Crimes à Oxford de Alex de la Iglesia

15.10
2013

 

Oxford

Oxford

Mardi ciné

Scénario de Jorge Guerricaechevarria et Alex de la Iglesia, d’après l’œuvre de Guillermo Martínez

Thriller réalisé en 2008 par Alex de la Iglesia

Pitch

Un étudiant nord-américain et le professeur d’Oxford qu’il admire, sommité en mathématiques, découvrent ensemble une vieille dame assassinée, et tentent de démasquer ce qui semblerait être un meurtrier en série à l’aide de la logique pythagoricienne….

Début du synopsis

Martin, un étudiant nord-américain, arrive en Angleterre pour écrire une thèse de mathématiques à l’université d’Oxford. Il loge chez une vieille amie du Pr Seldom, une sommité des mathématiques, dans l’espoir de s’en approcher. Il fait la connaissance de Lorna, une jolie infirmière, pendant une partie de squash, ce qui lui attire des remarques de Beth, la fille de la logeuse, qui en a assez d’en être la garde-malade. Il l’exhorte à vivre sa vie, tout comme lui.

Ridiculisé dans le grand amphi. par le Pr Seldom, Martin décide de quitter Oxford et rentre faire sa valise. Il y retrouve au seuil de la porte le professeur qui vient rendre visite à sa logeuse. Tous deux la découvrent assassinée dans son fauteuil pendant sa partie de Scrabble.

Aux policiers qui les interrogent, le professeur affirme avoir reçu une lettre annonçant ce premier meurtre, signée d’un symbole : un cercle.

Deux autres meurtres, à l’encontre de personnes en fin de vie, suivent, annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s’associent pour retrouver les pièces du puzzle.

Martin découvre bientôt que Beth, un autre étudiant dont il a méprisé la théorie, mais aussi Lorna, connaissaient intimement le professeur… Le tueur en série ne serait-il pas l’un d’entre eux ?

Critique

En général, on le sait (ne lisez pas ceci si vous n’avez pas vu le film), le coupable n’est jamais inconnu : on ne le sort pas comme cela de son chapeau à la fin d’un film, à part si ce dernier est mauvais. On voit donc forcément le/la coupable à un moment donné dans le film, avant de savoir que c’est lui. Cela n’a pas loupé, hélas, j’ai deviné.

En revanche, on se délecte à suivre les discussions des deux « têtes » autour de nombreux concepts scientifiques ou philosophiques : le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein, les suites logiques, dont la suite de Fibonacci, qui servent de fil directeur aux meurtres, le principe d’incertitude de Heisenberg, le théorème d’incomplétude de Gödel, le dernier théorème de Fermat et sa preuve par le professeur Wiles d’après la conjecture de Shimura-Taniyama-Weil, la Tétraktys, les symboles des Pythagoriciens… L’effet du puzzle à reconstituer est un jeu savamment dosé pour émoustiller l’intelligence du spectateur.

Un énorme regret : le dénouement après le tout dernier meurtre est vraiment superflu ; il aurait été de meilleur goût de s’arrêter au moment de la révélation de l’identité du serial killer.

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