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Contes de Charles Perrault

19.07
2015

Poucet5
L’envie me démangeait depuis longtemps de me replonger aux sources des premiers récits d’enfance, ces contes populaires transmis de siècle en siècle qui furent complètement transformés et édulcorés par Walt Disney.

Que transmettre à son enfant, comment aujourd’hui peut-on encore sans sourciller lui conter telle histoire sans réfléchir à sa moralité, à son message sous-jacent ?

Je commence donc par les contes les plus célèbres de Charles Perrault :

Ces contes oraux furent publiés sous la forme d’un recueil en 1697, sous le règne de Louis XIV, souvent imaginés par des femmes, qui souhaitaient le « meilleur » pour l’époque pour leurs filles.

Il s’agit ici non seulement de distraire mais surtout d’instruire.

Car contrairement à ce qui se dit, les contes ne sont pas atemporels : ils portent les valeurs et la langue du monde dans lequel ils sont nés. Il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agissait de transmettre au travers de ces contes les valeurs de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée de l’époque :

- la noblesse et la richesse y sont toujours valorisées.

- les femmes doivent être jolies, modestes et soumises. Avant d’être fées, elles sont surtout des fées du logis. Les hommes sont au contraire intelligents, rusés et nobles. Ainsi, les personnages les plus futés des Contes sont masculins (Le Petit Poucet et Le Chat botté). Les seules créatures féminines un peu actives sont des ogresses ou des fées, et sont donc surnaturelles. Riquet à la houppe est aussi laid et spirituel que la princesse est belle et bête. Les filles doivent être sages et disciplinées. Ainsi, le Petit chaperon rouge et la femme de Barbe bleue sont punies l’une pour folâtrer au lieu de prendre un chemin direct, l’autre pour sa curiosité. Perrault était ainsi en phase avec son époque où l’éducation des filles était très limitée.

Charles Perrault a gardé des contes oraux ces phrases rituelles, répétées comme un refrain : « tire la bobinette, et la chevillette cherra. »

Dans un souci pédagogique, il leur a ajouté une à deux moralités plus ou moins heureuses (plutôt moins que plus), à la manière de La Fontaine, mais sans jamais l’égaler.

 

La_Belle_au_Bois_Dormant_-_Sixth_of_six_engravings_by_Gustave_DoréLa Belle au bois dormant

L’incipit pourrait être traduit de manière moderne de la manière suivante : des parents (Roi et Reine), après avoir longtemps désiré leur fille, l’ont eue après xxxxx FIV. Ils veulent donc le meilleur pour elle.

Mais à partir de là, ça dérape. Les dons des 6 premières fées : beauté, esprit, grâce, danse, chant, musique (parfaite petite épouse), la 7e (fée se voyant méprisée) prédisant qu’elle mourra de la piqûre d’un fuseau, et la 8e essayant de réparer le coup, mais pas assez puissante, rassurant en annonçant qu’elle dormira 100 ans et sera réveillée par un fils de roi (et donc riche et puissant), pas forcément un homme bon et intelligent. Le Roi publie un édit pour éliminer tous les fuseaux. Le bébé n’a pas de prénom, il ne part pas non plus dans une chaumière avec les trois fées, comme dans le Walt Disney.

Une pauvre vieille (pas informée) file la quenouille. La princesse se pique (pas informée). C’est peu dire qu’il y a un problème de communication.

La 8e fée arrive et décide d’endormir tout le château pour que le jeune fille ne soit pas seule à son réveil, sauf le Roi et la Reine, car ils ont un royaume à gérer, qui publient des défenses (ils ont donc finalement perdu leur fille ; ils ne la reverront plus vivants). Des ronces s’élèvent autour pour défendre le château, sur l’ordre de la méchante fée.

100 ans plus tard, le prince (pas informé) croit une rumeur parmi d’autres qui dit qu’il y aurait une princesse endormie derrière toutes ces ronces. Il ne peut être suivi par personne : les ronces se referment derrière lui.

La Belle se réveille sans avoir besoin d’un baiser.  S’ensuit un festin où la Belle porte une vieille tenue et où l’on joue de vieux airs.

Le prince retourne auprès de son père et lui ment. Pendant deux ans il cache la vérité à ses parents et fait à Belle deux enfants (l’Aurore, 4 ans, et le Jour, 3 ans).

En l’absence de son fils et à la mort de son mari, la belle-mère (ogresse) veut manger ses petits enfants. Un gentilhomme les cache et donne un agneau à la place. Rebelote pour la reine Belle, à qui le gentilhomme apprend que ses enfants sont saufs. Mais l’ogresse découvre la supercherie : elle veut les tuer tous, eux trois et leurs sauveurs. Heureusement, le jeune roi rentre et l’ogresse se suicide.

Moralités :

- Il faut savoir patienter pour obtenir l’époux parfait, beau et riche.

- Il faut se méfier de sa belle-mère.

- Evitons la sexualité avec le mariage.

 

Si vous vous avez envie de transmettre ces valeurs à vos enfants, eh bien pas moi ! Donc pas de Belle au bois dormant. Au suivant !

 

Le Petit chaperon rouge

Contrairement aux livres pour la jeunesse actuels, il n’y a absolument pas de happy end, pas l’ombre d’un chasseur à la fin : le petit Chaperon rouge se fait dévorer, tout comme sa grand-mère ! Gare aux petites filles qui folâtrent !

Moralité : il ne faut pas écouter les « loups », qu’ils paraissent doucereux ou dangereux.

C’est un conte d’avertissement pour faire peur aux fillettes et les mettre en garde contre les inconnus.

 

Admettons. Je garde.

 

 

Barbe bleue

Finalement c’est l’histoire d’un mariage forcé adouci par le fait que la jeune femme soit attirée par les richesses de son époux. Sa curiosité est punie par la violence conjugale.

 

Je rejette.

 


Le Maître-Chat ou le Chat botté

Dans ce conte, le but ultime est de faire épouser au cadet désargenté une princesse pour devenir puissant. Au passage, Perrault souligne la dure vie du cadet qui n’a pas grand’chose en héritage. 

Finalement, cela met en valeur le mensonge et la manipulation pour parvenir à ses fins.

Je rejette.

 

250px-LesfeesLes Fées

C’est encore l’argent qui plait le plus : l’happy end pour récompenser la pauvre fille bien gentille, c’est de lui faire épouser un prince. 

Je rejette.

 

 

 

 

 

 

 

 

220px-Gustave_dore_cendrillon4Cendrillon

Ah cette histoire qui a fait naître la sacro-sainte permission de minuit (pour sortir en boîte et non plus au bal), comme si là encore le but ultime pour une fille était d’épouser un prince, et ses qualités d’aimer faire le ménage, coiffer, repasser,…

Je rejette.

 

 

Riquet à la houppe

C’est encore quand même la princesse qui est bête et belle alors que le prince est intelligent et laid…

Je rejette.

 

200px-Poucet10Le Petit Poucet

C’est hyper-violent : des enfants abandonnés par leurs parents qui craignent la famine, un ogre qui tranche la gorge de ses propres filles,… Mais on retient la ruse de ce petit dernier qui se tire d’affaire des plus mauvais pas…

Admettons. Je garde.

 

Et encore, Perrault a édulcoré ces contes populaires : le loup faisait manger au petit Chaperon la viande de sa grand-mère avant de la dévorer après l’avoir mise dans son lit ! 

Au final, sur 8 contes célèbres, j’en garde à la limite 2… Tiens, ces deux-là n’ont justement jamais été interprétés par Walt Disney…

Aux contes de Grimm à présent…

Hilda et la parade des oiseaux de Luke Pearson

15.10
2014

 

COP. CASTERMAN

COP. CASTERMAN

Reprenant les aventures d’Hilda publiées chez Nobrow, Casterman avait commencé par publier le 4e tomeHilda et le chien noir, nous plongeant immédiatement dans le monde merveilleux peuplé d’êtres imaginaires qu’habite Hilda, la petite fille aux cheveux bleus. 

Pas facile de s’intégrer lorsqu’on débarque tout droit de sa montagne ! Hilda, le moral en berne, découvre la ville de Trollbourg et essaie de s’y faire des amis. Lors d’un de leurs jeux, ces derniers blessent un corbeau que secourt Hilda. Ils s’enfuient, la laissant seule et perdue dans cette ville inconnue, avec un oiseau blessé et chargé d’une mission très importante, mais laquelle ? Le coup l’a rendu amnésique !

Dans ce troisième tome, l’exemplarité d’Hilda se confirme. Son leitmotiv ? Aider son prochain, quel qu’il soit, et sans aucun préjugé. Un plaisir de lecture renouvelé à chaque opus. On a hâte de lire la suite !

A lire dans le même esprit : Hilda et le troll et Hilda et le géant de minuit.

A partir de 8 ans.

PEARSON, Luke. - Hilda et la parade des oiseaux / trad. par Basile Béguerie. – Casterman, 2014. – 64 p. : ill. en coul. ; 31 cm. – EAN13 978-2-203-08147-5 : 14,95 €.

Hilda et le troll de Luke Pearson

01.10
2014
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Reprenant les aventures d’Hilda publiées chez Nobrow, Casterman avait commencé par publier le 4e tome, Hilda et le chien noir, nous plongeant immédiatement dans le monde merveilleux peuplé d’êtres imaginaires qu’habite Hilda, la petite fille aux cheveux bleus. 

Ivre de nature et de grand air, Hilda n’aime rien autant que de dormir sous sa tente lorsqu’il pleut ou explorer la montagne avec Brindille, tandis que sa mère travaille sur sa table à dessin. Un jour, elle aperçoit un troll de pierre endormi, au nez duquel elle accroche une clochette au cas où il bougerait, puis le dessine sur son carnet à croquis, avant de s’endormir…

C’est un vrai régal que d’entrer dans l’univers merveilleux d’Hilda, petite Heïdi moderne et pétulante vivant dans un chalet isolé en pleine montagne : effrayantes au premier abord, les créatures que rencontre Hilda – un bonhomme en bois intrusif, un troll de pierre raumatisé et un géant bleu perdu – se révèlent être au fond bien sympathiques. Pas de quoi avoir peur des monstres, n’est-ce pas, les enfants ? Une excellente idée cadeau.

A lire dans le même esprit : Hilda et le géant de la nuit et Hilda et la parade des oiseaux.

A partir de 8 ans.

PEARSON, Luke. - Hilda et le troll / trad. par Basile Béguerie. – Casterman, 2014. – 64 p. ill. en coul. ; 31 cm. – EAN13 978-2-203-08122-2 : 15,50 €.

Garulfo : tome 1. De mares en châteaux d’Ayroles, Maïorana

23.10
2013

Garulfo-tome-1Le Mercredi, c’est bande dessinée… jeunesse aujourd’hui

Vous connaissez tous cette légende selon laquelle une princesse donnant un baiser à une grenouille verrait avec stupeur celle-ci se métamorphoser en un beau prince ? Lorsque Garulfo, grenouille de son état, ne comptant sur aucun ami, et vouant une admiration sans borne pour l’homme, entend une gouvernante conter cette histoire à une belle princesse languissant après un prince hypothétique, il tente aussitôt l’expérience… décevante pour lui comme pour la malheureuse. Peu après, par un concours de circonstances, il réchappe de peu au chaudron d’une sorcière qui exauce son souhait. Seulement, ce n’est pas la princesse qui l’embrasse, mais une paysanne peu amène, et son ignorance, en particulier de la cruauté des hommes et des inégalités sociales, lui attire quelques ennemis…
Une bande dessinée pleine d’humour permettant de voir la société féodale, dans laquelle les contes traditionnels font habituellement évoluer leurs personnages, à travers le regard innocent d’une grenouille. Un agréable divertissement pour pré-dolescents et moins jeunes.

A partir de 13 ans.

Des extraits du 6e album sur http://livres.telerama.fr/edito/garulfo/p1.html

AYROLES, MAÏORANA. - Garulfo : 1. De mares en châteaux. – Delcourt, 1999. – 48 p. en coul.. – (Terres de légendes). – ISBN : 2-84055-045-8 : 12,25 euros.

L’autre monde de Rodolphe et Florence Magnin

14.12
2011

cop. Florence Magnin

Alors qu’autour de l’avion intersidéral qu’il pilotait, les étoiles s’étaient brusquement éteintes, Jan se réveille dans une belle lumière du jour, dans une chambre d’hôpital où le soigne Blanche, une ravissante infirmière. S’il ignore tout de son transfert invraisemblable entre l’espace et cet hôpital, il commence aussi à sérieusement douter d’une probable autorisation de sortie, surtout depuis l’intrusion dans sa chambre d’un vieux savant, Clément Aber, qui se propose de l’aider à s’évader. Dans sa fuite à bord du tacot du scientifique, Jan va de surprise en surprise, découvrant un monde qui, sans être la Terre, lui est particulièrement familier, peuplé des légendes qui ont bercé son enfance ou sa civilisation. Mais la voûte céleste de cet étrange monde s’est fissurée : il propose alors de tenter une mission de sauvetage, et surtout de partir voir ce qui se cache derrière…

 

cop. Rodolphe

Rodolphe faisant ma dédicace

Comme le héros, le lecteur va de surprise en surprise, la réalité de ce monde étant fondée sur les croyances d’une autre époque, lorsqu’on croyait la Terre plate, ou sur celles que l’on avait enfant. Le mieux est que Rodolphe, le fameux scénariste, nous en trouve une, d’explication, à l’existence de ce monde fantastique peuplé de nos fables et légendes ! Le travail fin et minutieux de Florence Magnin achève de nous ravir : on s’attarde longuement sur certaines de ses planches qui sont vraiment de toute beauté. A eux deux, ils offrent un voyage à la fois rocambolesque et plein de poésie à tous ceux qui ont pu garder leur âme d’enfant.

C’est LA bande dessinée à offrir pour Noël !

Beaucoup aimé

L’autre monde :  l’intégrale / texte de Rodolphe  ; dessins de Florence Magnin. –  Paris  : Dargaud , 2002 .- 108 p.  : ill. en coul., couv. ill. en coul.  ; 32 cm. - ISBN 2-205-05272-1 (rel.).

Le livre des nuits de Sylvie Germain

08.11
2011

 

cop. Folio

Voici l’étrange destinée de Victor-Flandrin Péniel, né sur l’eau douce au fil des canaux calmes et d’une famille de bateleurs à la lignée maudite, contraint de gagner les terres et dès lors surnommé Nuit-d’Or-Gueule-de-Loup à cause des mystérieuses taches d’or qui scintillent dans son oeil noir et de ce loup dont il s’était fait un ami à son arrivée dans le hameau. Ainsi, de 1870 à la seconde guerre mondiale, dans cette région frontalière de la Meuse qui subit de plein fouet les trois guerres, le bonheur effleurera parfois la vaste famille de Victor-Flandrin, quatre fois recomposée et marquée par le sceau de ses taches d’or et de la gémellité, avant que la mort ne la fauche impitoyablement.

Voici un roman dont je n’ai lu et entendu dire que du bien. C’est pourquoi j’ai poursuivi ma lecture, avec obstination, lorsque les premiers chapitres n’ont pas répondu à mon attente, envoûtants certes, comme transportés dans le monde lointain et imaginaire des contes, mais pétris aussi d’une odeur de terroir et de péché à expier qui me plaisait à moitié. Et puis, enfin tournée exclusivement sur la destinée de Victor-Flandrin, cette histoire comme enveloppée d’un voile surnaturel et d’une brume atemporelle m’a emportée, émerveillée par la saga de cette famille extraordinaire, frappée par la ponctualité de ses coups du sort. Il m’en reste ainsi tout à la fois le plaisir d’un conte merveilleux saisi au milieu des croyances populaires (Vitalie, sa grand-mère, même morte, le protège toujours de son ombre blonde ; les sept larmes de son père défunt deviennent autant de perles à l’odeur de coing et de vanille), et un arrière-goût bileux d’épreuves, de souffrances et de morts comme justifiées par l’absence de croyance religieuse et la prédominance de l’ignorance et des passions : les enfants morts nés se changent en statue de sel ; du sang coule mystérieusement de la tache de naissance de l’une de ses filles à chaque mort, laquelle deviendra carmélite ; comme opposant ses défenses naturelles à la concupiscence d’un père pleurant sa fille défunte, l’une de ses épouses perdra toute pilosité,…

Beaucoup aimé

 

Au final donc cela se révéla être un bon roman !

 

Tout Alice *** de Lewis Carroll (1865)

26.06
2011

 

cop. GF-Flammarion

Souvent à tort inclues dans la seule littérature enfantine, les Aventures d’Alice au pays des merveilles n’ont jamais cessé d’inspirer écrivains, psychanalystes, philosophes, musiciens et réalisateurs. Car si cette oeuvre se relit bel et bien et se découvre à plusieurs niveaux et à tout âge, c’est parce qu’elle interroge la réalité : dans ces aventures, les frontières entre le réel et le rêve n’ont jamais été aussi ténues, l’absence de logique implacablement logique… comme elle joue avec ce qui la met en mots, ce qui permet de la désigner, le langage, donnant naissance à des quiproquos très amusants.

 

A l’origine, pourtant, c’est bien pour une fillette que Lewis Carroll, Charles Dodgson de son vrai nom, imagine ces aventures, et précisément pour une petite Alice avec laquelle il prend le thé au bord de l’eau…

 

« Assise à côté de sa soeur sur le talus, Alice commençait à être fatiguée de n’avoir rien à faire. Une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’oeil sur le livre que lisait sa soeur ; mais il n’y avait dans ce livre ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre sans images ni dialogues. Elle était donc en train de se demander (dans la mesure du possible, car la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever pour aller cueillir les pâquerettes, lorsqu’un lapin blanc aux yeux roses vint à passer auprès d’elle en courant. » (incipit)


Qu’arrive-t-il à cette petite Alice qui s’ennuie ? Toute une série de rencontres avec des personnages tous plus ou moins fous (Le Chapelier fou), dès l’instant où elle suit dans son terrier ce lapin en retard, consultant sa montre à gousset, et atterrit dans un monde où les animaux (Le Lièvre de Mars, le chat du Cheshire, le Bombyx) et les fleurs parlent et raisonnent, où l’on peut grandir ou rapetisser à volonté suivant ce que l’on mange ou boit, un monde onirique gouverné par une reine despotique dont les sujets ne sont autres qu’un jeu de cartes. Aussi, dans ce monde illogique, tout devient très relatif… de quoi aiguiser son esprit critique.

Pour chasser de votre imaginaire les images véhiculées par les diverses adaptations de ce classique, rien de tel que de se plonger dans le texte : c’est un vrai plaisir à lire !

 

Dans cette édition ont été réunies les différentes versions des Aventures d’Alice : Les Aventures d’Alice sous terre, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, La Chasse au Snark, Alice racontée aux petits enfants, Alice à la scène, Une devinette d’Alice, Lettres à Alice Liddell.

Tout Alice / Lewis Carroll ; trad. par Henri Parisot ; chronologie, préface et bibliographie par Jean-Jacques Mayoux. – Paris : Garnier : Flammarion, 1979. – 442 p. : couv. ill. ; 18 cm. – (Garnier-Flammarion ; 312). - Bibliogr. p. 37-40 (Br.) : 12,50 F.

Vous pouvez lire les Aventures d’Alice en intégralité sur Google Books, ou l’écouter conter gratuitement sur Bibliboom.com.