Kyoko de Ryû Murakami

28.12
2005

cop. Picquier

Kyoko, c’est une jeune japonaise de 21 ans qui débarque à New York à la recherche de José qui, il y a 12 ans, lui a appris à danser puis est reparti en lui laissant cette adresse lointaine. Dès lors, elle n’aura de cesse de le retrouver, croisant sur son passage les parias de la société, noirs, immigrés et homosexuels, qui tomberont sous son charme lumineux. Quand elle le retrouvera au dernier stade du sida, elle décidera naturellement de réaliser son dernier rêve : parcourir des milliers de kilomètres vers le sud, dans une Amérique profonde intolérante, à bord d’un bus rouge, pour rejoindre une mère qui ignore et son homosexualité et son état.

Un très beau roman redonnant vie et espoir à tous ceux que le personnage rencontre, qui croient, comme nous lecteurs, la société à jamais gangrénée par l’individualisme et l’intolérance. Un personnage créé comme une bouffée d’oxygène, que d’aucuns pourraient qualifier de trop beau pour être réel.

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3 Reponses to “Kyoko de Ryû Murakami”

  1. Safran dit :

    Je viens de le terminer. C’est vraiment un petit livre très agréable avec un personnage qui paraît presque irréelle de charisme.

  2. BMR dit :

    De Ryû, on a lu avec plaisir Kyoko, une sorte de road movie d’une japonaise aux US, un roman hanté par le sida.
    Ainsi que Raffles Hotel (l’hôtel de Singapour qui hébergea récemment la délégation parisienne pour la sélection des JO mais cela n’a rien à voir avec le livre !). Murakami Ryû excelle dans l’art de raconter une même histoire vue au travers des différents prismes de chacun des acteurs.

    « Ce qui est déterminant dans la préparation d’un bon cocktail, c’est l’espace entre l’alcool et la glace. Du point de vue de la physique c’est impossible de laisser un espace. Ce qu’il faut pour agiter le mélange et faire que l’alcool et la glace se séparent, c’est une sorte de méchanceté. Si on a l’esprit mou et aqueux, on ne peut faire que des cocktails aqueux. »

    « Dans les moments importants de la vie, j’ai pour habitude de préparer une petite conclusion adaptée à la situation. »

    « Elle a souri d’un air heureux. Pourtant elle ne savait pas encore qu’elle était en route vers le futur. Elle ignorait que le futur, c’est perdre ce qu’on a maintenant, et voir naître quelque chose que l’on n’a pas encore. »

  3. Marie dit :

    Je l’ai lu il y a quelques semaines, sans doute l’un des romans de Ryû Murakami le plus « soft » !

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