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Philosophie magazine

06.06
2013

Parce que la lecture, c’est aussi lire la presse.

philomag68Dans le numéro d’avril 2013 était publié un dossier intitulé « Votre travail a-t-il un sens ?« .  Ce sont bien des raisons d’un « burn-out » dont il s’agit ici :

  • ainsi, pour Pascal Chabot, « les êtres humains peuvent supporter des tâches très pénibles. Mais ils ont un besoin vital de reconnaissance, car c’est elle qui transforme la souffrance en plaisir, qui donne du sens à la difficulté. »
  • pour Richard Sennett, « la loi Aubry était ridicule. Il aurait fallu aller vers une semaine de vingt heures » afin de mieux partager le travail entre les individus, quitte à assurer un complément de salaire au lieu de verser des allocations chômage.
  • un bon travail, c’est semble-t-il avoir le sentiment du bel ouvrage, par rapport à ce que l’on fait, et par rapport aux relations entretenues avec autrui. Le bon travail exige de se transformer soi-même, de se dépasser, pour acquérir de nouvelles compétences. On travaille toujours pour et avec les autres. Personne ne peut échapper à cette lutte pour la reconnaissance parce qu’il y va pour chacun de sa propre identité. Mais ce qui importe pour chacun, c’est qu’on évalue non pas sa personne, mais sa contribution, sur son utilité, sa qualité, son originalité ou sa conformité aux règles du métier.

 

 Cette année s’ouvre la première édition de la fête de la philo : toutes les infos et la programmation ici.

 

cop. Philosophie magazine

Philosophie magazine

Un magazine de vulgarisation philosophique pour appréhender d’un point de vue philosophique l’actualité du monde contemporain, et découvrir la pensée des grands philosophes.

Avant sa création en mars 2006, il n’existait aucun magazine de philosophie en France. Fort de son succès, ce bimestriel indépendant, édité par la société Philo Editions, est dès son sixième numéro devenu un mensuel.

Philosophie magazine ne se réclame d’aucune chapelle d’idées, ni d’aucun courant politique.

Ce mensuel est disponible en kiosque (5 euros) et sur abonnement (24 euros pour 5 numéros (découverte 6 mois) – 47 euros pour 10 numéros par an).

Vous pouvez retrouver des interviews et articles complétant le magazine papier sur http://www.philomag.com/.

 

Revue de presse

Même si je lis régulièrement Philosophie magazine, je prends rarement le temps de vous faire partager sa lecture. En tout cas, la mise à jour de la revue de presse ci-dessous, quand elle existe, se fera toujours un jeudi :

- 50e numéro de la revue : au dossier relativement superficiel Je suis ce que je mange on préférera la rubrique « Le grand auteur » consacrée ce mois-ci à Cioran (juin 2011).

Bloc-notes * de François Mauriac (1952-1964)

26.11
2010

« Lundi 24 février 1958

Au triste réveil, devant le journal, cette coupe d’amertume de chaque matin, cette ration quotidienne de honte, je me dis qu’en vérité lorsque j’écris le nom de De Gaulle, ce n’est pas dans l’idée qu’il sauverait tout, à coup sûr. Mais il nous rendrait l’honneur. » (Tome II, p. 37)

Cette ration quotidienne de la honte, François Mauriac va longuement l’évoquer en sa qualité de collaborateur à L’Express, car ses bloc-notes commencent par trois années sinistres, au cours desquelles cet homme pourtant ouvertement de droite, grand admirateur de De Gaulle, n’a de cesse de critiquer la poursuite en politique d’intérêts aveugles pour un mythe de l’Algérie française, sans véritable force d’opposition. Ce chrétien loue la démarche de La Croix à propos de la guerre d’Algérie, tandis qu’il avoue son incompréhension face aux positions de Camus et de Vercors. Lui-même hostile à la peine de mort, il ne comprend pas qu’on puisse évoquer son éradication par une loi, alors qu’en pleine guerre d’Algérie, elle continue d’être appliquée à tout va, sans jugement. De même, il s’étonne de la saisie de La Question d’Henri Alleg, d’abord parce qu’elle survient trop tard, des milliers d’exemplaires ayant déjà été vendus et lus, ensuite parce qu’elle condamne ouvertement toute liberté d’expression sur le sujet, ce qui est bien plus grave. Il retient cette phrase de Benjamin Constant, dans ses Principes de politique :

« Il existe dans tous les pays, et surtout dans les grands Etats modernes, une force qui n’est pas un pouvoir constitutionnel, mais qui en est un terrible par le fait, c’est la force armée. » .

Les chroniques politiques de ce membre éminent de l’Académie française se doublent évidemment de chroniques culturelles, qui nous permettent de saisir sur le vif ses impressions de l’époque – par exemple le théâtre de Claudel, ou de partager ses souvenirs de lecture : on apprendra qu’être un homme de droite ne l’empêche ni d’admirer Tolstoï ou le Dr Jivago de Boris Pasternak, ni d’être bouleversé par L’Enfer qui avait fait connaître Henri Barbusse, écrivain communiste du Feu. Le suicide de Virginia Woolf, qu’il évoque à plusieurs reprises, semble aussi tourmenter ce lecteur très croyant, de même qu’il regrette, dans Mémoires d’une jeune fille rangée, que Simone de Beauvoir ait pu perdre la foi alors qu’une autre Simone (Weil) y fut convertie. Il préfère l’histoire de deux prêtres à celle de Zazie dans le métro qu’il trouve idiote. Mais il est touché par sa rencontre avec Henri Miller, le censuré.

Dans son article daté du dimanche 18 septembre 1960, François Mauriac hésite à quitter L’Express, dont l’esprit, qui s’était forgé autour de la personnalité de Pierre Mendès France, a changé, regrette-t-il, un peu plus « Nouvelle Vague ». Il rumine encore la critique de son cher De Gaulle dans le dernier éditorial, et fait celle de ses confrères journalistes, nous donnant l’occasion de percevoir la nature, selon lui, de l’engagement politique d’un écrivain :

« (…) à quoi bon pour un écrivain de toucher à la politique s’il n’y apportait pas plus de réflexion que les hommes du métier trop souvent condamnés à écrire vite, qui ne visent qu’à utiliser l’événement, à frapper fort plus qu’à frapper juste. » (p. 469)

De fait, les articles réunis dans ces Bloc-notes, brillamment écrits, font tous état d’une pensée longuement pesée, gaulliste avant tout. Si l’on en approuve pas forcément la teneur, du moins peut-on y reconnaître tout l’intérêt qu’il peut y avoir de bénéficier dans les colonnes d’un journal de la réflexion politique et culturelle d’un écrivain. Aussi faut-il également lire, en contre-point, les chroniques de son contemporain, non moins célèbre, Albert Camus.

Bloc-notes [Texte imprimé] / François Mauriac ; avant-propos de Jean Lacouture ; présentation et notes de Jean Touzot. – Nouv. éd.. – Paris : Éd. du Seuil, 1993 (45-Manchecourt : Impr. Maury). – 5 vol. (583, 545, 595, 589, 415 p.) : couv. ill. ; 18 cm. – (Points : essais ; 269-273).
Comprend : T. I, 1952-1957 ; T. II, 1958-1960 ; T. III, 1961-1964 ; T. IV, 1965-1967 ; T. V, 1968-1970
Index
ISBN 2-02-021002-9 (éd. complète). – ISBN 2-02-012814-4 (vol. 1). – ISBN 2-02-012815-2 (vol. 2). – ISBN 2-02-012816-0 (vol. 3). – ISBN 2-02-012817-9 (vol. 4). – ISBN 2-02-012818-7 (vol. 5) (br.) : 54 F (le vol.).
Empruntés à la médiathèque.

« Le Canard enchaîné » : 50 ans de dessins * (2009)

12.11
2010
« Que dit « le volatile » cette semaine ? »
est peut-être la réplique la plus connue évoquant le Canard enchaîné.
Mais il ne dit pas tout.
Il met en scène aussi.
Il montre, il dénonce, il se moque, il croque, en un raccourci comique, un personnage qui fait l’actualité politique. Pour en sourire, il faut déjà bien connaître, souvent, les éléments suggérés ou désignés sous la forme de symboles.

Voici réunis dans cet énorme livre rouge vif quelques 2 200 dessins de presse sur les 75 000 qui ont illustré les 2 600 exemplaires du Canard publiés entre 1958 et 2008.
Cette sélection est présentée par ordre chronologique, par mandat présidentiel durant la Ve République, et jalonnée par les biographiques des différents dessinateurs qui ont collaboré à l’hebdomadaire satirique.

Les positions du Canard y sont claires et sans ambiguïté : un dessin ne ment pas, il ne tergiverse pas non plus. Ainsi tous les dessins fustigent Charles de Gaulle, en particulier son pouvoir personnel et son autoritarisme, comme Bonaparte devenu empereur par un coup d’état puis légitimé par un vote aux urnes. Sont décriées aussi ses périphrases hypocrites d’ »opérations de pacification » ou d’ »événements d’Algérie ». Faut-il le regretter ? Ils ne sont pas tendres non plus avec les féministes, ni avec Arlette – « J’ai essayé le Gaullisme ringard, j’ai essayé la gauche caviar… je vais essayer la dictature du prolétariat ! » – ni avec la présence de Coluche aux présidentielles de 1981.

Mes dessins préférés ? Celui qui met en scène la visite de Charles de Gaulle et sa Cour à Moscou en 1966, pour signer des accords bilatéraux, et celui qui montre l’état de la Sorbonne en mai 1968, tous deux par Roland Moisan (1907-1987), lequel gratifia également les bureaux  du Canard de superbes fresques murales.
Moisan, toujours lui, avait fait preuve en 1970 de prémonition avec son dessin « Hair-Inter », conçu après le détournement d’avions américains par des terroristes : il y campe des voyageurs se présentant complètement nus à l’embarquement dans un aéroport.

Mes dessinateurs préférés ? Moisan donc, pour ses fresques très travaillées, Guiraud pour son trait extrêmement précis, Lap pour sa simplicité, Pétillon bien sûr, Escaro, les histoires de Cardon, et l’efficacité de Cabu enfin, qui frappe les esprits et semble si proche des gens.
652 pages, c’est beaucoup, voici un beau gros livre qu’on aura davantage plaisir à feuilleter plutôt qu’à consulter d’une traite.

« Le Canard enchaîné » [Texte imprimé] : 50 ans de dessins : la Ve République en 2000 dessins, 1958-2008 / direction de l’ouvrage, Jacques Lamalle ; textes, Laurent Martin, Patrice Lestrohan ; avec la collaboration de la rédaction du « Canard enchaîné », notamment Nicolas Brimo, Erik Emptaz, Alain Guédé… [et al.] ; biographies des dessinateurs, Frédéric Pagès ; préface, Michel Gaillard. - Paris : les Arènes, impr. 2009. - 652 p. : ill., couv. ill. ; 29 cm. - Index. – ISBN 978-2-35204-098-9 (br.) : 35 €.
Indice Dewey : 320.020 7
Emprunté au C.D.I..

Le vrai Canard * par Karl Laske et Laurent Valdiguié (2008)

08.09
2010

Les journalistes Karl Laske (Libération) et Laurent Valdiguié (Journal du dimanche) livrent en novembre les dessous de l’hebdomadaire satirique français le plus connu en France, et inégalé dans le monde, le fameux Canard enchaîné. Ils reprochent entre autres au Canard d’avoir choisi de publier l’affaire Papon entre les deux tours d’élections présidentielles, dont Mitterrand sortira du coup vainqueur. Selon eux, et contrairement à ce qui a pu être dit dans l’histoire officielle de Laurent Martin, le Canard aurait préféré se taire durant les mandats de Mitterrand, afin de ne pas lui nuire. D’ailleurs, l’épouse de Nicolas Brimo n’était-elle pas l’attachée de presse du président ? Nicolas Brimo et Claude Angeli en prennent pour leur grade ici. Suivent des accusations plus graves, avec la découverte de liens entre Mitterrand et Bousquet, passés sous silence au Canard, eux aussi. Et aujourd’hui, Carla Bruni ne lit-elle pas tous les mardis soirs à son époux les informations qui paraissent dans le Journal de Carla B., en Une de l’hebdomadaire, soufflées par Pierre Charon, conseiller à l’Elysée ? Brice Hortefeux n’est-il pas un informateur régulier de la Mare aux Canards ?

Les deux journalistes regrettent en somme  que Le Canard ne soit plus le même depuis les années 70. Selon eux, le Canard battrait de l’aile du mauvais côté en perdant quelque peu de son éthique, de son indépendance, de son mordant et de son impartialité. Il ne serait plus alors un modèle de contre-propagande.

En jouant d’un effet d’annonce, l’ouvrage des deux acolytes s’ouvre sur l’actualité, les coulisses du Canard avec l’Élysée, les relations cordiales que d’aucuns entretiendraient avec Carla Bruni et Brice Hortefeux, et sur le banquet annuel des plus sélects où le tout-Paris espère figurer dans le cahier des invités. Dans les chapitres suivants, rien n’égratigne vraiment le célèbre journal satirique : plus frileux pendant les mandats de Mitterrand, parfois soupçonné d’exploiter les sources des confrères, vérifiées ou non, commettant du coup quelques erreurs, accusé d’être en trop bonne santé financière (et alors ?), devenu nombriliste, parano aussi, avec la découverte des micros cachés, d’être depuis toujours un brin misogyne, avec ses trop rares  plumes féminines, et enfin un peu trop consensuel dans ses chroniques culturelles, qui sont bien loin d’être originales,… Rien de vraiment scandaleux, tous comptes faits, au point de ne plus lire notre cher volatile unique en son genre. Coin ! Coin !

A lire aussi Laurent Martin, Le Canard enchaîné : histoire d’un journal satirique (1915-2005), Nouveau Monde éditions, 2005.

Seuil, 2008. – 507 p.. – (Points ; P2339). – ISBN 978-2-7578-1673-8 : 8 €.
Acheté 4 € à la librairie La Manufacture à Montolieu.

Le Canard enchaîné par Laurent Martin (2005)

20.07
2010

Histoire d’un journal satirique (1915-2005)

L’historien Laurent Martin dresse ici l’histoire détaillée, ponctuée de chiffres et de portraits, de cet hebdomadaire conçu en 1915 comme une « protestation contre l’esprit de guerre« , contre le bourrage de crâne et la censure. Son éloge d’un certain nombre de revues politiques et littéraires, dont la plupart se classaient à gauche, est significative. Roland Dorgelès y entra en 1917, signant ses articles sous son vrai nom ou sous le pseudonyme de Roland Catenoy.

En novembre 1918, l’hebdomadaire compte déjà 40 000 lecteurs sur tout le territoire français, et il est lu en cachette par les soldats du front, étant peu apprécié de l’état-major.

A la fin de la guerre et jusqu’en 1940, il lui faut assurer sa reconversion en temps de paix, d’autant qu’il subissait de plein fouet l’augmentation du prix du papier, qu’il refusait par principe toute publicité et que le Merle blanc lui faisait concurrence. Il y eut d’ailleurs trois tentatives malheureuses d’investissement dans Le Quotidien de Paris, Le Pélican et une salle de théâtre. Les salaires sont alors divulgués, proportionnels à la notoriété du dessinateur. Les journalistes, ayant acquis une expérience avant leur entrée au Canard, avaient surtout travaillé dans la presse de gauche ou continuaient à y travailler en parallèle, en particulier à L’Humanité, Le Crapouillot et L’Oeuvre.

Comme les autres, ils demeurent aveugles sur la réalité de l’Allemagne nazie et se sabordent le 5 juin 1940 quand Paris est conquis.

En septembre 1944 comme en septembre 1954, le journal tire à 100 000 exemplaires environ, dans le contexte très particulier de la Libération et de la Guerre froide, avec la naissance de quantité de journaux et sa difficulté à retrouver un siège à Paris, et soutient durablement le seul politicien qui trouvera grâce à ses yeux en 90 ans d’existence : Pierre Mèndes France. Ses thèmes de prédilection furent alors l’épuration (il défend Albert Camus contre François Mauriac qui appelle à la clémence pour les collaborateurs les plus notoires, fustige Montherlant), la pénurie et l’Eglise catholique qui mène campagne pour maintenir les subventions accodrées à ses écoles.

A partir de 1954 et jusqu’en 1969, les ventes du Canard enchaîné repartent à la hausse, avec la guerre d’Algérie, les circonstances du retour au pouvoir du général de Gaulle et son départ, et mai 1968. Durant cette période, Jean Clémentin trouve des informateurs aussi bien en pleine guerre d’Algérie que dans les milieux politiques et syndicaux, et contribue à pousser le journal d’opinion vers l’investigation.

De 1969 à 1981, cette mue se poursuit, avec un pic en 1981 de 730 000 exemplaires tirés en moyenne, avec la relève d’une génération de journalistes, et avec la divulgation d’affaires, mais jamais avec des articles de fond.

Le journal soutient le droit à l’avortement, les ouvriers de Lip.

Il est placé sous écoute par le ministre de l’intérieur.

L’ampleur du succès du Canard enchaîné, le niveau de rémunération de ses collaborateurs et surtout ses ressources reposant uniquement sur la vente du journal, voire sur ses placements financiers, ne devant rien à la publicité, détonaient dans le paysage de la presse française des années 1970. En outre, ses frais sont faibles : le papier est bon marché, la pagination est réduite, le journal n’est pas broché ; l’équipe rédactionnelle et administrative est de petite taille ; il n’y a pas de correspondant à l’étranger. Ses seuls frais consistent en l’achat de leurs locaux au 173 rue du Faubourg Saint-Honoré dans les années 70.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, les tirages baissent car beaucoup de lecteurs, et même de journalistes (certains démissionneront), ne comprennent pas qu’on puisse critiquer  un gouvernement de gauche lorsqu’on a une sensibilité de gauche. En revanche, son attitude face au Front national et à Le Pen en particulier plait davantage.

Au Canard, seules les coulisses de l’actualité politique française apparaissent. Dénoncer, railler, tourner en dérision, voilà la mission que se sont assignés les journalistes et dessinateurs du Volatile, hebdomadaire subversif.

Extrêmement fouillée, cette étude chronologique d’un des hebdomadaires satiriques les plus originaux au monde, et l’un des rares à ne pas sembler souffrir de l’actuelle crise de la presse écrite, évite, malgré son apparente objectivité, quelques sujets qui fâchent et qu’on aurait aimé voir ici éclaircis, comme l’absence de femme au sein de la rédaction, si ce n’est en tant que secrétaire, ou comme leur manipulation possible par des informateurs haut placés divulguant telle information à un moment-clé. C’est dommage, mais cela n’enlève en rien l’intérêt qu’on peut prendre à la lecture de cette histoire absolument passionnante.

MARTIN, Laurent. – Le Canard enchaîné : Histoire d’un journal satirique (1915-2005). – Nouveau monde éditions, 2005. -  767 p.. – ISBN 2-84736-112-X : 14 €.