La rivière noire ** d’Arnaldur Indridason (2011)

30.01
2011

Un samedi soir, dans un bar, un jeune homme choisit une jeune femme seule pour l’aborder, lui faire boire un ou deux verres dans lesquels il a versé des cachets de Rohypnol, plus connus sous le nom de drogue du violeur. Seulement, le lendemain matin, ce jeune homme prénommé Runolfur est retrouvé égorgé, gisant dans son sang, dans son appartement, et la jeune fille a disparu, ayant oublié sous le lit un châle dégageant une forte odeur de cuisine indienne…

Dès l’incipit, le lecteur est induit en erreur : la victime du meurtre auquel les premières pages l’avaient préparé n’est pas celle qu’il attendait. L’inspectrice Elinborg va donc enquêter sur la vie de ce jeune homme apparemment sans histoire, qui apparaît très rapidement davantage comme un criminel que comme une victime. Car les véritables victimes, ce sont ces femmes violées qui n’osent parler, détruites, et qui s’exaspèrent d’une justice mal faite.

Quand on lit un polar d’Arnaldur Indridason, il est difficile de le lâcher : cet auteur islandais sait toujours savamment mêler des considérations relevant du cercle privé – ici les relations tendues entre l’inspectrice et son fils adolescent, la lecture de son blog, les raisons de sa passion pour la cuisine – et celles évoquant des problèmes de société – ici la honte du viol, l’absence de vie privée dans les villages où tout se sait, et où on se tait. Un bon roman policier, mais on lui préfère tout de même deux de ses autres polars, La Femme en vert (2006) et L’Homme du lac (2008).

Du même auteur :

La Cité des jarres * (2005)

La Femme en vert ** (2006)

La Voix ** (2007)

L’Homme du lac *** (2008)

Hiver arctique ** (2009)

Hypothermie ** (2010)

INDRIDASON, Arnaldur. – La rivière noire / trad. de l’islandais par Eric Boury. – Métailié, 2011. – 299 p.. – (Métailié noir). – ISBN 978-2-86424-758-6 : 19 €.
Service de presse
Sortie : le 3 février
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1 Reponse to “La rivière noire ** d’Arnaldur Indridason (2011)”

  1. dasola dit :

    Concernant l’Homme du lac, c’est celui que je le moins aimé. Cette rivière noire n’est pas mal du tout même si l’enquête est longue à démarrer. Elinborg s’en tire bien mais Erlendur nous manque un peu. Des 7 volumes parus, mes préférés sont La cité des jarres, la femme en vert et Hypothermie. Bonne fin d’après-midi.

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