Le non de Klara d’Aaron Soazig

12.09
2005

Klara, l’héroïne, revient d’Auschwitz en 1945. Méconnaissable. Non seulement physiquement (elle est chauve, maigre, détruite), mais aussi psychiquement puisque à l’intérieur Klara n’est plus qu’un champ de ruines. A son amie et belle-sœur Angélika qui l’accueille, elle raconte froidement ce qu’elle a vécu, et refusera de revoir sa fille car, dira-t-elle un jour, elle sent la mort, et ne souhaite pas faire sentir cette odeur à une toute petite fille dont la fraîcheur se flétrirait près d’elle. Elle sait qu’elle ne pourra plus jamais être heureuse ni insouciante et ne se sent pas le droit d’imposer ce qu’elle est devenue, c’est-à-dire une femme qui ne ressent plus rien, à sa fille de trois ans. Après un mois passé à Paris, le temps de régler quelques affaires, elle confie son enfant, sans l’avoir revue, à ses meilleurs amis et part pour toujours.
Que dire de plus après un tel résumé ?

 

AARON, Soazig. – Le non de Klara. -  Maurice Nadeau, 2002. – 186 p.
Pour ce roman, Aaron a reçu en 2002 la « Bourse Goncourt du premier roman« , le « Prix Emmanuel Roblès » de la ville de Blois, le Prix du Roman de la Ville de Carhaix, et, en 2004, le Grand Prix des Libraires.
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