Mots-clefs ‘fantastique’

Le fantôme locataire d’Henry James

22.02
2015

cop. Folio

Dans Histoire singulière de quelques vieux habits, une jeune femme, Perdita, est demandée en mariage par un beau jeune homme riche, aux dépens de sa sœur Viola qui en conçoit une extrême jalousie. Alors que Perdita meurt des suites de ses couches, elle fait promettre à son époux de conserver au grenier ses habits pour que leur fille puisse seule en hériter plus tard…

Dans Le fantôme locataire, un jeune étudiant en théologie découvre une maison hantée dans lequel pénètre chaque trimestre un vieillard, qui vient y récupérer son loyer à sa fille défunte…

Sous le vernis fantastique, Henry James critique ouvertement le sort réservé aux femmes dans sa société et crée un bel effet de surprise dans la chute de ces deux nouvelles motivées par la vengeance d’une sœur et d’une fille.

JAMES, Henry

Le fantôme locataire précédé de Histoire singulière de quelques vieux habits

Trad. De l’américain par Pierre Fontaney, annoté par Annick Duperray et Pierre Fontaney

Gallimard, 2015 (Folio 2€, 5900)

116 p.

EAN13 9782070462636 : 2 €.

Abymes de Mangin & Griffo/Malnati/Bajram

18.02
2015

cop. Aire libre

 

Trilogie fantastique 

Le premier tome nous plonge dans le tout Paris littéraire de 1831. Balzac est d’abord désagréablement surpris de voir que la Revue de Paris a suspendu la publication de La peau de chagrin sans l’en avertir, pour y proposer sa propre biographie écrite par un anonyme sacrément bien informé. Il s’enorgueillit ensuite du succès du feuilleton, pensant assoir ainsi sa notoriété. Mais décidément l’auteur anonyme en sait long sur lui et commence à divulguer tous ses secrets, au risque de ruiner son couple et sa carrière d’écrivain et de le conduire tout droit en prison. Dès lors, il n’a de cesse de trouver cet auteur qui le conduit tout droit à la déchéance…

Dans le second tome, en septembre 1946, Henri-Georges Clouzot est étonnamment absent à la première de son film Le Mystère Balzac. A la fin du tournage, il avait constaté que certaines scènes avaient été ajoutées à son insu. Tout comme Balzac, plus d’un siècle avant, il avait commencé à soupçonner son entourage…

cop. Aire libre

Dans le dernier tome, en février 1993, Valérie Mangin, étudiante, découvre dans le rayon de BD d’occasion chez Gibert un album intitulé Abymes dont le scénario est signé d’une auteure homonyme. Le lendemain, la bande dessinée a disparu. Lorsqu’elle tente de la retrouver chez les libraires, elle apprend que l’album n’existe même pas dans la base de données de la Bibliothèque de France ! Cette curieuse histoire va déterminer le choix de son sujet de sa thèse sur Balzac. C’est alors qu’elle tombe sur le tome 2 d’Abymes, de la même scénariste homonyme, mais dont le dessinateur a changé. Mais, au moment où elle souhaite l’acheter, quelqu’un s’en empare avant elle. Quelques jours plus tard, elle rencontre en dédicace un auteur de bande dessinée, Denis Bajram, dont elle tombe amoureuse…

Abymes, vous l’aurez compris, c’est la mise en abyme d’une oeuvre ou d’une partie de l’oeuvre dans une oeuvre, l’exemple le plus connu étant celui de la boîte de la Vache qui rit. Dans le premier tome, il s’agit de Balzac se découvrant lui-même lisant la Revue de Paris,de nouveau mis en abime dans le film du cinéaste Henri-Georges Clouzot. Dans ce second tome, d’ailleurs, Clouzot se voit lui-même dans les scènes filmées à son insu. Enfin, dans le dernier tome, c’est Valérie Mangin et Denis Bajram qui se découvrent, à plusieurs années d’intervalle, à l’intérieur de cette trilogie renfermant le destin de Balzac, Clouzot et d’eux-mêmes. Le livre au 19e siècle, le cinéma au 20e siècle et la bande dessinée au 21e…

cop. Aire Libre

Si le concept de mise en abime de cette trilogie est proprement génial (c’est le genre de choses que j’aurais aimé faire !), la violence des personnages principaux m’a en revanche beaucoup dérangée, au point de rendre Balzac, Clouzot et Bajram assez antipathiques. D’ailleurs, là réside l’audace de cette trilogie, dans cette liberté qu’elle prend avec la « vraie » biographie de ces personnes célèbres et d’elle-même. Et où elle m’a vraiment grillée, puisque c’est exactement le concept du scénario de bande dessinée que j’ai écrit l’an dernier, mais qui n’a pas encore été proposé à un éditeur, faute de dessinateur… faire du biopic fantastique.

Alors que je préférais ne pas trop égratigner la biographie de mon artiste, elle en a fait des hommes violents, stratèges, voire des meurtriers. Difficile ici de distinguer la réalité de la fiction : que vont retenir les lecteurs de la vie de ces personnages ? Ne brouille-t-elle pas la réalité par sa fiction ? Grande question, que soulève Valérie Mangin. Et un final en posant une autre, celle de l’immortalité accordée par cette mise en abime d’un destin fantasmé matérialisé par une oeuvre.

Appelés à retranscrire cette trilogie inventive, Griffo, Loïc Malnati et Denis Bajram ont chacun à leur manière grandement contribué à donner une atmosphère à chaque période, chaque coup de crayon correspondant bien à son siècle. Avec un petit coup de coeur pour Griffo.

Au final, un véritable coup de maître que cette trilogie ! Vraiment excellente. A ne pas manquer.

 

Dead zone de Stephen King

03.08
2014

dead zoneCela faisait très longtemps que je n’avais pas acheté ni lu un Stephen King… Depuis le lycée où je les avalais, fascinée. Mais jamais encore je n’en avais lu un après avoir vu son adaptation au grand écran, ce que j’évite toujours de faire afin de ne pas brider l’imaginaire encore rendu possible par la lecture.

Tout petit, John Smith a eu un accident qui a failli lui coûter la vie, ignoré des parents, mais qui devait lui donner des cauchemars de « glace noire ». Devenu un enseignant très apprécié de ses élèves, John Smith entame une relation amoureuse avec l’une de ses collègues.
Greg Stillson, lui, est alors un voyageur de commerce de bibles, sans aucune morale, qui a violé une fille et tué un chien.
Un soir, après avoir gagné à tous les coups à la loterie foraine, John Smith a un terrible accident qui le laisse dans le coma durant 4 ans 1/2. A son réveil, sa fiancée s’est mariée avec un autre dont elle a eu un enfant. Mais surtout, son pouvoir, déjà latent au moment de la loterie, s’est intensifié. Rien qu’en touchant quelqu’un ou quelque chose, John Smith voit ce qu’il a vécu ou ce qu’il va vivre. Son médecin a peur qu’il ne devienne une attraction de music-hall dans le cirque médiatique. Pour sa mère, devenue avec son accident une mystique hystérique, il est un Elu, chargé d’une Mission. Chaque jour, des anonymes lui envoient lettres et colis. Mais « quel bien pourrait-il faire…. ? » et « En quoi cela l’aiderait-il à mieux vivre ? ». Lorsqu’il renvoie un journaliste, les médias se retournent contre lui : les anonymes cessent de le harceler, mais son établissement scolaire refuse de le reprendre. Un jour, le shérif lui demande de l’aider sur le serial killer qui vient de tuer la camarade de sa petite fille. John Smith sait très vite de qui il s’agit, au grand dam du shérif… Car, remarque John Smith, les gens même bien, même très gentils et amicaux, deviennent distants, méfiants lorsqu’ils ont la preuve de son pouvoir : « les gens se méfient de ceux qui peuvent tout connaître d’eux rien qu’en les touchant. » Il n’en est pas quitte de ses questionnements lorsque son destin croise celui de Greg Stillson, devenu un candidat politique très en vogue : « si vous pouviez utiliser la machine à remonter le temps et revenir en 1932, assassineriez-vous Hitler ? »

Terriblement efficace, ce roman de Stephen King est l’un de ceux qui utilisent le moins d’artifices imaginaires, ce qui ne le rend pas moins angoissant : comment vivre lorsqu’on est doté d’un pouvoir nous conférant de si grandes responsabilités ? Comment bien s’en servir ?

Certains l’aiment noir de Foerster

16.04
2014
cop. Fluide glacial

cop. Fluide glacial

 

Foerster ? Connaissais pas… Et pourtant… Voilà bien une de ces pépites d’humour macabre qui manquait à ma bibliothèque. Ici l’épouvante hérisse les cheveux du lecteur de ces récits de personnages aux prises avec une mort aussi horrible qu’implacable, pires, ces histoires cruelles d’enfants à la grosse tête chauve sont à la limite du soutenable. Très fort !

Cet épais recueil de 285 planches au dessin à l’encre de Chine nous plonge dans un véritable musée des horreurs qui aurait pris vie. Tout ici semble être difforme : les personnages au faciès bizarre, voire énorme chez les enfants, les décors, maisons, rues ou villes, aux instincts meurtriers, … A raison de 5 planches en moyenne par histoire, une cinquantaine d’histoires différentes sont rassemblées dans cette sélection de l’oeuvre de Philippe Foerster, auteur belge qui les a publiées depuis 1979 dans Fluide Glacial.

Dans la première, par exemple, qui s’intitule C’est pas beau de mentir, fiston, des parents refusent d’écouter leur fils trop sensible qui dit avoir des difficultés à s’adapter à sa nouvelle école. Si sa mère commence à s’inquiéter de l’évolution physique et psychologique de son fils, son père, lui, est heureux de le voir s’endurcir et capable de se défendre, jusqu’au jour où…
Dans la suivante, Histoire sainte, c’est pire encore : par cupidité, deux escrocs entreprennent de kidnapper un gosse sourd et muet qui porterait des stigmates du Christ et produit des miracles. or, sur place, ils découvrent que c’est son père lui-même qui le torture pour faire croire aux stigmates…

Ces deux histoires cauchemardesques, dont la chute est la plus horrible qu’il puisse s’imaginer, sont emblématiques de toutes celles qui composent ce recueil, nous conduisant tout droit en enfer : soit les personnages, qui peuvent être des enfants, se révèlent être des tueurs psychopathes, soit les personnages principaux sont torturés et assassinés atrocement. Un cauchemar je vous dis, mais dans lequel on plonge avec une réelle fascination morbide…

 

 

 

Twin Peaks

07.01
2014

Mardi ciné

Devenue une série culte, la série Twin Peaks créée par Mark Frost et David Lynch a inspiré la comédie parodique Mais qui a tué Pamela Rose ? de nombreux épisodes de séries : X-Files (le héros de la série, David Duchovny, joue d’ailleurs dans la 2e saison de Twin Peaks), Oz, Psych ou encore Les Soprano.

Il me fallait donc absolument la voir !

Synopsis

Dans la ville imaginaire de Twin Peaks, située dans le nord-ouest de l’État de Washington, le cadavre de Laura Palmer, une lycéenne, est retrouvé emballé dans un sac en plastique sur la berge d’une rivière.Bien embarrassé, le shérif voit avec soulagement l’arrivée de l’agent spécial du FBI Dale Cooper désigné pour mener l’enquête. Ce dernier tombe très vite sous le charme de la petite bourgade. Mais il découvre bientôt que la plupart de ses habitants ont de lourds secrets à cacher…

Analyse

Il est dommage que le meurtre de Laura Palmer se trouve élucidé dès le 15e épisode sur une série de 29, quasiment à la moitié ! Dès lors, l’agent du FBI change d’objectif et traque son ancien collègue et mentor devenu fou, venu l’inquiéter à Twin Peaks. Mais tout semble se recouper, et Twin Peaks être la ville au coeur du Bien (la loge blanche) et du Mal (la loge noire), choisie par des extra-terrestres faisant leurs prédictions sous la forme de rêves ou de rébus. Eh oui, David Lynch ose mêler absolument tous les genres, et on passe rapidement du drame psychologique au thriller glauque, de la comédie (avec la secrétaire et ses deux amants) à de la SF (la cellule extra-terrestre de l’armée), du fantastique (les rêves, les hiboux, la possession) au polar noir, du film romantique au film d’épouvante.

Pour investir le domaine des rêves, l’un de ses thèmes favoris avec celui de l’attirance par le Mal, David Lynch use de décors théâtraux et d’un effet de voix en faisant lire à l’envers les bandes son des acteurs ayant d’abord récité leurs textes à l’envers.

Tout est savamment amené pour rendre attachants deux des personnages principaux qui vont révéler au final l’âme la plus noire dans une bourgade d’apparence si paisible et si « plouc » : schizophrénie ou possession ? A nous de décider. 

Une série cultissime de 29 épisodes à voir absolument.

 

Un jour sans fin

22.10
2013
La scène du réveil

La scène du réveil

Scénario de Danny Rubin (Américain né en 1957)

Réalisé en 1993

Genre : comédie fantastique

Pitch : Un présentateur météo égocentrique semble condamné à vivre la même journée de la Marmotte dans une petite ville provinciale qu’il déteste.

Synopsis :

Phil Connors de la station de télévision fictive Pittsburgh WPBH-TV9, son producteur Rita et un caméraman nommé Larry partent à Punxsutawney en Pennsylvanie, pour couvrir les festivités annuelles du jour de la Marmotte. Lassé de ce devoir annuel et de la bourgade, Phil enregistre à contrecœur son reportage sur le festival et tente de revenir à Pittsburgh quand une tempête de neige, que ses prévisions avaient localisée dans une autre région, bloque les routes principales. Phil et son équipe sont contraints de rester à Punxsutawney un jour de plus.

Après une nuit de sommeil, Phil, en se réveillant, découvre qu’il revit à nouveau la journée du 2 février. La journée se déroule exactement comme la précédente sans que quiconque semble conscient de la boucle temporelle, mais Phil se souvient parfaitement des événements qu’il a vécu la veille. Initialement perturbé de continuer à se réveiller chaque matin à 6 heures le 2 février, il commence à tirer profit, sans crainte des conséquences à long terme, de sa connaissance préalable de ce qui va se produire : il apprend les secrets des habitants de la ville, dérobe de l’argent et se retrouve au poste pour conduite en état d’ivresse. Il séduit une femme mais s’aperçoit à cette occasion qu’il est hanté par Rita.

Toutefois, ses machinations pour séduire celle-ci (mémorables scènes de répétition où il perfectionne sa technique de séduction en comblant ses attentes) se soldent toujours par un échec, d’autant que cette dernière ne couche pas dès le premier soir !

Phil se désespère et tente de plus en plus radicalement à mettre fin à la boucle temporelle, enregistrant des reportages ridicules et offensants sur le festival, abusant des résidents et, finalement, kidnappant la marmotte mascotte du festival ; après une longue poursuite, il jette sa voiture du haut d’une falaise, semblant se tuer en même temps que la marmotte. Toutefois, en se réveillant, Phil constate que rien n’a changé, et ses nouvelles tentatives de suicide sont tout aussi vaines.

Lorsque Phil explique la situation à Rita en lui donnant des preuves de sa bonne foi, elle lui dit qu’il devrait en profiter pour se perfectionner. Phil s’efforce alors d’en savoir plus sur Rita et améliore chaque jour sa connaissance d’elle-même et de la ville. Un des tournants du film est sa rencontre avec le vieux clochard : il découvre le vieil homme, agonisant dans une ruelle. Après sa vaine tentative pour le sauver, il recommence chaque jour à tenter de le faire échapper à son destin. En vain. Il commence alors à utiliser sa vaste expérience de cette journée pour aider autant de personnes qu’il le peut.

Il utilise également ce temps pour apprendre, entre autres choses, à jouer du piano, à sculpter sur glace et à parler le français (dans la version française, à parler l’italien). Au bout du compte, Phil devient capable de se lier d’amitié avec presque tous ceux qu’il rencontre durant la journée. Il utilise son expérience pour sauver des vies, aider toutes sortes de citadins et se rapprocher de Rita. Il enregistre un reportage sur la célébration de la fête de la Marmotte si éloquent que toutes les autres stations orientent leurs micros vers lui. Après une soirée dansante où on le voit déployer des talents remarquables au piano, Rita, étonnée par l’acharnement de Nancy et d’une autre femme, « remporte » Phil au cours d’enchères caritatives aux célibataires. Plusieurs habitants de Punxsutawney viennent alors tour à tour remercier Phil sous les yeux de Rita, séduite. Phil et Rita se retirent ensemble dans la chambre de Phil.

Phil, qui a vécu une journée parfaite, se réveille enfin le matin en constatant la boucle temporelle brisée : c’est le matin du 3 février et Rita est encore allongée à ses côtés. (source : Wikipedia)

 

Influences :

Ce thème de la similitude sans fin d’une même journée semble avoir surtout été abordé dans des épisodes de nombreuses séries américains. (cf.l’article de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_jour_sans_fin)

Récompenses pour le scénario :

Le film a remporté le British Academy Film Award du meilleur scénario original.

Le film a obtenu cinq autres nominations aux Saturn Awards (dont celle du meilleur scénario).

Théorie : Même si le monde extérieur ne peut pas changer, on peut changer soi-même.

Thématique :

Tout d’abord une réflexion philosophique sur le quotidien, sur la routine et la répétitivité : à quoi servirait d’être immortel si c’est pour vivre toujours dans le même espace temporel ?

Ensuite l’épanouissement personnel, car si l’on ne peut pas changer le cours des événements, on peut peut-être changer les autres et soi-même.

Enfin, le héros est amené à éprouver de la considération pour les autres, à s’intéresser à eux, ce qui l’amène à progresser humainement.

Critique personnelle :

Comment rendre intéressante une histoire où un personnage vit sans cesse la même journée ?

C’est le défi qu’a relevé ici Danny Rubin : le personnage égocentrique commence par croire qu’il n’a aucune prise sur cette journée, puis à se rendre compte que ses actions, actes et paroles, n’ont donc aucune conséquence sur le lendemain : discours, destructions, violences, insultes, vols, suicides… Mais cela aussi le lasse très vite. Sa vie va prendre un autre tournant lorsqu’il croise la mort avec le clochard, mort contre laquelle il ne peut rien changer. Il va donc essayer d’améliorer la vie des autres et la sienne, et donc se transformer en ce que Rita aimerait qu’il soit : généreux, musicien, etc. C’est en se tournant vers les autres et vers lui-même, en essayant de progresser à l’intérieur d’une routine, qu’il va rompre le sortilège qui reste inexpliqué (et le scénariste fait bien).

Un excellent message servi par un scénario intelligent et drôle à la fois.

Philémon : le naufragé du « A » de Fred

18.09
2013

philemon

Le Naufragé du « A » inaugure réellement le voyage de Philémon sur les îles – lettres de lAtlantique. Ainsi, allant chercher de l’eau à un puits abandonné, il tombe au fond, se trouve happé par un océan et se retrouve sur une île peuplée d’une faune et d’une flore mythologique ou farfelue, où il rencontre Barthélémy le puisatier, qui y vit depuis 40 ans avec Vendredi. un centaure. Celui-ci lui demande de l’aider à retrouver la sortie de ce monde parallèle…

Nous voilà plongés dans une aventure complètement délirante où Fred commence à prendre la mesure de ses possibilités…

Une histoire clôt cette première aventure, revisitant dans un étang le thème du voyage dans le temps.

Du même auteur dans Carnets de SeL : Avant la lettre.