Mots-clefs ‘SF’

Le monde des A d’A.E. Van Vogt

29.09
2018
cop. J'ai lu

cop. J’ai lu

 

XXVIe siècle. Difficile de se faire une identité dans l’Empire, surtout quand on est amnésique. Car en prenant part aux jeux de la machine, qui permettent aux gagnants de rejoindre la carte des nantis sur Vénus, Gilbert Gosseyn découvre qu’il n’est pas l’homme qu’il a cru être. Ses souvenirs ne sont pas les siens, sa femme qu’il croyait décédée est bien vivante, et n’a jamais été sienne, et surtout elle n’est autre que la fille de l’empereur. Il suscite l’intérêt de quelques hommes de pouvoir, et de toute la galaxie, quand il ressuscite dans un second corps sur Vénus…

 

Pour s’immerger dans le récit de base d’un homme qui cherche à savoir qui il est et en quoi il peut être important à la galaxie (pas moins !), il faut s’affranchir du verbiage intellectualisant de la philosophie non-aristotélicienne. Il existe une suite. Pourquoi pas…

Et pourtant, l’un des romans qui m’a le plus marquée, un été entre deux années de collège, c’est A la poursuite des Slans de AE Van Vogt, tellement marquée que je m’en souviens encore, soit à force de le relire encore et encore, soit par sa puissance évocatrice. Aussi, renouant avec ce souvenir vieux de quelques décennies, j’ai fait l’acquisition de ce roman à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne.

 

VAN VOGT, A.E.. Le Monde des A / trad. de l’américain par Boris Vian. J’ai lu. 308 p.

Première publication en 1948

Acheté à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne

Une étoile m’a dit de Frédric Brown

22.09
2018
cop. Denoël

cop. Denoël

Me souvenant de l’humour de Martiens go home !  du même auteur, je me suis décidée pour ce recueil en flânant dans cette librairie.

Composé de huit nouvelles absurdes, ce recueil datant de 1954 traite

- de la folie d’un Robinson Crusoë échoué sur une planète dans Quelque chose de vert,

- de la folie des grandeurs d’un chef d’entreprise visionnaire qui exploite les étoiles pour son intérêt commercial dans Anarchie dans le ciel,

- d’une possible exploitation de l’hypnose dans Tu n’as point tué,

- d’une divagation d’écrivain sur sa feuille blanche dans Les Myeups,

- d’une histoire pas si épouvantable imaginée à partir du pitch « Le dernier homme sur Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte… »

- d’une autre possible exploitation de l’hypnose dans Cauchemar

- d’une souris à qui les extra-terrestres donnent l’intelligence de l’humain dans Mitkey,

- d’un homme qui se prend pour Napoléon car il l’a été, et qui se retrouve à enquêter dans un hôpital psychiatrique dans Tu seras fou.

Il y a de l’idée, il y a de l’idée…. Et, finalement, plus de soixante ans après, c’est encore de la SF…

 

BROWN, Frédric. Une étoile m’a dit. Denoël, 1954.

Acheté à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne

Revoir Paris : tome 2 de Schuiten et Peeters

25.01
2017

9782203097261Arrivée sur Terre, abandonnant ses congénères âgés, Kârinh taille sa route seule, pour rejoindre Paris. Soupçonnée d’être envoyée en mission cachée par l’Arche, Kârinh finit par être sauvée par Mathias Binger, qui lui ouvre les portes du vieux Paris, musée pour touristes fortunés protégé par un dôme de verre. Kârinh retrouve alors son père…

Ce deuxième et dernier tome de Revoir Paris pêche un peu au niveau du scénario, bien faible par rapport à ce à quoi Benoit Peeters nous avait habitués. On suit les désillusions de Kârinh et la curiosité amoureuse de Mathias, sans creuser ces deus ex machina de dissidents dans la sphère. Mais, heureusement, les dessins réalistes de François Schuiten restent éblouissants. Je ne bouderai pas le plaisir que j’ai tout de même eu à lire ces deux tomes, mais je reste sur ma faim, une fin ouverte d’ailleurs.

SCHUITEN, François, PEETERS, Benoit. – Revoir Paris : tome 2. – Casterman, 2016. – 63 p. : ill. et couv. en coul. ; 32 cm. – (Univers d’auteurs). – EAN13 978-2-203-09726-1 : 17 €.

L’incal de Jodorowsky & Moebius

30.12
2016
cop. Les Humanoïdes associés

cop. Les Humanoïdes associés

Dans le futur, John Difool se voit confier d’un Berg mourant une petite pyramide, l’Incal lumière, qui s’avère posséder des propriétés extraordinaires. Il est bientôt pourchassé par le Méta-baron, que l’on fait chanter, et par les chefs de différentes corporations de la galaxie…

Devenu un classique, publié de 1980 à 1988 sous le titre Une Aventure de John Difool, l’Incal a visiblement bien inspiré le Cinquième élément de Luc Besson, même si Moebius et les Humanoïdes associés ont perdu le procès contre le cinéaste. Difficile de se faire une idée juste de son originalité lorsque sa lecture arrive après tous les scenarii et dessins qui s’en sont nourri. Du coup, et d’autant plus que je connais la série ultérieure des Technopères, plus rien ne m’a vraiment surprise, ni les dessins, ni le scénario, qui paraissent un peu « old school » désormais.

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Les éléphants d’Hannibal de Robert Silverberg

24.04
2016
cop. Folio SF

cop. Folio SF

Un recueil de huit nouvelles de Robert Silverberg autour d’une même thématique : les invasions extraterrestres. Quelle forme auraient-ils ? Quelles seraient leurs intentions ? Quelles seraient nos relations ?
Dans Les éléphants d’Hannibal, les ET établissent leur quartier général dans Central Park, ce qui ne lasse pas d’attirer quelques curieux imprudents…
Dans Martel en tête, un ET s’est malencontreusement retrouvé à bord d’un vaisseau, et cherche désespérément à communiquer avec les humains pour pouvoir repartir sur sa planète.
Hardware propose une forme de « vie » informatique qui connait le moyen de faire sauter les planètes.
Échanges touristiques commence par un long prologue, dans lequel l’auteur raconte sa genèse et le dialogue avec son éditeur, avant d’aborder le thème du désir sexuel entre humain et extraterrestre, tout comme dans La Route de Spectre City.
Longue nuit de veille au temple remet en question la « Bible » d’une religion supposant le retour de trois sauveurs extraterrestres. 
Passagers dérange par l’impuissance d’hôtes humains comme possédés par la volonté d’extraterrestres qui disposent de leur corps et de leur esprit quand bon leur semble, et comme bon leur semble.
Le recueil s’achève sur une nouvelle écrite par Henry James, assistant à l’invasion martienne avec H.G. Wells.
Un vrai régal, avec quelques pépites vraiment originales, comme Martel en têteLa Route de Spectre City, Longue nuit de veille au temple et Passagers.

Transperceneige de Lob/Rochette/Legrand

07.10
2015
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Au moment du cataclysme plongeant la planète dans un froid polaire, des centaines d’humains ont réussi à monter à bord d’un train qui, depuis, roule à travers la neige sans jamais s’arrêter. Trois classes divisent ses 1001 wagons, sans jamais se mêler. Un jour, Proloff, prêt à tout pour s’évader de l’enfer qu’est devenu la troisième classe, parvient avec Adeline de la seconde classe, qui prend son parti, à rencontrer le chef tout-puissant dans les wagons dorés…

 Un futur hyper dark… mais terriblement plausible ! L’espoir fait vivre… et quand il ne reste plus d’espoir ? Un univers captivant, servi par un trait noir et blanc glaçant, qui a fait de cette trilogie un classique de la SF en BD, récemment adaptée au cinéma.

Lob/Rochette/Legrand

Transperceneige

Casterman (2014)

250 p. + annexes : ill. n.b.

EAN 13 9782203088054 : 25 €

Eternum : le sarcophage de Jaouen et Bec

17.06
2015

cop. Casterman

Lune minière Aldeman, en 2297. Des mineurs découvrent un sarcophage. L’expédition scientifique qui vient récupérer celui-ci découvre un véritable carnage dans la base. Le rescapé se suicide après qu’on l’ait empêché de s’en prendre à une scientifique. Quand ils parviennent enfin à découper le sarcophage, ils découvrent à l’intérieur la perfection faite femme.

Casterman nous avait habitués à mieux : c’est tellement « classique » et sans surprise que la lecture de ce premier tome ne présente que peu d’intérêt.