Categorie ‘*** J’ai adoré

Martin Eden de Jack London (EU, 1909)

01.10
2017
cop. Libretto

cop. Libretto

 

Voici un roman longtemps resté sur ma PAL, dont Didier Daeninckx a pu dire qu’il avait changé sa vie, et fait devenir écrivain.

« Si je suis devenu écrivain, c’est que j’étais lecteur, enfant. Lecteur de romans. C’est avant tout Martin Eden, de Jack London. Pour une part, c’est grâce à ce bouquin, à cet écrivain, que j’écris. » (Daeninckx par Daeninckx de Thierry Maricourt, p. 56)

Eh bien… il y a de quoi, en effet. L’histoire d’abord :

La vie du simple marin Martin Eden bascule le jour où il est introduit un soir dans une famille bourgeoise, pour avoir sauvé le fils, Arthur, d’une rixe. Il tombe amoureux de la jeune femme, Ruth, bientôt licenciée en lettres, qui lui apparait comme éthérée, et jure de s’élever de son milieu en améliorant son éducation et en corrigeant sa mise. Intelligent et déjà lecteur, il décide alors de se cultiver de manière autodidacte, aimablement épaulé par Ruth, pleine de sollicitude, mais aussi de préjugés, qui souhaiterait le voir embrasser une carrière au lieu de prétendre vouloir vivre de sa plume…

La quête initiatique du héros, guidé par l’amour, son talent d’écrivain et son esprit critique aiguisé, c’est un peu le conte de fées que j’aurais aimé, comme tant d’autres, pouvoir vivre. Pas étonnant, du reste, qu’il se soit réalisé pour Didier Daeninckx. Ajoutez à cela cette impression de poète incompris, d’albatros individualiste échoué entre un milieu populaire se noyant sous le travail et dans l’alcool, et une société bourgeoise s’inclinant devant le veau d’or, et vous aurez l’un des romans les plus réussis sur la vocation littéraire.

La moustache d’Emmanuel Carrère

17.09
2017
cop. Folio

cop. Folio

Cela fait plus de deux années que j’ai téléchargé cet epub sans le lire, sur mon macbook. C’est d’ailleurs l’un des tout premiers que je lis ainsi, en entier, sur écran. Et, ma foi, je l’ai tout de même dévoré !

C’est un réalisateur, Simon Leclerc, ancien de la Fémis, qui m’avait chaudement conseillé, pour réviser ma version de mon scénario de long-métrage, de lire La Moustache d’Emmanuel Carrère puis de regarder son adaptation cinématographique. Après avoir écrit deux scénarii de BD, je me suis fixée pour objectif cette année de retravailler intégralement mon scénario de long-métrage pour le découdre, le recoudre, le transformer et l’adapter en BD, voire en roman.

Bingo ! Ce roman m’a littéralement conquise, à tel point que c’est exactement le genre de roman que j’aurais aimé écrire…

En voici le pitch :

« Que dirais-tu si je me rasais la moustache ? »

Un soir, prenant son bain, le narrateur annonce par défi à sa femme, Agnès, qu’il va se raser la moustache, qu’il a toujours portée. Tandis qu’Agnès sort faire quelques courses, il la rase. Mais, étonné, cela n’a pas l’air de la surprendre à son retour. Elle n’en parle même pas ! Le couple se rend chez des amis, qui, eux aussi, ne semblent rien avoir remarqué. Il commence par penser qu’Agnès a voulu lui faire une blague…

Un détail, juste un détail, et soudain tout bascule : le narrateur est-il devenu fou ou a-t-il basculé dans une autre réalité en supprimant sa moustache ? Des pans entiers de la réalité, de sa biographie, se désagrègent au fil des pages, à tel point qu’il finit par avoir peur qu’Agnès n’ait jamais existé, que lui n’ait jamais existé, que des pays n’aient jamais existé… Emmanuel Carrère touche ici à la quintessence du fantastique : l’irruption d’un événement surnaturel dans le monde réel qui provoque une hésitation du narrateur / lecteur qui ne sait s’il a basculé dans la folie ou dans une autre réalité. Dans ce monologue intérieur, tout est savamment orchestré, ce glissement du narrateur vers l’incompréhension, puis la terreur. Tout s’écroule autour de lui. Pas besoin pour cela d’effets sensationnels, d’êtres imaginaires, un détail, un seul, tout simple.

Splendide.

Un océan d’amour de Lupano & Panaccione

01.02
2017
cop. Delcourt Mirages

cop. Delcourt Mirages

 

Il fait nuit noir quand il chausse sa paire de lunettes et descend prendre le solide petit-déjeuner que sa femme lui a déjà cuisiné. Il descend ensuite au port prendre le large, comme à l’ordinaire. Sauf que ce jour-là, il ne rentrera pas. Sa femme alors, grande matrone bretonne, décide de partir à sa recherche…

Un océan d’amour, c’est d’abord 224 planches muettes qui mettent en scène les aventures burlesques de la journée pas comme les autres d’un couple de bretons : lui est un marin petit et chétif, elle est une pure bretonne, une vraie matronne, avec tout le folklore qui va avec. Les épisodes alternent entre lui, confronté au gigantisme des navires et aux éléments naturels, et elle à d’autres sphères sociales et politiques, et dont le folklore traditionnel va lui ouvrir toutes les portes, jusqu’à couvrir la une des journaux. Et puis et puis… comment ne pas être séduit par les dessins de Grégory Panaccione, qui épousent avec un mélange de douceur, de tendresse, d’humour et de lucidité ce scénario tout en rondeurs d’un des meilleurs scénaristes actuels, Wilfrid Lupano (Les vieux fourneaux, Le Singe de Hartlepool, Communardes?

Un vrai coup de coeur, tellement chouette que cela donne envie de l’offrir !

Hilda et la forêt de pierres de Luke Pearson (2017)

16.01
2017
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Dans la ville de Trollbourg, Hilda passe son temps à mentir à sa mère pour ne pas l’inquiéter, alors qu’elle enfreint toujours les interdits. Mais cette fois-ci, elle va entraîner sa mère malgré elle dans ses aventures et se retrouver dans un repaire de trolls….

Ce cinquième tome des aventures de Hilda, à l’imaginaire toujours aussi foisonnant et au superbe graphisme, invite à une suite qu’on a bien hâte de lire ! Une série à offrir aux enfants à partir de 8 ans.

A lire du même auteur dans la série : Hilda et la parade des oiseauxHilda et le trollHilda et le géant de minuit et Hilda et le chien noir.

PEARSON, Luke. - Hilda et la forêt de pierres / trad. par Basile Béguerie. – Casterman, 2017. – n.p. : ill. en coul. ; 31 cm. – EAN13 978-2-203-09756-8 : 16 €.

 

Le maitre des livres d’Umiharu Shinohara

15.06
2016
cop. Komikku

cop. Komikku

Honteux de ne pas réussir aussi bien que son père, Myamoto s’abrutit au travail pour ne pas avoir à rendre visite à ses parents. Un soir, Myamoto, déjà passablement ivre après avoir fêté la fin d’année avec ses collègues, découvre par hasard une bibliothèque pour enfants, « La rose trémière », encore ouverte. Le bibliothécaire, Mikoshiba, qui n’a pas la langue dans sa poche, l’accueille vertement avant de lui demander de l’aider à ranger les livres. Myamoto tombe alors sur le conte La montre musicale de Nankichi Niimi, qui lui rappelle celle de son père qui la lui a donné et dont il ne se sent pas légitime. Etonné de la coïncidence avec sa propre vie, il interroge Mikoshiba, qui lui répond : «Ce n’est pas toi qui choisis les livres mais les livres qui te choisissent.» Dès lors, Myamoto devient un habitué de la bibliothèque…

Au cours de 9 chapitres, plusieurs autres personnages font leur apparition : Mizuho et Itaya, les collègues féminins de Mikoshiba, et des usagers, comme Shôta, fan de jeux vidéo, qui maltraite dans sa classe Noguchi, avant de découvrir le plaisir de la lecture avec L’île au trésor, et de le partager avec Noguchi…. tout comme Myamoto partage le même avis sur Le Prince heureux d’Oscar Wilde, que le bibliothécaire qui a donné le goût de lire au jeune Mikoshiba, et lui a fait trouver sa vocationAutres personnages : Léo et sa mère possessive et complètement paranoïaque, à qui Mikoshiba fait lire Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède.

Les autres répliques du jeune maître des livres :

« Tu te crois suffisamment adulte pour avoir le droit de considérer comme stupide la lecture de livres pour enfants ? »

« Ce serait faire preuve d’une grande stupidité que de considérer comme débiles des oeuvres que l’on n’a jamais lues ! »

Celles du vieux maître des livres, Monsieur Tokuma, que l’on n’entend plus désormais :

« Ici c’est pas une salle d’étude mais une bibliothèque ! Vous ne lisez donc aucun livre et vous vous permettez de squatter les tables ? C’est pas une école, ici !  Ces sièges et ces tables sont ici pour accueillir ceux qui veulent lire !»

« Voir la joie sur le visage des usagers quand on leur donne le livre qu’ils attendaient, n’a pas de prix !»

«Arriver à donner le plus possible de bons livres aux usagers fréquentant la bibliothèque est vraiment un travail gratifiant.»

Celles des collègues:

«Le fait que des enfants utilisent régulièrement ou non la bibliothèque dépend entièrement de la qualité du bibliothécaire ! »

Et celles des détracteurs :

«Il suffit qu’une bibliothèque soit rangée pour qu’une bibliothèque soit utile ! Même le rangement des livres peut être fait par une personne non compétente. J’ai du mal à comprendre le besoin d’une quelconque expertise. »

A qui il est répondu :

« Le rôle d’un bibliothécaire est de donner envie aux gens de lire… ainsi que de trouver les livres qui pourraient plaire aux gens ! C’est parce qu’il y a des bibliothécaires capables de ça que l’on se rend dans les bibliothèques ! »

« La bibliothèque que tu décris n’en est pas une… C’est une simple boîte contenant des livres, c’est tout ! »

Faut-il vous dire que j’ai adoré ce premier tome de la série, à tel point qu’ayant emprunté les quatre premiers tomes, j’ai décidé de les acheter pour les relire et les garder chez moi ? Et les suivants…

Il est vrai que Le Maitre des livres ne peut que séduire les lecteurs comme moi, que leur plaisir de lecture a dégénéré en passion et généré, pour le coup, très tôt, une vocation professionnelle.

Le Maitre des livres invite à considérer la lecture comme vecteur de transformation d’autrui. Il permet de re-découvrir les classiques de la littérature internationale. Les débats entre les protagonistes permettent de nous donner une belle vision des métiers du livre, qui fait chaud au coeur. On a parfois envie d’afficher ces passages en les agrandissant dans les rayons des bibliothèques ! Contrairement à la plupart des mangas, le dessin et surtout les expressions des personnages restent assez sobres. Si leur transformation s’avère soudaine et radicale, c’est avant tout pour montrer la puissance de la lecture. Par moments, évidemment, le mangaka ne peut s’empêcher d’exploiter la veine « cute » soit avec les enfants, soit avec les demoiselles éprises du héros gentil, dévoué, sensible, intelligent et riche, qui ne s’aperçoit de rien et n’en est que plus attirant. Mais voilà, cela ne retire rien aux belles leçons sur l’amour des livres de cette série très atypique.

Un aperçu de la suite avec le tome 2 : Quand une collègue et une bibliothécaire se disputent Myamoto et qu’on apprend qu’il est le fils d’un riche entrepreneur, et qu’il cherche dans les livres quel adulte il aurait aimé devenir…  

Avec l’apparition de la très jolie Kaneko qui caresse le rêve de trouver pour sa fille Risa un père comme le « papa-longues-jambes » de Jean Webster,

et d’Isaki, un jeune libraire, qui vit mal la concurrence avec le bibliothécaire. Mais la réelle ambition d’Isaki serait de devenir auteur de livres d’images :

« C’est parce qu’il y a des bibliothèques comme la vôtre, que le chiffre d’affaire des libraires baisse de jour en jour !!  Comme les gens peuvent emprunter gratuitement leurs livres, ils viennent de moins en moins en acheter en librairie ! Les ventes baissant, le nombre de titres publiés est aussi en baisse. Et on ne voit quasiment plus que des best-sellers en boutique ! Bientôt les auteurs n’écriront plus que des livres ayant un potentiel commercial ! »

Or « les bibliothèques sont des clients très importants pour nous autres, libraires. Car eux achètent même les livres qui en temps normal ne se vendent pas bien. » lui objecte le responsable de librairie.

 « D’accord, ils nous en achètent un ou deux exemplaires. Mais il y en a des dizaines derrière qui l’empruntent sans acheter ! »

 A quoi on lui répond :

« chez nous, la moyenne est d’un livre emprunté toutes les deux semaines par personne. Ce qui fait que pendant les 52 semaines d’une année entière, un même titre est emprunté environ par 26 personnes. »

Ce qui paraît peu au libraire, alors qu’on est vraiment loin du compte dans les CDI, surtout en lycée !!!

Enfin,

« un gamin, ça ne relit jamais un livre qui ne lui plait pas. Par contre, ils relisent un paquet de fois les livres qui leur plaisent. Encore et encore. »

 Mais le point essentiel,

« c’est lorsqu’un enfant découvre un livre lui plaisant énormément qu’il découvre en même temps le plaisir de la lecture. Une fois qu’il connaît ce plaisir, sa quantité de lecture augmente naturellement. Car il a ainsi pris l’habitude de lire. Après ça, il commence à ressentir un manque lorsqu’il emprunte. Il ressent le besoin de garder le livre auprès de lui. Quelqu’un qui est devenu un lecteur assidu, va alors tout naturellement commencer à acheter ses livres. Eh oui, le virus de la lecture ne se chope pas sans la lecture. »

 « En bref, une bibliothèque est un lieu qui te procure l’envie d’aller acheter tes livres. »

« On apprend à connaître les livres à la bibliothèque… et on les achète à la librairie. »

Les éléphants d’Hannibal de Robert Silverberg

24.04
2016
cop. Folio SF

cop. Folio SF

Un recueil de huit nouvelles de Robert Silverberg autour d’une même thématique : les invasions extraterrestres. Quelle forme auraient-ils ? Quelles seraient leurs intentions ? Quelles seraient nos relations ?
Dans Les éléphants d’Hannibal, les ET établissent leur quartier général dans Central Park, ce qui ne lasse pas d’attirer quelques curieux imprudents…
Dans Martel en tête, un ET s’est malencontreusement retrouvé à bord d’un vaisseau, et cherche désespérément à communiquer avec les humains pour pouvoir repartir sur sa planète.
Hardware propose une forme de « vie » informatique qui connait le moyen de faire sauter les planètes.
Échanges touristiques commence par un long prologue, dans lequel l’auteur raconte sa genèse et le dialogue avec son éditeur, avant d’aborder le thème du désir sexuel entre humain et extraterrestre, tout comme dans La Route de Spectre City.
Longue nuit de veille au temple remet en question la « Bible » d’une religion supposant le retour de trois sauveurs extraterrestres. 
Passagers dérange par l’impuissance d’hôtes humains comme possédés par la volonté d’extraterrestres qui disposent de leur corps et de leur esprit quand bon leur semble, et comme bon leur semble.
Le recueil s’achève sur une nouvelle écrite par Henry James, assistant à l’invasion martienne avec H.G. Wells.
Un vrai régal, avec quelques pépites vraiment originales, comme Martel en têteLa Route de Spectre City, Longue nuit de veille au temple et Passagers.

Naples, les îles de Capri et d’Ischia et la côte Amalfitaine

02.04
2016

PROGRAMME DETAILLE de ce voyage effectué au printemps 2014

NAPLES

- Arrivée à l’aéroport

Se procurer la carte pass monument + moyens de transport 3 jours, prendre le bus Alibus (en vente dans le bus 3 €) jusque piazza garibaldi puis le métro ligne 2 dir. Pozzoli 3e arrêt Amadeo et ensuite monter à pied jusqu’au funiculaire 1 station, pour arriver chez Francesca :

Naples

Naples

- Hébergement au B & B Casa 12 (75 € / nuit pdj inclus), Francesca se met en quatre pour nous : elle s’inquiète si nous tardons à arriver, n’hésite pas à faire venir son amie pour se faire comprendre en français, nous propose un rafraîchissement, nous raccompagne avec quelques friandises. L’hôtel ? Un appartement dans un palais, excusez du peu ! La chambre ? Une suite quasiment ! Le petit-déjeuner ? Du jamais vu : plateau de fromages, de charcuterie, de fruits, petits pains spéciaux, gâteau maison, etc. etc. Difficile de faire mieux au niveau accueil. Francesca est la gentillesse même et sait recevoir. Mais attention aux horaires des funiculaires si le soir vous ne voulez pas rentrer à pied ou en taxi !

- Visites (conseillées en 3 jours)

Naples n’a pas correspondu aux préjugés véhiculés dans les guides et les conversations : pas d’ordure, pas d’agressivité, pas de menace ressentie, pas d’Italiens fondjos. C’est même plus propre qu’à Paris. Naples donne l’impression d’une très vieille ville en décadence, qui essaie de se redresser et de faire peau neuve. Son bord de mer n’est pas très sexy pour la promenade et la baignade.

  • Allez admirer le célèbre Cristo velato, le Christ drapé, ainsi que de magnifiques statues anatomiques à la chapelle Sansevero *** = la capella San Severino (10h-17h40 sauf mardi, entrée payante). On y va plus pour les statues que pour l’église elle-même, mais quelles statues ! Jamais je n’avais vu un tel travail d’orfèvre sur du marbre !
  • Errez dans son centre historique classé par l’Unesco *** par la porta Alba
  • Faites une pause à la Santa Chiara** (pour son couvent en particulier, son cloître des Clarisses aux faïences exceptionnelles et à l’ambiance reposante à souhait)(9h-13h et 16h30-19h30, 6 €)
  • Promenez-vous en fin d’après-midi au Castel dell’Ovo
  • Musée archéologique

    Musée archéologique

    Passez une matinée au Museo Archeologico Nazionale. Fresques et mosaïques de Pompei, et cabinet coquin.

  • Poussez, si vous avez le temps, jusqu’à l’église San Giovanni a Carbonara,
  • Passez une fin d’après-midi au cloître San Martino, en prolongeant le plaisir de la vue sur la baie de Naples.
  • Offrez-vous une soirée élégante à l’opéra au Teatro San Carlo (datant de 1737 admiré par Stendhal, comptez 50 € la place)
  • Dans le même quartier, admirez les hauteurs de Vomero depuis la piazza del Plebiscito, le palazzo reale et la monumentale galleria Umberto 1
  • Si vous partez pour les îles, passez devant l’arc de triomphe du castel Nuevo,
  • Si vous aimez les églises, vous en aurez des tonnes à visiter… On finit par être blasés…
La meilleure pizza au monde

La meilleure pizza au monde

Repas

  • Naples est LA ville de LA pizza, et l’antica pizzeria Da Michele LA meilleure pizzéria au monde. Vous ne verrez plus les pizzas proposées en France de la même façon, une fois rentrés, quitte à essayer de les préparer vous-mêmes. Déjeunez en vous armant de patience, votre ticket à la main, à la légendaire et historique pizzeria Da Michele, aux pizzas authentiques (pâte fine et grande, une couche de coulis de tomate, double ration de mozarella, des feuilles de basilic) au prix imbattable. Pas une carte avec 20 sortes de pizzas, non, non, ici on ne vous en propose que deux types : la Margherita et la Marinara. Prenez la Margherita avec le supplément doppia mozzarella di buffala  (6 € la pizza géante en mai 2014).
  • Dans le quartier du théâtre, vous pouvez dîner simplement mais avec beaucoup de savoir-faire à l’Antica Trattoria da Ettore (pour 2 plats dont des spaghettis al vongole, 2 verres de vin, une eau minérale, et 2 desserts, seulement 30 € pour 2, couverts et pain compris). Ou sur le même trottoir, à Il Vinacciolo, qui dispose d’une petite terrasse (bruyante).
  • Non loin de là, après votre sortie à l’opéra ou votre ballade dans la Galleria, grignotez une pâtisserie au luxueux Gran Cafe Gambrinus, café historique de Naples, construit en 1860.

  • D’autres bonnes adresses testées : la pizzeria Sorbillo en plein coeur historique, la Trattoria dell’Oca,…
  • En Italie, les glaces à deux boules valent deux euros, pas plus…
Pompéi

Pompéi

 

POMPEI (10h40-15h30 ; durée de la visite : au moins 5 heures)

Le premier coup d’oeil est impressionnant. Incontournable, ce site vous donnera une idée de la taille de la ville antique, de la vie de ses concitoyens partagée entre le commerce et l’artisanat, le sport et les loisirs (Anfiteatro, deux théâtres, gymnase, piscine), la détente et la luxure (thermes, Lupanare). Ca et là, vers le forum et le potager (Orto dei Fuggiashi), des silhouettes pétrifiées, recroquevillées, nous rappellent toute l’horreur de la catastrophe, le Vésuve nous menaçant toujours, tandis que la Villa des mystères nous offre un aperçu des fresques de l’époque.

 

Herculanum

Herculanuum

 

HERCULANUUM (16h-19H ; durée de la visite : 2 à 3 heures)

Beaucoup plus petite et mieux conservée que Pompéi, cette ancienne ville balnéaire est aussi plus luxueuse. Les maisons ont gardé leurs différents étages. Cette fois, ce sont 150 squelettes dans les abris à bateau qui témoignent de la tentative de fuite de ses habitants devant l’éruption volcanique.

 

 

 

Capri

Capri

 

L’île de CAPRI (un jour et demi)

Départ pour Capri par le bateau, 40 minutes, 17 €, avec bagages, puis par le bus (1,80€)

Préservée, l’île de Capri était tranquille et agréable en ces jours de mai.

Nous avons commencé par monter au Monte Solaro par le télésiège (10 €), pour la belle vue, et nous sommes descendus à pied en une heure, en faisant un petit crochet vers une église perdue en pleine nature, offrant à proximité un beau point de vue. Nous avons ensuite visité Anacapri, moins fréquentée que Capri, et qui offre des panoramas exceptionnels, en particulier celui gratuit sous les jardins de la Villa S. Michele.

Nous avons repris le bus pour le centre-ville de Capri, sans nous attarder à faire du shopping, et nous avons rapidement emprunté les divers sentiers de promenade qui offrent des points de vue paradisiaques, passant par les jardins d’Augustus, longent la villa Malaperte (lieu de tournage du Mépris), passent à côté d’un Arco Naturale, se terminent sur la terrasse d’un restaurant donnant sur une vue enchanteresse, puis sur les jardins « ouvriers » préservés des vrais habitants de l’île. Autre promenade à faire : celle du Monte Tibero, où vous ne raterez pas non plus les vues splendides depuis les ruines ou encore depuis el parco Astarita.

Même si vous allez jusqu’au Faro, évitez toutefois le piège à touristes de la grotta azzurra, où pour 15 euros par personne vous aurez droit à 5 minutes en barque à la queue leu leu avec des hordes de touristes et des rameurs assourdissants à l’intérieur d’une grotte certes baignée d’un reflet bleuté, mais le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle tant l’arnaque est palpable.

Hébergement à l’hôtel Bussola : Un prix abordable (100 €) pour Anacapri.

L’hôtel est certes excentré, ce qui oblige à prendre le bus, le petit déjeuner n’est pas vraiment à la hauteur mais la chambre est correcte, et la gérante nous a conseillé un resto totalement excentré qui ne s’est pas révélé être un attrape-touriste, tout au contraire, le patron étant même venu nous chercher à domicile. Des hôtes très serviables donc.

Positano

Positano

La côte Amalfitaine

Longez la côte par la mer en partant de l’île de Capri : c’est un spectacle éblouissant ! Les villes y sont d’ailleurs bien plus belles et impressionnantes vues de la mer que de l’intérieur.

AMALFI (une fin d’après-midi et une matinée)

- Visite de l’église et de son cloître (pas indispensables), le plus beau restant sa façade, son portail et son porche. Profitez-en pour rejoindre à pied sa soeur jumelle, moins touristique, Atrani, qui surplombe majestueusement la mer.

Amalfi

Amalfi

Hébergement à Albergo Sant’Andrea (80 €), situé sur la place principale, la fenêtre donnant sur la façade de l’église désertée tôt le matin par les touristes. La chambre était simple et correcte, la salle du petit-déjeuner aveugle et exiguë.

Atrani

Atrani

- Dîner à Lo Smeraldino, au bout du port, au soleil couchant, avec une vue superbe sur Amalfi et un repas au bon rapport qualité-prix (9,50 € le plat de Penne Smeraldino ou de Gnocchi alla Sorrent, 6,50 € le verre de vin blanc).

 

RAVELLO (une journée au moins)

- Départ en bus pour Ravello sur une route vertigineuse. A l’arrivée, l’une des plus belles vues sur la baie.

C’est un village perché sur un promontoire de palais, très touristique, avec très peu d’habitants dans le centre.

Hébergement à Agriturismo monte brusara (60 € ½ pension / pers.), qui surplombe encore Ravello, déjà bien haut ! Soit vous êtes sportifs, soit vous avez une voiture pour pouvoir faire des allers-retours à Ravello et emprunter des sentiers de randonnée sans vous décourager. Ravello, dites-le vous bien, c’est sport ! Le lieu d’hébergement est un ancien couvent aux chambres lumineuses, donnant toutes sur une vue imprenable. Les hôtes sont extrêmement accueillants.

Ravello

Ravello

- Une seule visite s’impose, celle de la Villa Cimbrone, dont les terrasses et jardins surplombent la côte amalfitaine.

POSITANO

Moins beau de l’intérieur que vu de la mer… et surtout bondé de touristes…

MASSA LUBRENSE

Fuyez Sorrento, ville touristique qui refuse à ses habitants une promenade le long de sa falaise bâtie de grands hôtels britanniques de luxe. Préférez-lui, plus excentrée, Massa Lubrense, ou même plutôt si vous pouvez, le village de Santa Maria Annunziata, qui offre une vue imprenable sur les trois îles.

Vue de Santa Maria Annunziata

Vue de Santa Maria Annunziata

Hébergement à l’Hôtel Agrimar, 72 € avec pdj le bungalow avec vue sur les îles.

Quelle tristesse de voir ce site paradisiaque presque à l’abandon ! Ce sont des bungalows perdus dans un jardin sauvage, au-dessus de la mer, à 5 minutes d’un minuscule port de pêche. Un petit hâvre de paix. Mais les prix trop élevés quant au confort attendu font se raréfier une clientèle qui est du coup plutôt jeune. L’endroit est idéal pour partir à pied sur les hauteurs et admirer la vue de Santa Maria sur les trois îles.

D’Annunziata, belle vue sur l’île de Capri, seuls au monde. On y a laissé notre petit cadenas bleu.

L’île d’ISCHIA

- Trajet d’une heure de Sorrento, un départ par jour à 9h30.

- Bus Ligne 7 pour rejoindre Ischia Ponte où nous attend tout au bout notre Villa Antonio, cadre paradisiaque :

- Hébergement à l’Hôtel Villa Antoniovia San Giuseppe della Croce, 77

Nous y avons eu la meilleure chambre, spacieuse et confortable, disposant d’un frigo, donne sur une grande terrasse avec transats, tables et chaises, avec une vue superbe sur le château sur son rocher et une autre sur Capri. La mer est à portée d’échelle au bas de l’hôtel. Ravis !

Le quartier était très agréable, étonnamment peu touristique (mais c’était la hors-saison), où l’on se restaure à l’épicerie locale et où l’on se nourrit de lectures à la librairie. Du coup nous avons acheté des produits frais et locaux à l’épicerie du coin et avons fait tous nos repas sur notre terrasse, sur la plus belle vue de l’île.

- Quant aux visites, nous avons voulu voir le Sant’Angelo et sa grande plage, tant vantés… l’eau paraissait sale, le sable plein de détritus, des cohortes de touristes… Bref beaucoup de trajet (1h aller- 1h retour) pour moins bien : on a regretté notre hôtel, ses transats et sa vue !

Le château d'Ischia

Le château d’Ischia

En revanche, nous avons visité le château aragonais le lendemain (10 €), qui mérite vraiment le détour, aussi bien pour ses vues que pour ses curiosités, comme cette crypte au couvent des Clarisses, où des sièges en marbre accueillaient les cadavres en décomposition des soeurs, devant lesquels elles priaient…. Brrr belle image pour achever ce périple…

Surtout des vues magnifiques, en particulier sur Procida. Les bars et les restos étaient au même prix qu’ailleurs.

Enorme bateau au retour pour transiter sur Procida, qui a l’avantage de nous permettre d’être sur le pont Solarium, mais qui met 2 heures.

Procida est moins élevée qu’Ischia et moins grande, mais elle exige elle aussi une bonne journée pour en faire le tour, avec ses ports, ses plages…

 

Total du voyage pour 2 personnes (en mai 2014) :

- Les taxes aériennes = 116 €

- Le transport aérien Paris/Naples/Paris sur la compagnie Air France = 260 € environ

 

- Les nuits en chambre double et petits déjeuners à NAPLES = 375 € 

- 4 nuits sur la côte Amalfitaine = 80 € + 60 + 72 + 72 = 244 € 

- 1 nuit à Capri = 100 €

- 1 nuit à Ischia = 80 € 

Total hôtel = 800 €