La Haine de Mathieu Kassovitz

01.10
2013

Comédie dramatique (1995)

SYNOPSIS
A la suite d’une bavure policière et de l’émeute qui a éclaté, le quartier est cerné par des cars de CRS. Le lendemain matin, trois potes se retrouvent : Vinz, adepte du « dent pour dent », très fier d’avoir récupéré le pistolet perdu par un policier, Saïd, un petit délinquant, et Hubert, un jeune boxeur impliqué dans l’action associative pacifiste, désolé de voir la salle d’entraînement qu’il a créée complètement ravagée par les émeutiers. Pour récupérer 500 francs, le trio arrive à Paris, chez un cocaïnomane. A leur sortie de l’immeuble, ils sont interpellés par des inspecteurs de police. Vinz parvient à prendre la fuite, pendant que ses amis subissent un interrogatoire humiliant dans un commissariat. Un peu plus tard, traînant sur un quai de gare, les trois banlieusards rebroussent chemin et errent dans Paris, s’introduisant à un vernissage d’exposition d’art contemporain, se retrouvant confrontés à un groupe néo-nazi…

 

AVIS

Le scénario commence par Saïd ouvrant les yeux sur les cars de flics, et s’achève sur le même Saïd fermant les yeux pour ne pas voir la fin du film et de l’histoire. Le scénario est bâti sur le principe d’une odyssée durant laquelle on sent l’ennui de ces trois laissés pour compte, qui n’ont pas les codes pour prétendre s’extraire de leur banlieue pourrie et de leurs combines illégales. Une odyssée tout le long de laquelle on appréhende le moment où Vinz va se servir de son arme. Dans le trio deux logiques s’affrontent : Vinz est la voix de la colère, tandis que Hubert celle de la raison, pacifiste. Mais c’est une comédie avant tout, fine et intelligente, qui annonce malgré tout la couleur : ça finira mal car « l’important ce n’est pas la chute, mais l’atterrissage« . Un engrenage fait de bêtise humaine et de fatalité sociale.

Partagez

Tags:

Laisser un commentaire