Categorie ‘*** J’ai adoré

La côte d’Azur (de 1993 à Noël 2011, juillet 2017, août 2018)

14.08
2018

Oui, oui, trop bétonnée à mon goût, trop peuplée, et par des gens cultivant leur paraître pour la majorité, mais que voulez-vous, elle demeure malgré tout une belle région…

Cliquez sur le diaporama pour le voir en plein écran.
Où se promener ?

De la frontière italienne à Théoule :

  • Menton, pour sa fête du citron et ses ruelles fleurant déjà bon l’Italie !
  • Eze, dont vous aurez un point de vue magnifique de la route, mais pas du village : allez donc boire un verre en terrasse afin de pouvoir contempler la mer !
  • Au plus bel endroit de la côte, sur la presqu’île du Cap Ferrat, où le béton n’a pas fait de ravages puisque seuls les riches semblent y avoir élu domicile.
  • Promenez-vous dans les 7 jardins (espagnol, exotique,…) de la Villa Ephrussi de Rothshild, et visitez la Villa Kerylos de Beaulieu-sur-mer, reconstitution exacte d’une villa de la Grèce antique.
  • Dans les ruelles du vieux Nice pour y goûter une pissaladière « chez Thérésa » et croquer dans un fruit en passant au marché du cours Saleya,
  • Sur la promenade des Anglais, à Nice, avec le palais de la Méditerranée dont seule la façade a été conservée, son palace Negresco de la belle époque et son immeuble jumeau dans lequel on aimerait bien avoir un appartement avec vue sur la mer…. Ah doux rêve….
  • Tentez d’éviter la foule en déambulant très tôt le matin ou après dîner dans Saint-Paul-de-Vence.
  • Découvrez, après avoir contemplé le panorama donnant sur toute la côte, de magnifiques pièces au musée d’Arts Décoratifs du château de Gourdon, spécialisé dans l’art déco et l’art nouveau,
  • Arrêtez-vous au village de Bar-sur-Loup, aux ruelles bordées de hautes maisons anciennes, mais aussi à Tourettes-sur-Loup.
  • Faites donc une petite promenade dans le vieux village de Biot,
  • Prenez l’apéritif sur la place des Arcades dans le vieuxValbonne,
  • et dînez dans le Vieux Mougins, sur sa place à la fontaine,
  • Prenez plaisir à vous croire seuls au monde dans les ruelles tortueuses du village méconnu d’Auribeau sur Siagne,
  • Flânez dans les vieilles rues d’Antilles, visitez le musée Picasso, à l’intérieur du château Grimaldi, qui offre une superbe vue depuis sa terrasse sur la mer Méditerranée,
  • Longez la côte, cheveux au vent, à moto ou en cabriolet, le long du Cap d’Antibes,
  • Passez une journée sur l’île Sainte-Marguerite : faites-en le tour, sans négliger quelques haltes pour vous baigner en face de l’île Saint-Honorat : l’eau est turquoise, la flore et la faune protégées et bien expliquées, les sentiers pédestres bien aménagés, offrant quelques fontaines bienvenues pour étancher notre soif et remplir nos gourdes.
  • Passez-en une autre sur l’île Saint-Honorat, plus petite, moins propice à la baignade, mais tout aussi préservée, où vous découvrirez un monastère fortifié surplombant la mer.

  • Promenez-vous sur le massif de l’Esterel, jusqu’à Notre-Dame-d’Afrique. Vous achevez ainsi votre découverte de toute la côte des Alpes-Maritimes !
Où se baigner ?
  • Baignez-vous dans les calanques du magnifique massif de l’Esterel ou à la pointe l’esquillon de Théoule sur mer : un sentier aquatique vous est proposé à la pointe de l’Aiguille, vous permettant d’admirer avec masque et tuba une variété intéressante de la faune et de la flore sous-marines : oursins, étoiles de mer, murènes, barracudas.
  • Avec des enfants en bas âge, jouez la sécurité en lui préférant la plage des Mineurs, où les petits pourront aller dans l’eau sans crainte et faire de beaux châteaux de sable.
  • Un conseil : allez à la plage le matin si vous voulez voir les poissons dans l’eau transparente que les nageurs n’ont pas encore troublée.
  • Vous fuyez les touristes ? Essayez donc l’eau fraîche de la Siagne ou du Loup.
Où se loger ?

Si vous êtes très riches, prenez donc une suite vue sur la mer à

L’hôtel CARLTON ****

Indubitablement le plus beau de France, du moins sa façade de la Belle Epoque.

 

Où se restaurer ?

Un coup de coeur pour le restaurant

La Zucca Magica (http://www.lazuccamagica.com/)

Ne cherchez pas le menu ni son prix : c’est la même chose pour tout le monde, le menu du marché, et vous en aurez pour à peine seize euros pour un repas (le midi uniquement) que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Ici, on vert sert une cuisine végétarienne, à base de cucurbitacées qui décorent la petite salle (on se croirait à Halloween), de pâtes, de pois chiches et de gorgonzola… Car ce sont des Italiens qui tiennent la boutique, et, midi et soir, la salle est toujours comble, qu’il s’agisse de touristes ou d’habitués.

et pour le bar à soupe d’Antibes, une adresse totalement improbable dans cette jet-set de la frime, où une grande tablée de 10 personnes, surtout pas plus, vous accueillera à un prix défiant toute concurrence pour une cuisine simplicissime avec de bons produits, souvent italiens : pour 7 euros vous avez votre bol d’une soupe excellente, une assiette de charcuterie et de fromages et un dessert, le tout servi par une patronne qui n’ouvre que les 6 mois hors-saison, pour fuir les touristes l’été. Une cuisine chaleureuse et conviviale, sans chichi, fortement appréciée des locaux. Là-bas, c’est comme à la maison !

A quelle librairie faire ses provisions intellectuelles ?


- la librairie Privat Sorbonne de Cannes

- la librairie Masséna de Nice.

Où lire ?


- sur le banc de pierre au coeur d’Auribeau sur Siagne,

- sur la plage de Théoule sur mer.

Poussin bleu (t. 1) de Monsieur le Chien

18.07
2018
cop. Fluide glacial

cop. Fluide glacial

Tome 1 : l’armure d’or

« Le courage offre ce que la taille refuse »

Udras, roi des Dieux rouges, est mourant. Pour lui succéder, ses sept enfants ont tous désigné leur champion, et Lénara, déesse des animaux, sa favorite, a choisi Poussin-Bleu, né il y a 16 jours, comme son champion dans la guerre des Dieux qui s’annonce. Comme les autres champions, il est doté aléatoirement d’un pouvoir, qui se trouve être celui du « don de la langue »…

Surprenante, d’un mauvais goût assumé, morbide, cette épopée d’heroïc fantasy m’a fait l’effet d’une bombe hilarante, qui nous fait éclater de rire dans une déflagration de gags complètement barrés.

Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro

28.02
2018
cop. Gallimard

cop. Gallimard

 

Prix Nobel de littérature 2017

Kath a le privilège en tant qu’accompagnatrice de pouvoir choisir ses patients. Un jour où elle retrouve l’une des anciennes élèves d’Hailsham, devenue comme elle accompagnatrice, mais qui en souffre, elles évoquent ensemble les deux meilleurs amis de Kate, dans cette école isolée dans la campagne anglaise, Ruth et Tommy. Kath se souvient alors de son enfance là-bas, encadrée par les « gardiens » qui les ont aussi éduqués. Elle se remémore les tabous, les non-dits pour se protéger de la vie qui les attendait, de ces dons de leurs plus belles oeuvres artistiques aux uns et aux autres, et même à Mademoiselle, les emportant pour les exposer dans la Galerie. Elle se souvient aussi de son amitié avec Ruth, la dominatrice, et avec Tommy avec qui elle s’entendait si bien. C’est alors qu’elle décide d’accompagner Tommy, qu’elle n’a pas revu depuis Ruth lui a déclaré qu’il ne voudrait jamais d’elle…

Mon mari m’a offert ce roman dont je ne savais strictement rien. Je connaissais seulement l’histoire des Vestiges du jour par le trou de la serrure du film avec Anthony Hopkins, et j’en gardais le souvenir d’un film d’atmosphère, et d’une vie personnelle niée, de sentiments éradiqués, au profit d’un maître à servir du mieux possible, et donc un conditionnement tel que le sens du devoir, du travail bien fait, devient un absolu au point de ne pas assister à la mort de son père ou de refuser l’amour à sa porte.

J’invite ici mes lecteurs qui n’auraient pas lu le roman à ne pas lire plus avant car le roman perdra de beaucoup son intérêt si vous connaissez déjà son sujet. Un conseil : lisez-le comme je l’ai fait sans rien en savoir, vous devinerez sans doute de quoi il retourne, mais l’effet de suspens désiré par l’auteur sera ainsi préservé.

Avec surprise, je découvre donc ici un roman d’anticipation se déroulant dans la Grande Bretagne des années 90. Déroutant à bien des égards, mais ô combien puissant puisque sans embage, sans détour, et de la meilleure façon qui soit, il aborde non pas la question éthique du clonage thérapeutique mais suit le parcours de ces touts-petits éduqués ensemble dans un pensionnat jusqu’à l’âge adulte, protégés du monde extérieur et élevés dans le non-dit mais avec pour horizon de vie de devenir des donneurs. On retrouve ici un thème commun aux Vestiges du jour, mais aussi à l’éducation japonaise, qui est le conditionnement des enfants qui, devenus adultes, ne songent jamais à fuir, à s’échapper, alors qu’ils en ont l’occasion. Quand d’autres dystopies auraient fondé toute l’intrigue sur la révolte de ces jeunes adultes, procréés artificiellement par clonage, destinés à être dépecer comme des cochons pour prolonger la vie d’êtres humains nés naturellement, ici rien de tel : personne n’esquisse un geste, ni même n’y songe. Tout au plus leur donne-t-on l’espoir un jour d’obtenir un sursis de quelques années. Froidement, la narratrice comme ses amis affronte le sort que ses créateurs lui ont réservé, et pourtant l’empathie domine, sans jamais tomber dans le pathos, de même que toute la palette de sentiments et de découvertes, d’amitiés et d’amours qu’elle livre ici, en tous points semblables à son modèle humain..

Une excellente dystopie à lire pour conclure tout débat sur le clonage thérapeutique, du point de vue des clones !

L’Alsace

09.01
2018

L’Alsace, c’est d’abord Strasbourg ***, que vous avez pu découvrir dans un précédent billet.

Mais c’est aussi :

le Haut-Koenigsbourg **
Riquewihr ***
Kaysersberg **
Colmar ***


ainsi que Eiguisheim **, Turkheim *, Ribeauvillé *, Fréland, le parc naturel régional des Vosges.

Dans cette région, les maisons se font gaies en osant toutes les couleurs ; anciennes, elles n’ont pas été la cible des bombes allemandes. On y est traditionnellement catholique.

On y mange de la choucroute au Riesling, de la tourte à la viande et au Riesling, des tartes flambées, du Munster, du foie gras, beaucoup de charcuterie, de la truite des Vosges, et en dessert le kougelhopf, brioche aux raisins secs et aux amandes. Mais c’est surtout les vins d’Alsace qui attirent toute mon attention, notamment le pinot gris (Eiguisheim 2014) et les « alsace grand cru ».

Une région si belle et si riche qu’on ne se lasse pas de la visiter.

Découvrez le panorama légendé de l’Alsace en plein écran

en cliquant sur l’aperçu :

Adoré

Billet publié le 29 octobre 2011 lors d’une première visite en Alsace,

et mis à jour le 9 janvier 2018, après deux autres visites en Alsace, début août 2015 et début janvier 2018.

The Handmaid’s Tale (saison 1)

30.12
2017

Genre : dystopie

Dans un futur proche, aux Etats-Unis, devenu un état totalitaire religieux, June offre ses services très particuliers au commandant Fred Waterford et à son épouse : c’est une servante écarlate, qui met son appareil reproductif à la disposition du couple pour lui donner un enfant.

cop. IMDb

cop. IMDb

Effectivement, il y a quelques années de cela, la conjoncture de pollutions et de maladies sexuellement transmissibles a rendu la quasi-totalité des femmes stériles dans le monde. Une secte religieuse protestante du nom des « Fils de Jacob » en a profité pour commettre un coup d’Etat et instauré un nouvel ordre, faisant régner la terreur, éradiquant les dissidents, les homosexuels et les opposants religieux. Désormais seuls les hommes sont au pouvoir dans la sphère politique, peuvent lire et s’instruire, tandis que les femmes sont classées en quatre catégories identifiables par la couleur de leur habit :  les Épouses en bleu, femmes de hauts dirigeants, les Martha en gris, les gouvernantes et les Servantes en rouge pourpre, servant littéralement uniquement à la reproduction, sous l’autorité de quelques Tantes en marron. Après avoir tenté de fuir les Etats-Unis avec son mari et sa fille, l’un tué, l’autre détenue dans un orphelinat, June est donc la « reproductrice » du commandant, soupçonné de stérilité par sa femme, et qui a bien des secrets condamnables…

 

Plus que le but de l’héroïne qui est de survivre au milieu de personnes qui peuvent la dénoncer, la violenter, la mutiler ou la tuer à tout moment, plus que son rêve de retrouver sa vie de famille loin de ce cauchemar, c’est ce cauchemar lui-même devenu réalité dans cette série qui est fascinant : en quoi l’extrémisme religieux peut-il être contraire aux penchants naturels humains, en quoi peut-il être même le contraire de l’humanisme, en quoi peut-il devenir un piège pouvant se refermer sur ceux-là même qui l’ont imaginé…

A la fin de la première saison (ne lisez pas ce qui suit pour ceux qui n’auraient pas vu la fin), on est galvanisé par la micro-révolution d’une petite vingtaine d’esprits en marche, mais on est surtout impatient de savoir si ceux-là même qui ont instauré son cauchemar en deviendront les victimes, ou le dynamiteront eux-mêmes…
Pour plus d’informations, lire l’article La Servante écarlate

 

 

 

 

Le loup qui voulait être un artiste d’Orianne Lallemand et Eléonore Thuillier

14.12
2017
cop. Auzou

cop. Auzou

 


Loup rêvassait tranquillement en admirant le paysage quand Maître Hibou lui trouva une âme d’artiste. Aussitôt Loup se pique de devenir un grand peintre…

 

Plus long et complexe que Le loup qui voulait changer de couleur, cet album est aussi plein d’humour, énumérant tous les domaines artistiques que teste Loup sans aucun succès jusqu’à ce qu’enfin il trouve sa voie/voix, mais finit par ne plus aspirer qu’au retour à sa tranquillité.

Cet autre album préféré du Loup a accompagné Romane dès la crèche, et a même fait l’objet d’une petite lecture à voix haute accompagnée de la guitare de notre part pour la fête de fin d’année. Les deux meilleurs albums du Loup !

Le loup qui voulait changer de couleur d’Orianne Lallemand et Eléonore Thuillier

12.12
2017
cop. Auzou

cop. Auzou

 

« Il était une fois un gros loup noir qui n’aimait pas sa couleur.

Il trouvait le noir trop triste.

Lundi, le loup essaya le vert.

Il plongea sa patte dans un pot de peinture verte et s’en barbouilla le corps.

Quand il fut bien sec, il se regarda dans son miroir et s’exclama :

« Quelle horreur ! On dirait une grosse grenouille. Cela ne va pas du tout !« 

(incipit)

Cet album jeunesse peut être lu à partir de 24 mois, mais attention à ce que le loup n’y laisse pas quelques plumes – roses – le mercredi ! Chaque double page permet à l’enfant de toucher des textures différentes ou de se regarder, de se repérer dans la semaine ou dans les couleurs. L’histoire permet à l’enfant de comprendre qu’il est inutile de vouloir être ce qu’on n’est pas, et qu’il vaut mieux s’aimer tel qu’on est.

C’était déjà le livre préféré de mon aînée, Romane, avant d’entrer à l’école maternelle, et il a l’air d’être bien apprécié des maitresses aussi ;-)