Nous mourons nus de James Blish

16.11
2014

cop. Le Passager clandestin

La veille, Alex avait haussé les épaules lorsque Fantasia lui avait prédit la fin du monde. Mais, le lendemain, Alex apprend de la bouche d’un haut fonctionnaire que l’effet de serre va d’ici peu provoquer des réactions en chaîne qui vont détruire toute trace d’humanité. En sa qualité de chef d’un syndicat étroitement soumis au contrôle gouvernemental, il a le droit d’être évacué sur la Lune, accompagné de dix personnes de son choix…

En 1969, Arthur C. Clarke, l’auteur entre autres de 2001 : l’odyssée de l’espace, propose à trois de ses confrères, d’imaginer le futur de l’humanité mis en danger par le progrès technologique. James Blish (1921-1975) met en lumière ici le concept d’anthropocène, une quinzaine d’années avant qu’il ne fasse débat chez les scientifiques et qu’il soit énoncé par Paul Crutzen, prix Nobel de chimie. En effet, Blish montre dans son histoire l’influence néfaste et surtout irréversible de l’action humaine sur le système terrestre. De quoi donner froid dans le dos, car la fiction rejoint ici indiscutablement la réalité…

BLISH, James. – Nous mourons nus / trad. de l’américain par Bruno Martin. – Le passager clandestin, 2014. – 90 p.. – (Dyschroniques). – EAN13 978-2-36935-020-0 : 7 €.

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