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Petit vampire : acte 2 de Joann Sfar

07.02
2018
cop. rue de Sèvres

cop. rue de Sèvres

Petit Vampire échappe à ses amis les trois monstres lors d’une partie de cache-cache peinture pour aller voir son nouvel ami humain Michel. En effet, il le pense en danger car il a vu le redoutable Gibbous rôder autour de sa maison. Mais le capitaine des Morts et Pandora envoient les monstres le rechercher, et avec lui Michel pour le faire taire. Mais une fois à la maison de la terreur, Michel séduit tout le monde, même s’il risque sa vie à chaque minute passée avec ses nouveaux amis…

Ces planches chargées de bulles et de cases aux dominantes vertes et violettes narrent l’histoire classique d’une amitié impossible, entre un petit humain bravant l’affreux Gibbous et un petit vampire, entouré de monstres gentils. Mignon.

 

 

SFAR, Joann, JARDEL, Sandrine

Petit vampire : acte 2 : la maison de la terreur qui fait peur

Rue de Sèvres, 2018

57 p. : ill. en coul. ; 32*24 cm

EAN13 9782369814702 : 13 €

Chagall en Russie ** de Joann Sfar (2010)

11.10
2010

Première partie

Marc Chagall ne travaille pas. Il préfère passer ses journées à dessiner la nature qui l’entoure, et les personnes qu’il rencontre. Aussi ne peut-il épouser la jeune fille dont il est amoureux, tant qu’il n’embrasse pas une profession pour plaire à son futur beau-père, et qu’il se montre un peu plus pratiquant au sein de la communauté juive. Qu’à cela ne tienne : alors que tout autour de lui n’est que tourmente, guerre et pratiques religieuses,  il rêve de personnages volants, de chèvre et d’un plafond à peindre, celui de l’Opéra de Paris.

Il faut avoir le culot de Joann Sfar pour oser inventer la jeunesse en Russie de Marc Chagall, grande figure juive du début du 20e siècle, dans un univers fantasmatique truffé de clins d’oeil et de symboles.  Un violoniste klezmer, qui se proclame Jésus, se fait battre à mort par tous ceux à qui il l’annonce, et veut offrir son corps Ce grand benêt, par exemple, sanguinaire, n’est autre que le Golem. Entouré par des personnages fous, violents, obscènes parfois (p. 59), le jeune héros Marc Chagall est sauvé par sa capacité à voir le monde et les gens tels qu’il les dessine, tel ce Golem qu’il modèle non pas avec de la boue mais avec son coup de crayon. Joann Sfar traite donc une fois de plus des thèmes qui lui sont chers : la créativité bien sûr et l’identité juive.

Un souffle poétique traverse cette bande dessinée tout à fait originale, celui de l’artiste survivant grâce à son art et à son imaginaire dans un monde cruel.

Couleurs de Brigitte Findakly. – Gallimard, 2010. – 61 p. : ill. en coul. ; 42 cm. – ISBN 978-2-07-062825-4 : 13,90 euros.

Le Petit Prince de Joann Sfar

12.04
2009

J’avoue avoir été un petit peu sceptique au départ. « Dessine-moi un mouton »… Et tout ensuite n’est plus qu’affaire d’imagination. Comment était-il possible de traduire en images et dialogues le souffle poétique de ce classique de la littérature française ? De fait, Johann Sfar a plus que réussi ce tour de magie. Revisitant le chef-d’oeuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, il en a fait un petit bijou lui aussi, un merveilleux moment de lecture, qui, tout en se refusant à être une simple copie de l’original, n’a rien perdu de sa beauté poétique ni de sa simplicité philosophique. Magnifique. Un pur moment d’émotion.

Cette BD a beau avoir obtenu le prix essentiel album de la BD jeunesse, elle gagne à être lue aussi bien par les adultes que par les enfants.