Mots-clefs ‘gastronomie’

Comme un chef de Peeters & Aurita

24.01
2018
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Ce récit initiatique de Benoit Peeters nous ouvre les portes de son intimité : il nous livre d’abord son enfance où son environnement est peu propice à un éveil au goût, puis son adulescence où il a la révélation en goûtant à l’escalope de saumon à l’oseille des frères Troisgros. Mais c’est grâce à La cuisine gourmande de Michel Guérard que Benoit Peeters commence à cuisiner. S’inspirant de son ouvrage Roland Barthes sur Roland Barthes, Benoit Peeters invite alors à diner l’illustre et le seul directeur de thèse à avoir accepté son sujet sur Hergé, Roland Barthes. Mais pour Barthes et ses amis, la saveur y est, mais pas la quantité ! Benoit publie un roman chez Minuit, et, contre l’avis de ses parents qui lui coupent les vivres, il renonce à tenter Normale Sup ou Sciences-Po. Pour vivre, tout en rédigeant son mémoire sur Tintin, il décide alors de louer ses services comme cuisinier à domicile, où il va de surprise en surprise, comme sa compagne d’ailleurs, future photographe, qui a décidé de faire taxi…

Il nous avait caché ça ! S’il y a une personne encore vivante, dont j’admire le parcours littéraire et artistique, c’est bien Benoit Peeters. Si le terreau familial n’était pas propice à une vocation de gastronome, en revanche, Benoit Peeters a fait des rencontres littéraires et artistiques qui ont pu lui ouvrir la voie : François Schuiten, qui publie déjà chez Métal hurlant, fut un ami d’enfance, Roland Barthes son directeur de thèse, Jérôme Lindon son premier éditeur ! Et voilà qu’il aime la bonne cuisine, a côtoyé les plus grands chefs, et sait cuisiner : mais bon sang, voici un homme à marier ;-)

Trêve de plaisanteries : sous couvert d’une vocation inachevée, Benoit Peeters nous livre ici, en plus d’une autobiographie culinaire, une véritable invitation à l’éducation au goût : la qualité plus que la quantité, quitte à ce que Barthes le trouve un rien ascétique à son goût, ce que, du reste, Benoit Peeters semble avoir mal digéré, une trentaine d’années après.

Ce roman graphique, qui met de la couleur dans les mets et vins, donne bien envie de se remettre aux fourneaux !

 

Peeters, Benoît, Aurita, Aurélia
Comme un chef
Préface de Pierre Gagnaire
Casterman, 2018 (Écritures)

EAN13 9782203146754 : 18,95 €

Serge de Régis Loisel & Tripp

21.03
2012

cop. Casterman

La veuve Marie Ducharme emmène chez elle Serge Brouillet, en panne à moto. Impossible de repartir avec toute cette neige. Au village de Notre Dame des Lacs, cela fait jaser. Alors Serge part dormir dans le cabanon qui jouxte la maison. Fin cuisinier, il propose un repas de Noël qui restera à jamais gravé dans la mémoire de ses convives. Lui vient alors une idée…

On commence à bien connaître la personnalité de tous ces habitants du village québécois, et même l’histoire des trois vieilles bigotes, dans cette intrigue qui prend son temps, se déploie au rythme de la vie des villageois, servie par un graphisme plein de chaleur et de tendresse. Serait-ce les prémisses d’une histoire d’amour ? Pas sûr. Le nouvel arrivant, serviable et bourré de qualités, remplit les yeux de Marie de rêves, et son estomac de mets délicieux inspirés de chez Maxim’s, mais ne répond pas à ses voeux pour l’instant…

Toujours un vrai régal cette série !

Retrouvez dans Carnets de SeL les chroniques de :

1. Marie

4. Confessions

La cuisine italienne (2004)

06.05
2011

copyright Larousse

450 recettes régionales traditionnelles

A la fin du XIXe siècle, Pellegrino Artusi le premier avait déjà répertorié les recettes de sa Scienza in cucina e l’arte di mangiar bene. Depuis, l’Italie a aussi « subi » l’influence d’autres pays. La manière dont est structuré un repas n’a pourtant pas changé : réservés aux menus de fête en général, les antipasti sont de multiples hors-d’oeuvre, le primo, le premier plat, constitué de pâtes, de riz ou de soupe, suivi du secondo, second plat composé d’une viande ou d’un poisson accompagné de légumes, fromage, dessert et bien sûr l’incontournable café noir, sucré… et très serré.

Pour chaque recette répertoriée par catégorie de plat et par région, sont indiqués comme d’habitude les temps de préparation et de cuisson,  la liste des ingrédients, le descriptif de la recette et une photographie. Quelques exemples pour vous mettre l’eau à la bouche : bruschetta à la romaine, fougasses, pizzas, pissaladière…

Manquent malgré tout le niveau de difficulté, une estimation du coût et peut-être de l’apport calorique.

La cuisine italienne : 450 recettes régionales traditionnelles. – Larousse, 2004. – 384 p. : ill. ; 29 cm.. – ISBN 2-03-505363-3 : 29,90 euros.
Index par chapitre par région.