La mort n’oublie personne de Didier Daeninckx (1989)

29.07
2010

Isolé dans un pensionnat pour apprentis, Lucien Ricouart est retrouvé noyé dans un bassin près duquel Marc Blingel, l’un des élèves parti à sa recherche avec un professeur, lit l’inscription tracée dans la terre « Mon père n’est pas un assassin ». Vingt-quatre ans après, Marc, devenu historien, interviewe Jean Ricouart, son père, sur son parcours de résistant…


Les histoires de Didier Daeninckx sont toujours d’autant plus révoltantes qu’elles s’inspirent de faits réels et dénoncent des pans de l’histoire que beaucoup préfèrent laisser dans l’ombre. Dénonciations de collaborateurs envieux, tortures, déportations, parodie de justice, suicide suite à des insultes calomnieuses injustifiées, tout concourt en effet à créer autant de monstres qu’il y a d’êtres humains capables de malfaisance. Miliciens, soldats, voisins, juges, tous, même des enfants, sont capables du pire.

La dénonciation des discriminations et des injustices est bien le fer de lance de l’inspiration de Didier Daeninckx. Et on ne peut qu’y applaudir. Nonobstant il y a comme une petite ambiguïté gênante dans ce choix de n’écrire que sur ce que l’humanité a pu faire de pire, de plus scandaleux, puisqu’on ne peut que réussir à émouvoir au plus haut point le lecteur avec un matériau aussi épouvantable que la torture, la calomnie ou la déportation.

DAENINCKX, Didier. – La mort n’oublie personne. – Denoël, 2009. – 189 p.. – (Folio policier ; 60). – ISBN 978-2-07-040807-8.
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