Le cinéma muet * de Vincent Pinel (2010)

07.10
2010

La ruée vers l’or de Chaplin, Le Cabinet du docteur Caligari, Nosferatu le vampire de Murnau, Le Docteur Mabuse et Métropolis de Fritz Lang, Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, Le Mécano de la “General” de Buster Keaton, Un chien andalou de Luis Buñuel… ces chefs-d’oeuvres ne méritent pas cette appellation de “cinéma muet”, comme s’il s’agissait d’un handicap, donnée lorsque la technique nouvelle du “parlant” commença à le concurrencer. Muet, ce cinéma ne l’est d’ailleurs pas vraiment, puisqu’on l’accompagne musicalement, et qu’on le complète par des intertitres, des didascalies et parfois des dialogues écrits. D’ailleurs le « parlant » posera, lui, le problème de la voix des acteurs (la carrière de certains dont la voix passe mal s’en trouvera interrompue) et de leur nationalité (pour qu’un même film soit vu par le monde entier, il faut désormais soit sous-titrer soit doubler les dialogues).

Directeur du département du film à la Cinémathèque française, Vincent Pinel, s’excuse d’avoir été contraint, vu l’ampleur de la production, à une filmographie essentiellement occidentale. Après un bref historique des origines du cinéma, il nous expose, année après année, dans cet ouvrage synthétique et richement illustré, les faits, films et anecdotes (le triomphe déjà des studios Pathé) qui ont marqué le cinéma muet durant tout son règne, de 1895 à 1929.

Ce panorama du cinéma muet nous invite à découvrir une multitude de films que nous n’avons toujours pas vus, tels que L’Oiseau bleu de Maurice Tourneur, Les Vampires de Louis Feuillade, Monte là-dessus ! de Fred Newmeyer et Sam Taylor, La Chute de la maison Usher de Jean Epstein,…

PINEL, Vincent. – Le cinéma muet. – Larousse, 2010. – 287 p. ; 25 cm. – (Collection Comprendre Reconnaître). – ISBN 978-2-03-584339 : 27 €.

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