Magnolia de Paul Thomas Anderson

10.12
2013

Mardi cinéma

cop. Magnolia

cop. Magnolia

Genre : film mosaïque

écrit et réalisé par Paul Thomas Anderson
sortie en salle : 1999

Théorie : « Même si nous en avons fini avec le passé, le passé, lui, n’en a pas fini avec nous ».

Synopsis :

Earl Partridge, à la tête d’un gros groupe de télévision, s’apprête à mourir. Sa femme ne supporte pas de le voir mourir et se reproche de ne l’avoir épousé que par intérêt. Le vieillard demande à son infirmier Phil Parma de retrouver son fils, Frank T.J. Mackey, qu’il a jadis abandonné aux côtés de son ex-épouse, morte d’un cancer.

Ce fils, animant des séances soutenant la supériorité du « mâle » sur la « femelle », se livre à une interview pour la télévision par une journaliste bien informée, qui met bas à son masque.

Jim Kurring, un policier, trouve chez une femme noire un homme mort, dont un garçon affirme connaitre le meurtrier. Il fait ensuite la connaissance de Claudia Wilson Gator, la fille toxicomane de Jimmy Gator, le présentateur vedette d’un jeu télévisé produit par la société de Earl Partridge, qu’elle vient de mettre dehors, hystérique.

Ce dernier, ayant appris qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, présente une dernière fois son émission phare dans laquelle des enfants affrontent des adultes sur des questions de culture générale.

Parmi les trois enfants, le favori, Stanley Spector, après qu’on lui ait interdit d’aller aux toilettes, décide de ne plus jouer au singe savant, au grand dam de son père.

Donnie Smith, ancien vainqueur de ce jeu, trente ans plus tard, essaye de séduire la personne qu’il aime par tous les moyens possibles.

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Analyse du scénario :

Le film commence et s’achève sur trois coïncidences malheureuses ayant provoqué la mort, pour  faire comprendre un peu lourdement que les coïncidences vont jouer un rôle dans l’intrigue.

Dans cette intrigue où s’entrelacent plusieurs fils directeurs, qui donnent une énorme dynamique à l’ensemble, les personnages finissent parfois par se rencontrer les uns et les autres, puis poursuivent leur chemin, un chemin marqué par la maladie, le deuil, la mort, la souffrance des proches, les remords, les regrets, la culpabilité, les aveux. Seuls le policier et l’infirmier tentent l’impossible pour apporter de l’aide et redonner espoir aux autres personnages, complètement détruits.

La scène lente dans le film où chacun commence à chanter la même chanson fait songer à un clip video, qui nuit à l’intrigue en mettant une distance entre le spectateur et le film. De même, peu avant le dénouement, plusieurs personnages se croisent une dernière fois sous une pluie de grenouilles annonçant l’une des colères divines, ce qui a le mérite d’être inattendu et spectaculaire, mais qui finalement laisse absolument perplexe.

L’un des rares films du genre, à revoir.

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