Mots-clefs ‘La Belle Epoque’

Les naufragés du Métropolitain : 2. Station Assassins

27.07
2016
cop. Bamboo

cop. Bamboo

Suite et fin des aventures de Louise et de l’inspecteur Delaroche : lire la chronique du premier tome.

Après l’assassinat de son patron, Valentin se rebelle et se retrouve en mauvaise posture entre les mains des malfrats. Peu après, Louise et l’inspecteur Delaroche, qui lui a dévoilé sa véritable identité, découvrent le joaillier assassiné et partent à la recherche de ses assassins…

Alors que dans le premier tome, les personnages semblaient « sans surprise, et sans grand enjeu », cela se confirme pour presque tous les personnages, y compris Valentin, pris de remords, mais la surprise autour de la Louise, qui crée la chute, parait bien artificielle, et insuffisamment amenée par des implants. Assez décevant.

 

Les naufragés du Métropolitain : 1. Les rats de Saint-Eloi

08.06
2016
cop. Grand Angle

cop. Grand Angle

 

Paris, au début de la grande crue de la Seine en 1910. Orpheline, Louise travaille chez son père adoptif, Monsieur Morchard, joaillier de la Place Vendôme. Tous deux se montrent indulgents envers l’attitude rebelle du jeune apprenti Valentin. Mais, tandis que l’inspecteur Delaroche vole au secours de Louise sous une fausse identité, la tirant d’un mauvais pas dans le Métropolitain, Valentin se laisse entrainer par Le Fennec, qui le pousse au vol et au meurtre de son patron…

Dans le Paris de la Belle Epoque, Patrice Ordas imagine une affaire policière autour d’une joaillerie de la place Vendôme, avec d’un côté les méchants, petite bande pseudo-anarchiste qui tue le bourgeois comme s’il se fût agi d’une mouche, de l’autre un gentleman justicier, et au coeur de tout ceci deux orphelins de la vie, une bonne petite jeune fille et un adolescent attiré par l’aventure et la facilité. Les personnages pour l’instant semblent sans surprise, et sans grand enjeu. Malgré tout, on est curieux de connaître la suite et de voir si l’histoire peut nous révéler des rebondissements inattendus ou aller droit vers un happy end. Nathalie Berr fait le choix de mettre davantage l’accent sur ses personnages, sur leurs actions et expressions, que sur le décor qui apparait comme en arrière-fond. Je pense me laisser tenter par le second tome qui devrait sortir ce mois-ci.

 

Le cabaret des muses : tome 4 de Gradimir Smudja

11.05
2016
cop. Delcourt

cop. Delcourt

A la suite d’un troisième volet faible scénaristiquement, Gradimir Smudja s’enfonce définitivement avec la suite de cette histoire hippique complètement absurde, et présentant peu d’intérêt.

Une prouesse graphique coulée par un délire anthropomorphique.

Le cabaret des muses : tome 3 de Gradimir Smudja

04.05
2016
cop. Delcourt

cop. Delcourt

Sur demande du Moulin rouge, le Bordel des muses devient avec ce troisième volet le Cabaret des muses.

Si l’album tient ses promesses graphiques, avec des cases imitant les plus grands peintres, l’histoire en revanche est passablement tirée par les chevaux / cheveux… Et la chute de Darling, la jument, ne laisse pas de songer à celle de la belle Mimi.

Le cabaret des muses : tome 2 de Gradimir Smudja

27.04
2016
Couv_50336

cop. Delcourt

 

Avec Mimi et Henry, Gradimir Smudja s’accorde encore plus de liberté avec la biographie du célèbre peintre, lui imaginant une histoire de passion amoureuse avec une très belle jeune femme, Mimi, qui ne serait autre que la fille disparue de Tolstoï, ignorant du fait, et qui inspirerait à ce dernier son roman Anna Karénine. Rien que cela !

Avec ce tourbillon de folie qui caractérisait déjà le premier volet, l’auteur nous offre ici avec virtuosité une fiction triste et belle avec pour protagoniste un grand peintre dont le physique n’est pas gâté par la nature, ni le moral par l’amour des siens.

 

 

Le cabaret des muses : tome 1 de Gradimir Smudja

13.04
2016

Couv_32585

Grand amateur de La Goulue et des aguicheuses danseuses de French cancan du Moulin Rouge, le comte Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa ne se contente pas de peindre la vie festive dans les cabarets de Montmartre : il la vit, et surtout de nuit, avec ses amis artistes Van Gogh, Aristide Bruant, Rodin, Cézanne, Degas, Renoir, Gauguin, Monet, Seurat,…

Ne croyez pas trouver ici une biographie sérieuse et ennuyeuse du grand peintre : Gradimir Smudja mêle ici réalité et fiction tout en rendant à la fois hommage à la peinture et à la bande dessinée en jonglant avec les couleurs, les techniques picturales et les cases. Un vrai tourbillon de folie comme si son auteur avait bu quelque absinthe et nous aurait livré ses visions.

Série en 4 tomes

 

 

 

Guimard perdu : histoire d’une méprise de JP Lyonnet

22.08
2014
cop. éditions Alternatives

cop. éditions Alternatives

Comparable à l’oeuvre d’Horta à Bruxelles ou de Gaudi à Barcelone, l’oeuvre d’Hector-Germain Guimard fut pourtant presque totalement détruite, son mobilier, sa correspondance aussi, et même parfois quelques années seulement après qu’il l’ait bâtie (la salle Humbert de Romans). Après avoir livré aux flammes sa correspondance et ses dessins, un plan de destruction systématique de ses fameuses entrées de métro commence même à être exécuté : la station Bastille, qui serait certainement aujourd’hui autant admirée que celle d’Otto Wagner à Vienne, est abattue à coups de masse. Si ce n’est pas la Compagnie des chemins de fer, ce sont les promoteurs qui massacrent ses chefs-d’oeuvres pour y ériger leurs immeubles ou pavillons : ainsi en est fini de l’Hotel Nozal en 1958, du Castel Henriette en 1969, dont nous gardons quelques images dans le film de Clive Donner Quoi de neuf, Pussycat ?

Sur ses 53 créations architecturales, la moitié a été anéantie… Cet ouvrage tente de remédier à ces destructions par sa richesse iconographique, présentant, quand elles existent, les photographies anciennes des magnifiques castels et autres constructions que nous n’aurons plus jamais l’occasion de voir. Un bel hommage.

Unknown

La station Etoile détruite en 1926 par la RATP

lecastelhenriette

Le Castel Henriette détruit en 1969 par un promoteur immobilier

La Villa Surprise à Cabourg détruite en partie par l'occupant allemand puis achevée par un promoteur immobilier.

La Villa Surprise à Cabourg détruite en partie par l’occupant allemand puis achevée par un promoteur immobilier.

La salle Humbert de Romans

La salle Humbert de Romans remplacée en 1909 par un terrain de tennis

 

Hôtel Nozal détruit en 1957 par un promoteur immobilier

Hôtel Nozal détruit en 1957 par un promoteur immobilier