Cher amour de Bernard Giraudeau (2009)

09.05
2009

« Avec le temps l’espace entre vérités et mensonges se dissipe doucement et vous me pardonnerez si parfois j’ai repoussé cette frontière pour être au plus près de l’indicible. (…) Ces récits sont des voyages au pays des hommes. Voyager, on n’en revient jamais. » (incipit, p. 9)

Un homme écrit à une inconnue le récit de ses voyages, du quotidien en Amazonie comme en Indonésie, et de ses retours à Paris, de ses expériences au cinéma ou au théâtre.

Après Des hommes à terre ** (2004) et surtout Dames de nage ** (2007) qui avaient révélé à quel point l’acteur Bernard Giraudeau savait aussi bien manier la langue française sur le papier qu’interpréter ses textes sur les planches ou devant la caméra, voici Cher amour, sorte de journal adressé à la femme aimée que le narrateur n’a jamais rencontrée, prétexte à des allers-retours incessants entre Paris, capitale culturelle, lieu de tournages, de spectacles et de répétitions, et d’autres pays et continents, d’Asie et d’Amérique latine surtout, visités en routard. La singularité de son style ne s’y dément pas, à la fois cru et poétique, pour raconter des histoires d’amour devenues presque des légendes, des spectacles quotidiens de désolation, des visages, des paysages. Toutefois, l’absence réelle d’intrigue, de véritable fil linéaire, conjugué à l’effet patchwork provoqué par ce mélange peuvent empêcher de se laisser totalement emporter par la lecture de ce nouveau texte.

GIRAUDEAU, Bernard. – Cher amour. – Métailié, 2009. – 267 p.. – ISBN  978-2-86424-687-9 : 17 €.

Service de presse

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