Quo vadis, baby ? de Grazia Verasini

02.05
2006

cop. Métailié

Célibataire endurcie, la quarantaine, Georgia travaille dans l’agence de détective privé de son père : elle passe sa vie à espionner les couples adultères et à confirmer les soupçons des victimes qui la paient. Un jour, un ami de sa sœur Ada, si belle, qui comme sa mère s’était suicidée, lui envoie une boîte remplie de vieilles lettres dans lesquelles celle-ci s’était confiée à lui, évoquant un mystérieux A. avec lequel elle avait eu une liaison…

Dans une Bologne où foisonnent les adultères, où personne ne semble heureux, le père et la fille noyant leur chagrin dans l’alcool, Gaia refusant de s’alimenter, l’intrigue principale ne semble qu’un prétexte pour planter cette ambiance lourde, un léger fil conducteur pour se démarquer d’un quotidien sans l’ombre d’une illusion. Un roman noir d’atmosphère, qui a été adapté au cinéma l’an passé, que j’ai lu sans déplaisir.

 

VERASINI, Grazia. – Quo vadis, baby ? / traduit de l’italien par Serge Quadruppani. – Métailié, 2006. – 207 p.. – (Suites ; Noir ; 120). – ISBN : 2-86424-578-7 : 11 €.
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1 Reponse to “Quo vadis, baby ? de Grazia Verasini”

  1. Annabelle dit :

    Je me note la référence.

    Connaissez-vous l’écrivain sicilien Andrea Camilleri? Il est l’auteur d’une nombreuse et truculente série de romans policiers dont le personnage principal est « il commissario Montalbano », ainsi que de quelques romans historiques passionnants. Il suscite un engouement terrible en Italie, où des sortes de fan clubs se sont créés, mais cette passion populaire ne doit pas effrayer, rien à voir avec un phénomène Dan Brown ou autre chose de ce genre: il est vraiment bourré de talent. Je le lis en italien, ou plutôt, devrais-je dire, en sicilien, car c’est une langue mâtinée de dialecte. Il a fallu que je m’y fasse au début, mais après un livre et demi, voilà, j’ai l’impression que je parle, que je pense, que je raisonne en sicilien, que je fais de l’humour sicilien etc…Les traductions françaises, je n’ai fait qu’y jeter un coup d’oeil (Quadruppani, tiens tiens…) , et bon, le principe de « traduttore traditore » est vraiment vérifiable: comment traduire cette langue si inventive, ces jeux de mots si particuliers…Une vraie gageure! Moi je suis forcément déçue, du fait que j’ai cette chance de pouvoir le lire en « version originale », mais j’ai quelques amis qui l’ont lu en français et le trouvent également formidable.

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