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Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants ** de Mathias Enard (2010)

02.01
2011

GONCOURT DES LYCEENS 2010

Furieux du pape Jules II qui tarde à lui payer les travaux entrepris pour son tombeau, Michelangelo part en 1507 pour Constantinople, sur la demande du sultan Bajazet, et prend la suite de Léonard de Vinci qui, avant lui, a échoué dans l’entreprise d’un pont qui doit relier les deux rives de la Corne d’or.

Pour qui connaît à la fois Rome et Istanbul, la chapelle Sixtine au Vatican ou à la basilique Saint-Marc à Venise, ce roman est un enchantement intellectuel, faisant le pont entre ces lieux éminemment fascinants, fortement inspirés, on le sait, de la basilique Sainte-Sophie.

Mathias Enard choisit ici de retracer un court épisode de la biographie de Michel-Ange, qui pourtant s’imprimera durablement dans sa mémoire, dans son oeuvre et dans son coeur. Nonobstant, une grande partie du roman n’est que factuelle, fruit d’un long travail de recherche, sans que jamais on n’entre dans la conscience de Michel-Ange. Au contraire, le narrateur, dans un certain nombre de chapitres (les plus beaux), n’est autre que le seul homme que Michel-Ange semble jamais avoir aimé : il s’agit de Mesihi, le poète mandaté par le grand Vizir auprès de Michelangelo, qui le guide jour et nuit dans la cité impie. Et c’est sa voix lourde d’amour, d’admiration et de jalousie pour le grand homme qui donne seule de l’émotion à ce roman richement documenté :

« Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l’amour ; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s’accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d’éléphants et d’êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu’il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l’amour, l’amour, cette promesse d’oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t’aimeront ; ils feront de toi l’égal d’un dieu. Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n’est qu’un voile parfumé cachant l’éternelle douleur de la nuit. » (p. 66-67)

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants / Mathias Énard. – Arles : Actes Sud, impr. 2010. – 153 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm. – (Domaine français). – ISBN 978-2-7427-9362-4 (br.) : 17 EUR. – EAN 9782742793624

Emprunté au CDI

Comprendre l’architecture * de Carol Davidson Cragoe (2010)

17.12
2010
Décoder les édifices et reconnaître les styles
Avec ce guide illustré de dessins, désormais, vous pourrez distinguer les différents types d’édifices devant lesquels vous passez, les dater et déterminer leur fonction. Après avoir défini la grammaire de tous les styles architecturaux nés à partir de la Grèce antique, ce petit livre vous apprendra quels matériaux ont été utilisés pour construire ces divers monuments. Ce n’est qu’après qu’il étudie plus précisément le vocabulaire des éléments architecturaux et passe ainsi en revue les colonnes et chapiteaux, les arcs, les toits et pignons, les voûtes, les dômes et coupoles, les tours, les portes et porches, les fenêtres, les escaliers, les cheminées et les ornementations.
Ayant déjà fait ses preuves chez Dessain et Tolra, cet outil très pratique peut s’emporter lors d’un séjour en France comme à l’étranger, pour identifier très facilement le style des édifices que vous serez amenés à observer.
CRAGOE, Carol Davidson. – Comprendre l’architecture : décoder les édifices et reconnaître les styles. – Larousse, 2010. – 255 p. ; 17 cm. – ISBN 978-2-03-585402-5 : 12,90 €.

Histoire de Venise * de Christian Bec (2005)

19.01
2010

Christian Bec retrace ici toute l’histoire de Venise. En voici une synthèse s’attardant sur quelques centres d’intérêt.

Née à l’époque romaine, VENISE émerge au sein d’une lagune, vaste étendue d’eau calme, peu profonde mais soumise aux aléas des marées. Elle a pour voisines plusieurs îles (Murano, Burano, Torcello,…) et un archipel (Rialto) d’une soixantaine d’îlots, à peine émergés, groupés autour du méandre d’un fleuve qui deviendra le Grand Canal. Peu accessible, si ce n’est en barque, elle bénéficie d’une relative sécurité.
Après des incendies, la reconstruction de la cité recourt souvent à la brique et à la pierre d’Istrie. De tout temps, le centre de la ville demeure le quartier Saint-Marc.

Architecture et urbanisme

La Basilique, reconstruite en 1063, mais sans être encore revêtue de marbre à l’extérieur, recueille les reliques de saint Marc, qui devient le patron de ce qui va être la Civitas Veneciarum, apportées vers le milieu du IXe siècle. C’est un bel exemple d’architecture byzantine (prise de Constantinople en 1204) : Venise proclame pendant des siècles sa double appartenance à l’Orient et à l’Occident, par le biais de son commerce maritime entre autres. Edifiée selon un plan en croix gecque à cinq coupoles et supportée par de grands piliers reliés par des arcs, elle est décorée demosaïques. Les gables gothiques qui ornent sa façade sont du XVe siècle.

Au XIVe siècle, le rapprochement avec l’occident permet à  l’art gothique de pénétrer dans Venise : cela donnera entre autres le palais des Dosges, reflet de l’art gothique vénitien, qui,  au contact de l’art byzantin devient le gothique fleuri, exubérance hyperbolique de motifs, de courbes et de lignes.
Demeure du chef de l’Etat et siège des principales magistratures,  le palais voit le jour à partir de 1340, plus modeste à l’origine, puis agrandi en 1422. A l’époque, les institutions originales qui gouvernent la cité paraissent idéales aux yeux de l’opinion locale et étrangère. Séparant l’Eglise de l’Etat, elles mêlent le pouvoir d’un seul (le doge), au comportement princier, à celui d’une élite (le Sénat) et de tous (le Grand Conseil, en fait un cercle très restreint de l’aristocratie marchande d’ancienne origine). Durant 500 ans cette Constitution va être conservée, autre raison d’admiration.

La Ca’d’oro, construite entre 1424 et 1434, constitue un bel exemple de palais privé du XVe siècle, mélange d’art roman et d’art gothique.

Elu doge en 1523, Andrea Gritti voudra faire de Venise une nouvelle Rome, en particulier le complexe politique et religieux de Saint-Marc. Aux différentes influences existantes s’ajoute alors un classicisme nouveau, comme celui de la piazza Saint-Marc. Fleurissent alors de somptueux palais et maisons (case) (rez-de-chaussée réservé au commerce et habitation à l’étage).

Histoire culturelle (quelques notes)

Pétrarque y séjourna durant 5 ans à partir de 1362.
La comédie y est introduite au début du XVIe siècle à Venise par les Compagnie della Calza
Constituent des points forts de la production littéraire vénitienne au XVIIe siècle : le roman, fruit d’une bonne dizaine d’auteurs, vénitiens ou non, publiés à Venise, et le théâtre, avec 17 théâtres publics. En 60 ans près de 400 pièces sont représentées : commedie dell’arte, tragédies et mélodrames.

Monteverdi y acquiert une renommée internationale, tout comme Venise fut l’une des capitales de la musique européenne avec Vivaldi, Albinoni, Benedetto Marcello, Galuppi et d’autres.

De nombreux écrivains, comme Casanova, homme aux moeurs libres, Goldoni, qui dépeint la vie du peuple, y séjournèrent. Plus tard ce seront Gautier et Chateaubriand qui descendront à l’Hôtel d’Europe, Sand, Musset, Louise Colet à l’Hôtel Daniel.

Dans tous les domaines artistiques – architecture, musique, peinture, littérature, théâtre -, Venise reste incontournable.

Histoire économique

Venise connaît un fort développement économique grâce à son commerce maritime, vers lequel se tournent très vite les habitants, au vu de l’insuffisance de leurs ressources. A partir de l’an mil et durant des siècles, marins, marchands et armateurs créent un vaste empire en Méditerranée. Mais, dès la découverte de l’Amérique, les trafics maritimes se déplacent lentement de la Méditerranée vers l’Atlantique. Peu à peu Venise décline économiquement, les banques font faillite, et politiquement,  perdant ses territoires à l’Orient.

L’économie se tourne alors vers l’industrie lainière et l’imprimerie. Au XVIe siècle la cité compte une cinquantaine d’éditeurs-imprimeurs. Chacun d’entre eux publie une vingtaine d’éditions et une dizaine en met plus de quarante sur le marché : soit trois fois plus que Florence, Milan et Rome réunies. Au XVIe siècle, Venise devient donc l’un des plus grands centres éditoriaux d’Europe.

En 1630-1631 la peste fauche plus de 46 000 Vénitiens…

Au 18e siècle Venise attire un tourisme culturel considérable. Avec ses cafés (dont le célèbre Florian), ses concerts, ses théâtres, ses maisons de jeu et de rendez-vous, ses fêtes (songez au carnaval), elle est la capitale européenne du plaisir.

Elle sera alors la Sérénissime, grand carrefour d’influences et de commerce européen.

Mais, en 1797, à raison de sa faiblesse et de l’incapacité de ses dirigeants, Venise tombe sous la coupe de Bonaparte, qui la cède 6 mois après à l’empire d’Autriche, pour la reprendre, etc. Elle passe ainsi de main en main étrangère jusqu’en 1866 (à part l’éphémère IIe République de 1848). Son tourisme, son industrie et son commerce s’écroulent, sa noblesse ruinée fuit, et sa vie culturelle décline. 

Rejoignant enfin l’Italie en 1866, Venise passe d’abord par une phase de dépression et, devenue provinciale, semblera incapable de retrouver son rang. En revanche, elle retrouve son rayonnement culturel, notamment avec ses Biennales à partir des années 30 dans les domaines de la musique, du cinéma et du théâtre.

A l’heure actuelle, Venise ploie sous les menaces de la submersion, de la destruction du patrimoine, de la pollution et d’une forte chute démographique (taux de natalité, migration de la population), et s’interroge sur son avenir : réside-t-il seulement dans la difficile conservation de son site et de ses chefs-d’œuvre ou bien dans une adaptation obligée aux exigences de la modernité ? Est-elle vouée à rester une cité-musée, avec la plus forte concentration de musées d’Italie, dont la fondation Peggy Guggenheim, ou va-t-elle s’ouvrir à la modernité, bien qu’aient été abandonnés des projets tels que ceux de Franck Loyd Whright, Le Corbusier ou Kahn ?

Telle est évidemment la question que l’on se pose, noyé dans la foule admirant cette ville-musée, mais presque stéréotypée, dont ne se réjouissent que les  commerçants exclusivement tournés vers le tourisme de masse, et les gondoliers, et n’y voyant quasiment plus les signes d’une vie quotidienne moderne possible.

Un petit Que sais-je comme toujours bienvenu pour appréhender l’histoire de cette ville extraordinaire, plus rêvée et fantasmée qu’ancrée dans la réalité.

BEC, Christian. – Histoire de Venise. – Paris : PUF, 2005. – 125 p.. – (Que sais-je). – 978-2130528364 : 9 euros.

New York trilogie : 2. L’immeuble ** de Will Eisner (2008)

09.01
2009

Dans ce tome plus que dans tout autre, la vie humaine s’incruste dans les pierres, tout comme un immeuble peut profondément marquer la vie des gens. Tiens, prenons celui-là : oui, bien sûr, il n’est pas imaginaire comme il n’a pas non plus été choisi par hasard, vous le reconnaissez, il s’agit du Flatiron Building (Daniel Burnham, 1902), dont Will Eisner ne mentionne pas le nom, mais qu’il utilise comme symbole, à la fois de la Grosse Pomme et de tous les beaux immeubles riches d’un passé et de souvenirs que menacent les exigences de conformité et les promoteurs.

« Ce qui me perturbait le plus, c’était la destruction impitoyable des immeubles. J’avais le sentiment que, quelque part, ils avaient une âme.
Je sais maintenant que ces structures, incrustées de rires et tachées de larmes, sont plus que des édifices sans vie. (…) » (p. 6)


Un jour, ce bel immeuble est démoli pour faire place à un nouvel immeuble, « The Hammond Builing », à l’entrée duquel apparaissent quatre fantômes, dont Will Eisner va nous raconter tour à tour l’histoire, avant d’aborder celle de P.J. Hammond…

Dans la seconde partie du tome, Eisner renoue, comme pour le premier tome, avec son principe des saynètes douces-amères en les déclinant cette fois autour du temps, de l’odeur, du rythme et de l’espace, les quatre principaux facteurs qui caractérisent la ville selon lui.

Aucune sensiblerie ni complaisance dans ces différentes histoires, mais bien au contraire une lucidité cinglante issue d’un sens de l’observation étonnant, que viennent toujours adoucir la rondeur de son trait, son humour et sa tendresse pour ses personnages, souvent de petites gens. Un vrai plaisir à lire.

EISNER, Will. - New York trilogie : 2. L’Immeuble. – Delcourt, 2008. - 164 planches. - (Contrebande). - ISBN 978-2-7560-0953-7 : 14,95 €.

La théorie du grain de sable – tome 2 ** de Schuiten & Peeters (2008)

19.12
2008
A Brüsel, un étranger, un guerrier Bugtis, meurt sous le tramway. Il sortait de la maison Autrique pour y vendre des bijoux, et venait d’y confier un splendide médaillon pour qu’il soit copié. Bientôt, d’étranges phénomènes se produisent : Constant Abeels trouve chaque jour une nouvelle pierre chez lui, sa voisine, elle, retire inlassablement le sable apparaissant chez elle, plus loin le patron et chef cuisinier d’une brasserie s’allège curieusement. Dépêchée de Pâhry,  spécialisée dans les phénomènes étranges, Mary Von Rathen, jadis surnommée l’enfant « penchée », va chercher à comprendre la cause de ces bouleversements…

Dans la lignée de la série des Cités obscures, François Schuiten et Benoit Peeters adoptent un format à l’italienne pour cette histoire en noir et blanc déclinée sur deux tomes, comme précédemment La Frontière invisible. On y découvre la magnificence des ponts aériens dressés à l’intérieur de la ville, l’intérieur sublime de la maison Autrique, conçue dans le pur style art nouveau, et puis, bien sûr, un récit fantastique qui nous immerge de nouveau dans l’ambiance étrange des Cités obscures.

Casterman, 2008. 117 p. : ill. n.b.. ISBN 978-2-203-34326-9 :  17,50 euros.
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Prague

23.08
2008

Prague, c’est la ville-muséehantée par le vague souvenir du Golem et par les pas de Franz Kafka. Prague, c’est une ville qui se regarde plus qu’elle ne se visite. Ses façades forment un tout homogène qu’aucun conflit n’a abîmé. Prague hélas semble aussi avoir été désertée par les Tchèques, laissée en pâture à la cohorte d’étrangers qui en achètent les demeures et continuent à la faire vivre par le tourisme.


Souvenirs inoubliables

 

La place de la vieille ville (Staromestske namesti)

Les belles façades des immeubles de la vieille ville, partout où l’on va,

Le quai Mazarykovo nabrezi et son alignement d’immeubles néobaroques,

quai Mazarykovo nabrezi

rue Nerudova

La rue Nerudova  à gravir pour atteindre le château… Cela ne vous évoque rien ????

La vue sur Prague des jardins (gratuits) du château

L’impression générale de quantité et de qualité des palais qui fleurissent dans Prague : le palais Cernin (in- photographiable tant il est long), la place du Hradschin avec le palais Toscan, la cour d’honneur du château, pas très belle, elle, et le palais Renaissance Schwarzenberg. Mais ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Les vitraux de Mucha dans la cathédrale gothique Saint-Guy

Vitraux de Mucha dans la cathédrale

 

Maison municipale

 

 

La salle Smetana, salle de concert, et la salle du maire, petite et ronde, entièrement décorée (luminaires, rideaux, vitraux,peintures,…) par Mucha dans la Maison Municipale, commencée en 1905 et inaugurée en 1912.

L’Hôtel Pariz et l’hôtel Central, hôtels art nouveau aussi.
Le Pont Charles (Karluv most), pont gothique.
Les promenades dans les rues silencieuses de l’île Kampa.

Ceux qui le sont un peu moins…

L’hôtel de ville,

L’église Notre-Dame-du-Tyn, la cour du Tyn,

La ville juive : elle ne vit plus, ce ne sont que des vestiges visités par les touristes ; ne subsistent au milieu des larges avenues aux jolies façades que les synagogues, l’ancienne salle des cérémonies et le vieux cimetière juif. Décevant.

Le sanctuaire de Lorette (110 couronnes),

Le Musée Kafka (240 couronnes), le temps d’une averse, car rien n’est plus difficile que d’évoquer la biographie d’un auteur et son oeuvre,

Le château : l’entrée est chère, pour n’y voir pas grand chose (si l’on compare à Versailles !) et le château lui-même est moins beau que les façades qui s’offrent à notre vue dans Prague, puisq’il a été refait à la plus mauvaise période du classicisme insipide. On y visite

La Ruelle d’Or, envahie par les touristes, dans l’enceinte du château, où demeura quelques mois Kafka au numéro 22 en 1916-1917.

Les différentes cours du château, les façades classiques du château, l’intérieur de l’ancien palais royal (vide avec peu de salles ouvertes à la visite… pour le prix !),

L’église Saint-Georges, à la façade ocre rouge et blanc, derrière laquelle on découvre une très belle salle romane à l’intérieur, avec une galerie.

La rue Karlova, envahie par les boutiques à souvenirs,

Le Klementinium : visite guidée obligatoire = 220 couronnes : entrée chère pour ce qu’on y donne à voir. La chapelle des miroirs n’a rien d’épatant, la bibliothèque baroque…. Allez donc voir celle de Vienne, magnifique, dans laquelle, d’ailleurs, contrairement à celle-ci, on peut circuler ; quant à la tour astronomique, la vue y est belle, mais moins chère des deux tours de Prague.

L’Eglise Saint-Nicolas de Mala Stranatrès belle église baroque, mais comme tant d’autres ; hélas, si vous êtes déjà allés à Rome, vous en aurez vu de bien plus impressionnantes.

La Tour poudrière : la vue y est belle, et c’est pour cela qu’on y monte, mais pas inoubliable.

Le Musée Mucha : peu d’oeuvres (Médée), mais certaines que je ne connaissais pas encore.

La tour Daliborka, où ont été entreposés des instruments de torture.

 

Salle du petit-déjeuner à l'hôtel

 

Où se loger comme des princes

L’hôtel IMPERIAL *****

Magnifique salle art déco du petit déjeuner où tout un chacun peut aussi venir se restaurer, très beau hall, chambres très confortables, espaces SPA et fitness inclus pour ceux qui font un long séjour.

 

Le bottin du gourmet gourmand

Passez votre chemin

Café Franz Kafka

Contrairement à sa citation dans le guide du Routard, passez votre chemin !!!! Les toilettes sont infectes, le serveur antipathique et un peu voleur avec les touristes, la carte sans originalité.

 

Restaurant Hôtel Europa

Amoureux de l’art nouveau, l’hôtel Europa, avec ses menus raisonnables, vous tend les bras.  Mais n’y allez que pour un café, ou quelque chose de ce genre. Un sentiment de lieu qui va à vau-l’au, d’un bel établissement de luxe de fin de règne, comme mourant, sous perfusion, avec les quelques touristes que les serveurs réussissent à attirer dans l’un des trois restaurants. Nous voilà dans une belle salle, mais avec des serveurs zélés et forçant à la consommation (refusez l’apéritif proposé, et sachez que le pourboire obligatoire qu’ils s’attribuent fait monter l’addition de 10 %).

Au menu : la soupe nationale (ceska bramborova) agrémentée de quelques boulettes de boeuf : pas terrible, un goulash écoeurant, une coupe colonel tout ce qu’il y a de plus original ! Le tout pour 1380 euros pour 2 personnes, l’apéritif proposé et le pourboire exigé compris.

 

Pour la pause gourmande

Maison municipale

Vous ne pourrez pas y échapper au petit-déjeuner, au goûter ou en dessert : tentez ces petits gâteaux au pavot et à la cannelle, ou le Sachertort (gâteau au chocolat). Ce n’est pas mauvais du tout.

Allez donc au magnifique Café Art nouveau-art déco de la Maison municipale : le cadre vaut le détour, et les gâteaux proposés sont bien appétissants.

Si vous voulez vous goinfrer bon et pas cher, allez donc à la pâtisserie Odkolek, fréquentée par les Tchèques, à deux pas de la place de la Vieille Ville, qui dispose de quelques tables pour déguster tous ses encas salés ou sucrés.

Pour les gloutons sans le sou

Restaurant Vikarka – U Suteru

130 couronnes l’addition pour deux plats copieux et consistants pour le midi. A deux pas des grandes artères piétonnes commerçantes.

On pourra ainsi vous y servir un camembert chaud pané accompagné de frites et de sauce béarnaise : pour les authentiques gloutons aimant le gras !

Vous aurez souvent en République tchèque proposées en accompagnement des knedliky, préparées à base d’oeufs, de farine, de levure et de pain rassis, cuites à l’eau, assez consistantes mais insipides.

Restaurant Stoleti

Vraiment bon marché, agrémenté d’un service sympathique, qualité suffisamment rare à Prague pour mériter d’être mentionnée, mais cela reste évidemment très simple pour le prix : vous aurez en entrée un toast de fromage fondu sur toast et feuille de salade, une escalope de poulet et röstis en plat, et quelques petites profiteroles en dessert.

Pour les romantiques

Restaurant U maltézskych rytiru

Un cadre très romantique dans une cave romane voûtée, éclairée à la bougie, le repas pris (un plat et un dessert) fut assez bon, l’Appfelstrudel (gâteau aux pommes) fait maison très bon, mais néanmoins cher pour ce que c’était, c’est-à-dire un restaurant qui n’était pas un gastro, où les plats n’étaient pas travaillés malgré un intitulé très alléchant :

- Paupiette de carpe organic du sud de la Bohême farci des tomates, champignons et câpres séchés, bouillie d’orge perlée, sauce raifort (380 couronnes).

- Tournedos de sanglier à la sauce de gratte-culs, légumes rissolés, croquettes de pommes de terre de la maison (455 couronnes).

- Roulade aux pommes de la maison et des noix de jaye, glace à la vanille, cognac d’oeuf, caramel (140 couronnes).


Pour le rapport qualité-prix

Restaurant-brasserie Kolkovna

Une addition de 730 couronnes pour 1 bière (Müller Thurgau 79 Kc), 1 verre de vin blanc (Pilsner Urquell 39 Kc), 2 plats (Gulas 165 Kc et Svickova 159 Kc), 2 desserts (Cokoladove sufle 149 KC et Tvarohovy dort 139 Kc). La saveur du boeuf aux airelles en sauce = le Svickova) est vraiment agréablement surprenante, (pour ceux qui aiment le salé sucré. Le dessert fut parfait : une grande assiette composée d’un soufflé au chocolat bien coulant sur une pléthore de fruits frais… Un régal !

Plaisirs à lire

Le Golem de Gustav Meyrink

 

 

Le Procès de Franz Kafka

 

Verdict : Alors, j’y retournerais ou pas ?

Avec plaisir, si l’occasion se présente, mais pas de ma propre initiative (il y a tant d’autres sites à découvrir en une seule vie !), et plutôt en février. L’ambiance doit tout à fait changer, et les touristes se raréfier !

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Le dialogue des arts de Gérard Denizeau

17.06
2008

 

cop. Larousse

On n’a pas oublié les correspondances de Baudelaire : Gérard Denizeau l’imite en ceci qu’il s’attache au moyen d’oeuvres – phare, du Moyen-Âge à nos jours, à montrer combien les différents arts se font écho au sein d’un même mouvement artistique.

Un véritable voyage visuel que cet ouvrage de référence, qui nous invite à réécouter, relire ou revoir des chefs-d’oeuvre littéraires, musicaux, picturaux, cinématographiques, etc… pour en saisir la résonnance et l’influence dans une époque donnée.

Pas assez précis pour les amateurs déjà éclairés, il intéressera essentiellement le grand public néophyte.

DENIZEAU, Gérard. - Le dialogue des arts. – Larousse, 2008. – 239 p.. – (Comprendre et reconnaître). – ISBN 978-203-583669-4 : 29 €.