Plus belle la série de Paul-André Landes, Emilie Harel et Muriel Mille

28.06
2017
cop. Casterman

cop. Casterman

« Plus belle la série » : l’ironie du titre, calqué sur la célèbre série française, annonce d’emblée que l’on risque de sortir désenchanté de cette découverte des coulisses d’une série à succès. A partir d’une thèse de la sociologue Muriel Mille, Paul-André Landes et Emilie Harel ont imaginé qu’une jeune scénariste, Clémentine, dont l’arche dramatique a été validée parmi celles proposées par  ses collègues à Paris, ait soudain envie de se faire passer pour une figurante pour  assister au tournage à Marseille des épisodes qu’elle a imaginés…

Moi-même scénariste de formation, sans m’être trop frottée au monde audiovisuel, dont les enjeux économiques sont énormes, j’étais curieuse de vérifier dans cette bande dessinée si ce qu’on m’avait dépeint du milieu s’avérait exact. Et effectivement, tout s’avère vrai de A à Z : les scénaristes travaillent en équipe, en amont, en se répartissant les arches dramatiques, complètement déconnectés de la suite. Les producteurs décident seuls, après avoir lu leur travail, de l’orientation à prendre. Puis, sur le lieu du tournage, qui emploie énormément de corps de métiers différents pour donner vie au texte, le scénario, que découvre les acteurs épisode après épisode, est fréquemment malmené pour des raisons de logistique. Une vraie machine de guerre, donc, pour fidéliser le maximum de téléspectateurs devant le petit écran. Un bon aperçu de ce secteur d’activité, dont l’aura artistique est plutôt malmenée ici.

HAREL, Emilie, LANDES, Paul-André, MILLE, Muriel

Plus belle la série

Casterman, 2017 (Sociorama)

164 p. : ill. n.b. ; 16*19 cm

EAN13 978-2-203-11953-6 : 12 €

 

 

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