Categorie ‘Livres d’art

L’Egypte : Karnak, Louxor et la vallée des Rois

04.02
2015

cop. Casterman,

 

Relevant plus du documentaire que de la fiction, contrairement aux aventures d’Alix dont elle s’inspire, la série Les Voyages d’Alix retrace pour chaque site célèbre dans l’Antiquité son histoire, son architecture, mais aussi la vie quotidienne, la politique et la religion de l’époque. Cette nouvelle édition consacrée aux merveilles autour de la ville de Thèbes, établie à partir de trois albums indépendants et enrichie de chapitres inédits, propose une magnifique reconstitution historique en dessins de Karnak et de son impressionnante salle hypostyle, de la grande cour de Ramsès II de Louxor, du temple d’Aménophis III et de la tombe de Séthy Ier.

Une bande dessinée richement documentée, passionnante, que l’on aimerait prendre sous le bras, lors d’une visite au Louvre ou d’un voyage sur place. A s’offrir ou à offrir aux enfants en classe de sixième.

 

MARTIN, Jacques, MORALES, Rafaël, PALMISANO, Leonardo
L’Egypte : Karnak, Louxor et la Vallée des Rois
Casterman, 2014 (Les Voyages d’Alix)
64 p. : ill. en coul. ; 24*32 cm
EAN13 9782203062597 : 12,90 €

Street art

26.12
2014
cop. Larousse

cop. Larousse

Hors des musées, des galeries d’art et autres établissements culturels où les oeuvres acquièrent une sorte de légitimité officielle, le street art, ou les arts de la rue, dont l’origine remonte à l’art rupestre, s’empare de l’espace public et s’offre à la vue des passants, sur les murs, les bouches d’incendie, les boîtes aux lettres, les arbres, les toits,…

Si le consensus se fait difficilement sur l’appartenance du graffiti, méprisé, au street art, d’autres techniques y ont été assimilées telles que la peinture liquide, la craie, le collage, les installations, le pochoir, le trompe l’oeil, les stickers, l’affiche, etc.

De Bansky à Zacharevic, en passant par Anat Ronen et Leon Keer, ce beau livre offre de magnifiques reproductions de cet art très souvent éphémère. Un ouvrage de référence.

Street art / avant-propos d’Anat Ronen, introd. de Lee Bofkin. – Larousse, 2014. – 191 p. : photogr. en coul. ; 29*30 cm. – EAN13 978-2-03-590796-7 : 25 €. Index.

Hilda Glasgow ou l’esprit de la mode : 1940-1970

05.12
2014

cop. Larousse

Ce très beau livre est bien plus qu’un livre de mode : la biographie d’Hilda Glasgow, retracée par sa petite-nièce dans les premières pages, nous campe d’abord une femme remarquable, une femme-artiste en « free-lance » qui fut le soutien financier de son foyer en travaillant à plein-temps, menant tout de front, une remarquable dessinatrice qui parvient à faire sa place à la fin des années 1940 en rejoignant le milieu de la mode. Le reste de l’ouvrage nous présente dans l’ordre chronologique ses croquis originaux de la mode new-yorkaise des années 1940 à 1970, que s’arrachent actuellement les stylistes américains, tant ils témoignent d’une époque associée à l’élégance et au raffinement.

Un ouvrage superbe qui pourrait autant plaire aux fans de la mode qu’aux dessinateurs…

WITTES, Jen. – Hilda Glasgow ou l’esprit de la mode : 1940-1970. – Larousse, 2014.- 160 p. : ill. n.b. et coul. + couv. ill. en coul. ; 31 cm.- EAN13 978-2-03-590486-7 : 24,90 €.

 

Tout va bien ! de Mana Neyestani

03.12
2014
cop. çà et là

cop. çà et là

 

C’est à l’occasion de son exposition de planches à BD Boum ce mois-ci que j’ai découvert Mana Neyestani.

Dessinateur de presse depuis l’âge de 16 ans, Mana Neyestani commence par travailler en Iran pour des journaux réformistes puis gouvernementaux  jusqu’à ce qu’un de ses dessins ne le fasse emprisonner. A sa sortie de prison en 2006, il fuit en Malaisie, puis en France en 2011, où il vit à présent en tant que réfugié politique. La population iranienne a continué à distance de suivre son travail de dessinateur pour des sites dissidents iraniens, et même à utiliser certains de ses dessins, lors de manifestations contre le régime théocratique et tyrannique de la république islamique d’Iran. Membre de l’association Cartooning for Peace, créée par Plantu, il a reçu le prix international du Dessin de Presse, le 3 mai 2012, des mains de Koffi Annan.

En un seul dessin de presse, Mana Neyestani croque avec ironie des situations vécues au Moyen-Orient d’intimidation, de censure, de meurtre, d’emprisonnement, d’interrogatoire. Et lorsque la couleur pointe dans ses dessins en noir et blanc aux fines hachures, d’un humour noir proche de Topor, c’est comme pour indiquer une note d’espoir qui permet de survivre.

Mais assez parlé, il faut acheter et voir cette petite bombe ! Vous hésitez ? Tapez son nom dans Google images, et vous aurez un assez bon aperçu de ses dessins.

NEYESTANI, Mana. – Tout va bien !. – Editions çà et là, 2013. – 200 ill. n.b. et coul. ; 18*18 cm. – EAN13 978-2-916207-83-4 : 22 €. 

Hokusaï : 100 chefs-d’oeuvre

30.11
2014

cop. Larousse

Hokusaï, l’artiste japonais le plus célèbre, fait l’objet d’une exposition au Grand Palais jusqu’au 18 janvier 2015, que j’aimerais pouvoir aller voir.

Mais c’est depuis la fin du 19 siècle que ses estampes ont marqué de nombreux artistes tels que Van Gogh, Monet ou Gauguin, et que ses personnages longilignes et graciles, ses scènes érotiques ou de la vie quotidienne, ses paysages sublimés, dont ses Cent vues du mont Fuji, ont permis l’introduction de l’art japonais en France.

Une centaine de ses magnifiques estampes en couleurs, parmi lesquelles son œuvre majeure La Vague, sont reproduites dans les trois quarts de cet ouvrage abondamment illustré, qui aborde dans une première partie la biographie de l’artiste, qui réalisa même de véritables happenings, et ses principaux sujets.

Un ouvrage de référence d’un excellent rapport qualité-prix.

PROTAIS, Johann, ROUSSEAU, Eloi. Hokusaï : 100 chefs-d’oeuvre. – Larousse, 2014. – 127 p. : ill. en coul. ; 24 cm + glossaire, index. – EAN13 : 9782035904966 : 12.90 €.

Guimard perdu : histoire d’une méprise de JP Lyonnet

22.08
2014
cop. éditions Alternatives

cop. éditions Alternatives

Comparable à l’oeuvre d’Horta à Bruxelles ou de Gaudi à Barcelone, l’oeuvre d’Hector-Germain Guimard fut pourtant presque totalement détruite, son mobilier, sa correspondance aussi, et même parfois quelques années seulement après qu’il l’ait bâtie (la salle Humbert de Romans). Après avoir livré aux flammes sa correspondance et ses dessins, un plan de destruction systématique de ses fameuses entrées de métro commence même à être exécuté : la station Bastille, qui serait certainement aujourd’hui autant admirée que celle d’Otto Wagner à Vienne, est abattue à coups de masse. Si ce n’est pas la Compagnie des chemins de fer, ce sont les promoteurs qui massacrent ses chefs-d’oeuvres pour y ériger leurs immeubles ou pavillons : ainsi en est fini de l’Hotel Nozal en 1958, du Castel Henriette en 1969, dont nous gardons quelques images dans le film de Clive Donner Quoi de neuf, Pussycat ?

Sur ses 53 créations architecturales, la moitié a été anéantie… Cet ouvrage tente de remédier à ces destructions par sa richesse iconographique, présentant, quand elles existent, les photographies anciennes des magnifiques castels et autres constructions que nous n’aurons plus jamais l’occasion de voir. Un bel hommage.

Unknown

La station Etoile détruite en 1926 par la RATP

lecastelhenriette

Le Castel Henriette détruit en 1969 par un promoteur immobilier

La Villa Surprise à Cabourg détruite en partie par l'occupant allemand puis achevée par un promoteur immobilier.

La Villa Surprise à Cabourg détruite en partie par l’occupant allemand puis achevée par un promoteur immobilier.

La salle Humbert de Romans

La salle Humbert de Romans remplacée en 1909 par un terrain de tennis

 

Hôtel Nozal détruit en 1957 par un promoteur immobilier

Hôtel Nozal détruit en 1957 par un promoteur immobilier

Guimard : l’art nouveau du métro

28.03
2014
éd. La vie du rail

éd. La vie du rail

 

Allez voir ou repassez devant les stations de métro « Porte Dauphine » ou « Abbesses ». Ne vous êtes-vous jamais dit que certaines stations ressemblaient à des brins de muguet et d’autres, appelées édicules, à des libellules aux ailes déployées ? Ces entrées de métro que le monde entier nous envient sont, autant que la Tour Eiffel, l’une des spécificités de Paris datant de la Belle Epoque. Son auteur ? L’architecte Hector-Germain Guimard qui travailla pour la RATP, qui se nommait alors la Compagnie du Métropolitain de Paris, seulement de 1900 à 1903. Et encore, hélas, de nombreuses entrées furent depuis démontées ou détruites, comme d’ailleurs la majorité de son oeuvre, ainsi la salle de concert Humbert de Romans ou le Castel Henriette à Sèvres.

Après la lecture de cet ouvrage, ces extraordinaires entrées de métro, entourages, édicules et pavillons, n’auront plus de secret pour vous : chronologie, historique, techniques, matériaux, plans, reproductions industrielles, inspirations, éloges des surréalistes ou rejets des contemporains, tout y est. La richesse iconographique est de taille. Un superbe ouvrage.

 

Guimard : L’Art nouveau du métro / Frédéric Descouturelle, André Mignard, Michel Rodriguez. Paris : Edition La Vie du Rail, 2012. – 231 p. : ill. en coul. ; 22 cm x 27 cm. – EAN13 978-2-918758-49-5 : 30 €.