Poétique d’Aristote

20.01
2014

Pour Aristote, tous les arts tendent à l’imitation par le rythme, le langage et la mélodie des CARACTERES (vice ou vertu faisant la différence entre les caractères, entendus comme personnages), des EMOTIONS et des ACTIONS. Avant de se pencher sur l’épopée et tout particulièrement celle d’Homère, il s’intéresse tout particulièrement à la tragédie, dont il analyse les 6 composantes : l’histoire, qui s’entend comme agencement des faits accomplis, imitation d’une action (acte et parole), les caractères (les auteurs conçoivent les caractères au travers des actions), l’expression, la pensée, soit toutes les paroles que les caractères prononcent pour faire une démonstration ou énoncer une maxime, le spectacle et le chant. Partant du constat que ce qui séduit le plus dans les tragédies, ce sont les péripéties et les reconnaissances, il préfère les événements qui suscitent crainte et pitié surtout quand se déroulent contre toute attente, et analyse les différentes possibilités de reconnaissances. Pour être belle, l’histoire doit être simple, et que le retournement se fasse du bonheur vers le malheur causé par une erreur grave du personnage, qui sera bon plutôt que mauvais.

Rédigé aux alentours de – 335 avant JC, premier ouvrage connu dans l’Histoire consacré à la dramaturgie, la Poétique d’Aristote, à la suite du livre X de la République de Platon, présente l’art comme mimesis, comme imitation, mais contrairement à lui en fait l’éloge en tant que source de plaisir esthétique. Il y expose les principes dramaturgiques de la tragédie, mais pas de la comédie, second tome hypothétique qui fera l’objet du roman Le Nom de la Rose d’Umberto Eco (1980).

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