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L’Angélus de Homs et Giroud

25.01
2012

Beaucoup aimé

L’Angélus : tome 1

Année de parution : 2010

Un père de famille, apprenant que ses semaines sont comptées, décide sur un coup de tête de se rendre au musée d’Orsay. Lui, d’ordinaire discret, s’évanouit devant l’Angélus de Millet, sous le coup d’une émotion forte. Dès lors, Clovis ne cesse de s’intéresser à la toile et à ce qui a bien pu provoquer son trouble. Il découvre alors qu’avant lui, Dali fut lui aussi obsédé par cette toile. Dès lors, il ne cesse de fréquenter la librairie de sa petite ville, et la professeure d’arts plastiques de son fils… ce qui ne va pas manquer de faire jaser…

Dans cette série qui se propose d’aborder des secrets familiaux, L’Angélus a été conçu sur deux tomes. Nonobstant une impression de placage un peu abracadabrant de ce mystère autour de l‘Angélus sur le secret familial du héros, on lit cette histoire avec plaisir et beaucoup d’intérêt, mis en haleine par ce malentendu révoltant autour du changement d’attitude du protagoniste, et bien sûr par l’élucidation de ce grand mystère de l’histoire de l’art.

 

Apprécié

L’Angélus : tome 2

 

cop. Dupuis

Clovis vit désormais dans une caravane qu’il a repeinte, dans le camping vide de la ville en cette hors-saison. Alors que sa mère demeure injoignable, évitant ainsi les explications, la jeune et jolie professeur d’arts plastiques et le libraire continuent à lui rendre visite, de même que ses deux fils. Clovis Chaumel rencontre le conservateur du musée de Valence, qui va lui donner les clés pour comprendre l’obsession de Dali pour l’Angélus de Millet : aussitôt, il établit le lien avec sa propre réaction. Commence alors une enquête sur le secret qui entoure les circonstances de sa naissance…

Ce second tome dévoile, pour ceux qui ne le connaitraient pas, le secret de famille de Dali, qui, peut-être, l’aurait rendu si exceptionnel, si singulier, si génial. Le scénariste en déduit que le choc émotionnel ressenti par son personnage à la vue de l’Angélus traduit la similitude de leurs affects, du lourd secret de famille qui entoure sa naissance. Et tout rentre dans l’ordre finalement, avec tout de même un brin de folie, ce qui est un tout petit peu décevant, finalement.

 

 

Azrayen’ * de Lax & Giroud (2008)

17.01
2010

Franck Giroud : scénariste
Christian Lax : dessinateur

En pleine guerre d’Algérie, un homme, le lieutenant Messonier, est porté disparu avec ses hommes depuis deux semaines. Tassadit, un peu sorcière, l’a surnommé Azrayen, l’ange des ténèbres, celui qui porte la mort. Cet homme si prévenant  et tellement choqué par les exactions de l’armée française, aurait-il rejoint le camp ennemi ? Le capitaine Valéra, chargé de le retrouver, est aidé dans ses recherches en Kabylie par l’Algérien Monan Djeddar et, à contre-coeur, par  Taklhit, l’institutrice berbère que Messonier a aimée.

Benjamin Stora, historien spécialisé dans la guerre d’Algérie, signe la préface de cette bande dessinée déclinant sur fond de couleurs ocres, bleues et grises, le quotidien en Kabylie en 1957. Dans cette guerre particulière, où il n’y eut ni tranchées, ni lignes ennemies, mais des embuscades et des massacres, d’aucuns ont pu changer de camp, par vengeance, par conviction, par écoeurement. Elaborée à partir de nombreux témoignages, cette bande dessinée propose par le biais de cet récit anecdotique une typologie de différents comportements des protagonistes de cette période de l’Histoire encore trop passée sous silence.

Tirage spécial 2500 exemplaires pour les 20 ans de la Collection Aire Libre.
Avec une jaquette illustrée et 16 pages supplémentaires de dessins illustrant un texte de Frank Giroud.

Aire Libre, 2008. – ISBN 978-2-8001-4073-5 : 26 €.