La coulée de feu de Valerio Evangelisti

17.05
2009

 

cop. Métailié et Carnets de SeL

A Brownsville, en 1859, à  l’arrivée des rangers, la veuve Marion Gillepsie décide de partir avec ses deux enfants, Christine et Ruppert, aux côtés de Don José San Ramon, tandis que la petite Mexicaine Margarita Magon échappe des griffes du sudiste William Henry pour se placer sous la protection de Carvajal, dans les tumultes de trente ans de guerre dont surgira la nation mexicaine.

Valerio Evangelisti nous transporte avec talent dans une grande fresque historique, dont on suit le destin d’une galerie de portraits, souvent tragique. En filigrane, il y dénonce les discriminations raciales, le sort réservé à ces indiennes et mexicaines considérées au mieux comme de petits animaux, et le massacre des Indiens. Un roman-fleuve qui nous permet d’appréhender un sujet que maîtrise bien l’auteur, ancien professeur d’histoire.

« La dame chez qui, à quatre heures du matin de ce 16 septembre 1859, William Robertson Henry, dit « Big Bill », se trouvait, n’était nullement mexicaine. Marion Salstreet Gillepsie, veuve quadragénaire d’un sous-officier de Fort Brown tombé deux ans plus tôt dans un guet-apens des Comanches, avait du mal à cohabiter avec les quatre esclaves nègres qui la servaient. Et pourtant, elle trouvait encore plus repoussants les Mexicains qui s’obstinaient à vivre à Brownsville (…). » (incipit, p. 19)

 

EVANGELISTI, Valerio. – La coulée de feu / trad. de l’italien par Serge Quadruppani. – Métailié, 2009. – 413 p.. – (Bibliothèque italienne). – ISBN 978-2-86424-645-9 : 22 €.

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