqueluche grâce à ses pouvoirs et le Peter redevenant discret pour mettre ses pouvoirs au service de la justice, c’est-à-dire son passage de la préoccupation de son seul intérêt particulier et celle de l’intérêt général, d’où le sous-titre : Pouvoirs et responsabilités.  Et puis, son idylle avec Mary Jane n’est pas tout à fait la même…

Ensuite le scenario original me paraît plus intéressant car d’une part il insiste davantage sur les affres de Peter au lycée, se faisant racketter, bousculer, incompris même de son directeur et de ses professeurs ; d’autre part, en face de lui, il va retrouver des adolescents sur lesquels on a fait subir des expériences dans l’espoir qu’ils atteignent le même niveau de performance que Parker, mais qui vont développer une agressivité trop grande. Alors qu’on n’explique pas dans le comic d’où viennent les pouvoirs des mafieux, surgis d’on ne sait où, on explique « sientifiquement » l’émergence des autres, à la fois victimes et agresseurs, adolescents comme lui pourvus de pouvoirs spéciaux.

Troisième point : Bref, j’ai pris du plaisir à lire ce comic, surtout dans sa seconde partie, qui se démarque sensiblement du film. Il me semble qu’il cristallise toutes les frustrations endurées par un adolescent introverti, et, en une sorte de catharsis, tous ses fantasmes.

Un comic-culte !

Marvel Deluxe, 2000. – ill. en coul.. – ISBN : 978-2-84538-950-7 : 25 €.


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X-men : intégrale 1965 * par Lee, Kirby, Roth (1965)

08.09
2005
Que l’on aime ou pas, tout le monde connaît les X-men, surtout leur adaptation au cinéma par Bryan Singer.

Ayant quant à moi apprécié la trilogie, j’étais curieuse de connaître le scénario original : ce tome est composé des comics originaux très courts à suites datant de 1965, soit 2 ans après le début de X-men (les deux premiers tomes étaient indisponibles).
C’est en fait le tout début : le professeur Xavier s’est entouré d’abord de Cyclope puis d’Angel (qui a un tout petit rôle dans la trilogie puisqu’il n’apparaît que furtivement dans le troisième volet), avant de connaître les autres mutants, Jean, Bobby l’iceberg et le fauve, tous sortant tout juste de l’adolescence. Cyclope et Jean ne forment pas encore un couple. Chaque histoire se résume à une lutte entre le Bien et le Mal, entre les X-men et les méchants humains, mutants, robots ou extra-terrestres. Rien de bien palpitant. Mais ce sont les discriminations dont font l’objet les mutants qui sont intéressantes, et la réaction de chaque individu face à ce pouvoir inquiétant. Pourquoi pas à l’occasion en lire un autre.

ISBN 978-2-80940-100-4 : 21 €.

X-men l’intégrale 1965 * de Lee, Kirby, Roth (1965)

07.09
2005

Que l’on aime ou pas, tout le monde connaît les X-men, surtout depuis que Bryan Singer a adapté les deux premiers volets de la trilogie, prenant le relais pour le dernier.
Ayant quant à moi apprécié la trilogie, j’étais curieuse de connaître le scénario original : ce tome est composé des comics originaux très courts à suites datant de 1965, soit 2 ans après le début de X-men (les deux premiers tomes étaient indisponibles). C’est en fait le tout début : le professeur Xavier s’est entouré d’abord de Cyclope puis d’Angel (qui a un tout petit rôle dans la trilogie puisqu’il n’apparaît que furtivement dans le troisième volet), avant de connaître les autres mutants, Jean, Bobby l’iceberg et le fauve, tous sortant tout juste de l’adolescence. Cyclope et Jean ne forment pas encore un couple. Chaque histoire se résume à une lutte entre le Bien et le Mal, entre les X-men et les méchants humains, mutants, robots ou extra-terrestres. Rien de bien palpitant. Mais ce sont les discriminations dont font l’objet les mutants qui sont intéressantes, et la réaction de chaque individu face à ce pouvoir inquiétant. Pourquoi pas à l’occasion en lire un autre.

ISBN 978-2-80940-100-4 : 21 €.
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