Je vais rester de Trondheim et Chevillard

16.07
2018
cop. Rue de Sèvres

cop. Rue de Sèvres

 

Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances d’été. Roland a tout réglé, tout réservé, tout planifié dans son carnet, tout sauf le fait d’être décapité par un auvent quelques minutes à peine après être arrivé. Fabienne, choquée, répond alors sur le portable de Roland qui sonne que tout va bien, et qu’ils sont bien arrivés…

Trondheim nous régale ici d’un scénario en demi-teinte, douce amère : le déni d’une mort absurde et le vide qu’elle laisse sur l’horizon d’une autre vie qui doit se reconstruire, et la chaleur d’une amitié pourtant éphémère avec un type que Fabienne n’aurait probablement jamais fréquenté auparavant. A ce scénario touchant aux planches souvent muettes, comme une focalisation interne de Fabienne par rapport à ce qui l’entoure, et qu’elle observe, en retrait, détachée de toute cette vie qui continue sans lui, sans eux, s’ajoute la qualité d’un dessin savoureux, au grain sépia. Une excellente BD.

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