Le piano oriental de Zeina Abirached

16.09
2015

 

cop. Casterman

cop. Casterman

 

Beyrouth, à la fin des années 1950. Abdallah se réveille de bien bonne humeur, tout heureux d’une bonne nouvelle d’une lettre qu’il a reçue et qu’il va aller annoncer à son meilleur ami, en mettant ses nouvelles chaussures italiennes qu’il désirait depuis longtemps. Il vient en effet d’apprendre que le fabricant autrichien de piano Hofmann est intéressé par son concept de piano hybride dont il a modifié la pédale de sourdine pour qu’elle permette de jouer le quart de ton nécessaire à la musique orientale.

Parallèlement, à Beyrouth, de nos jours : une jeune femme de 23 ans s’applique à ne plus parler que le français en quittant son Liban natal pour s’installer en France.

C’est la véritable histoire de son arrière-grand-père qu’elle n’a pas connu, que Zeïna Abirached nous donne à lire, à voir et même à entendre, tant elle s’est évertuée à mettre de la musique dans le récit de cette vie qui y fut consacrée. Elle l’a sertie d’un très beau graphisme en noir et blanc, qui n’est pas sans faire penser à une déclinaison gaie, fleurie et légère d’Aubrey Beardsley. A cette tentative avortée de faire cohabiter deux musiques, orientale et occidentale, sur un même piano, l’auteure a voulu associer sa propre expérience de bilingue écartelée entre deux langues et deux cultures.

Aubrey Beardsley

Aubrey Beardsley

Un très beau moment de lecture, frais et léger.

Zeïna ABIRACHED

Le piano oriental

Casterman (2015)

196 p. ; 26 x 19 cm

EAN13 978220309208 : 22 €

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