Monster de Naoki Urasawa

22.01
2007

Série en 18 tomes

1er chapitre
Cadet d’une famille japonaise, le Dr Tenma a préféré tenter sa chance en Allemagne sous les ordres d’un praticien de renom, plutôt que de rester dans le petit hôpital de son père destiné à être repris par son frère aîné. Sa carrière semble toute tracée : c’est un brillant chirurgien, auquel le directeur a promis la main de sa fille et commande des thèses qu’il reprend ensuite à son nom. Un jour, le directeur lui demande de sauver la vie d’un chanteur d’opéra plutôt que celle d’un travailleur turc. Pour sa fille comme pour lui, « chaque vie n’a pas le même prix », celui de l’ambition, de la réputation. Pris de remords, le Dr Tenma préfère contrevenir la fois suivante aux ordres du directeur qui le somme de renoncer à l’opération amorcée sur un jeune garçon ayant reçu une balle dans la tête pour sauver la vie du maire. Ce dernier meurt, le Dr Tenma est rétrogradé en simple interne, rejeté par sa fiancée. Peu de temps après, le directeur et ses collaborateurs sont retrouvés empoisonnés, tandis que le jeune patient et sa soeur, rendue muette par le choc de l’assassinat de leurs parents, ont disparu…

La vie, la mort : qui la donne, qui la reprend, qui la redonne ? Problème d’éthique, fond géographique et historique, mystères et meurtres semblent jalonner cette série manga qui me paraît à plus d’un titre intéressante et palpitante. Ne point trop en dévoiler, mais ma première impression (sans avoir vu sa diffusion sur Canal, succès oblige), c’est que, tout comme 20th Century Boys, c’est de la bombe !

17/12/2006 : j’achève le 4e tome. L’histoire prend une tournure à double titre intéressante, tout à la fois politico-historique et psychanalytique.

07/01/2007 : 7e et 8e tomes… Certains détails me laissent perplexes, tirés par les cheveux, la tournure que prend le scénario n’est pas celle que j’aurais pu imaginer.

février 2007 : 9e-10e : de nouveaux personnages se greffent et oblitèrent les principaux.

mars-avril 2007 : du 11e au 18e : un dénouement se profile dans l’avant-dernier tome, le suspens est à son comble, le véritable monstre étant de prime abord son géniteur : un auteur de livres pour enfants ! Mais rien n’est vraiment clair, et la fiction, l’imaginaire se mêlent à la réalité…

Un bon thriller, effectivement, mais je lui préfère largement Parasite, triller SF, série manga seinen en 10 tomes.

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2 Reponses to “Monster de Naoki Urasawa”

  1. BMR dit :

    Oubliez vite qu’il s’agit d’un manga et la consonnance japonaise du nom de l’auteur Naoki Urasawa. Ne vous arrêtez pas au titre non plus, car Monster est véritablement une excellente bande dessinée (primée au Japon et parue en français chez Kana).
    Le dessin (même s’il est en noir et blanc) est plus fouillé qu’il n’y parait, les dialogues sont fort bien écrits, et l’intrigue de ce thriller s’avère au fil des 18 volumes, riche et complexe à souhait.
    Les mangas sont aux albums BD un peu ce que les séries télé sont au film en technicolor : Naoki Urasawa profite donc de la liberté du format manga publié en épisodes pour construire savamment son intrigue et développer d’agréables digressions qui sont autant de promenades où apparaissent de multiples personnages souvent très attachants. Le suspense, et parfois l’émotion, de chaque épisode nous tiennent en haleine jusqu’au suivant.
    L’action de ce polar se déroule principalement en Allemagne (et autres pays de l’est) avec en décor la chute du Mur de Berlin, la réunification allemande, les néo-nazis …
    Monster constitue aussi un accès facile à l’univers des mangas : c’est quand même un vrai manga, en noir et blanc et qui se lit de droite à gauche. A découvrir absolument !

  2. Brize dit :

    J’ai adoré cette série !
    Le problème c’est que, depuis, je n’arrive pas à trouver un manga seinen aussi bien… mais je lis ta remarque sur « Parasite » alors que je viens justement de prendre les deux premiers tomes à la bibliothèque (l’espoir renaît !) !!!

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