Categorie ‘Cinéma

Cinéma : la grande histoire du 7e art * (2011)

01.07
2011

 

copyright Larousse

Il s’agit de la réédition d’un ouvrage paru en 2005, préfacé par Gilles Jacob, président du Festival de Cannes, dirigé par Laurent Delmos, critique de cinéma et Jean-Claude Lamy, auteur du Dictionnaire mondial des films.

Commençant par le cinéma muet et s’achevant sur  le Pina de Wim Wenders (2011), ce Larousse du cinéma en découpe l’histoire en cinq grandes périodes. Chacune d’entre elles s’ouvre sur un tableau chronologique, puis propose une vingtaine de gros plans, sur de belles double – pages richement illustrées, sur des réalisateurs, des acteurs, des genres, des thèmes, des mouvements et écoles qui ont marqué ces années. En annexes en fin d’ouvrage sont ajoutés les palmarès, les filmographies de réalisateurs et d’acteurs célèbres, un glossaire et un index.

C’est un bel ouvrage encyclopédique, agréable à prendre en mains et à feuilleter, qui a toute sa place dans les bibliothèques municipales et scolaires, et qui constitue un ouvrage de base que l’on peut offrir à des néophytes.

Cinéma : la grande histoire du 7e art / sous la dir. de Laurent Delmas et Jean-Claude Lamy. – Larousse, 2011. – 335 p. : photogr. n.b. et coul. ; 25 cm. – ISBN 978-2-03-586023-1 : 22 €.

Les Inrockuptibles ** (1986-)

24.03
2011

copyright Les Inrockuptibles

Parce que la lecture, c’est aussi lire la presse :

Un magazine d’actualité culturelle !

Pour la petite histoire

A l’origine, Les Inrockuptibles, hebdomadaire culturel, était un magazine trimestriel français consacré au rock, d’où son titre, mot-valise, contrepèterie inspirée du fameux film Les Incorruptibles. Peu à peu d’autres rubriques culturelles ont fait leur entrée, comme la littérature et le cinéma, quelques brèves aussi. En mars 1992, la revue devient mensuelle, et en 1995, hebdomadaire. Désormais le magazine se veut généraliste, et accompagne régulièrement ses numéros de compilations sous forme de CD.

Les Inrocks aujourd’hui

Changeant plusieurs fois de formules, le magazine se dit toujours généraliste culturel.

Qu’en est-il ?

Sur 122 pages en couleurs de ce magazine dont d’aucuns regrettent le côté branchouille parisien, on compte en moyenne désormais

  • 39 pages consacrées à l’actualité, soit près d’un tiers de la revue, avec un point de vue divers gauches,
  • une rubrique magazine donnant un coup de projecteur sur une actualité culturelle un peu brûlante,
  • un best-of en dernière page de tout ce qu’il faudrait aller voir, lire ou écouter en ce moment,
  • et 24 pages de publicité, généralement culturelles, en accord avec les rubriques concernées.

Toujours plus d’actualités, de décryptage de look, de buzz,… plus les années passent, et les directeurs de la rédaction changent, plus le magazine perd de sa pertinence : l’actualité culturelle passe bien après, au sens propre comme au figuré, l’actualité politique tout court, « infos » peu fouillées que l’on peut lire par ailleurs dans les quotidiens et hebdos, lesquels proposent des articles de fond. C’est bien dommage car il n’y a pas énormément de presse culturelle digne de ce nom par ailleurs.

Je prise peu en outre certains choix bien marqués des Inrocks, péremptoires, ses chouchous qu’il porte à bouts de bras, de la « jet-set intello culturelle » du tout-Paris, fréquemment : Michel Houellebecq, Frédéric Beigbeder en littérature, la Palme d’or Oncle Boonmee, le groupe Revolver, les Versaillais qui ont déjà la grosse tête, et les groupes anglo-saxons plutôt que les groupes français (d’où le quiproquo créé par le groupe Cheveu), les critiques ayant été pris dans leur propre piège…

N’empêche que je le feuillette chaque semaine, glanant ici et là quelques idées, intéressée par les sorties ciné, un article sur Céline et les pamphlets, un autre sur The King of Limbs, le nouveau Radiohead, vendu en téléchargement, testant un nouveau modèle économique et vexant la critique musicale logée à la même enseigne que n’importe quel internaute pour le juger,… mais d’année en année l’intérêt va s’amenuisant : ne subsiste que l’attrait des compilations de CD accompagnant régulièrement le magazine.

Sortant chaque mardi, ce mensuel est disponible en kiosque (2,50 euros) et sur abonnement. Vous pouvez retrouver le magazine en ligne sur www.lesinrocks.com.

Dictionnaire des réalisateurs de Jean Tulard

17.12
2009
Reconnu par les professionnels pour la rigueur et la précision de ses articles néanmoins concis, cet ouvrage de référence, qui en est à sa dixième mise à jour depuis 1982,  propose un panorama complet de plus de 3500 réalisateurs du monde entier, et ce depuis les débuts du cinéma, en 1895. Pour chacun d’entre eux, qu’ils soient célèbres, comme René Clair et Mankiewicz, ou nouveaux, comme le Mexicain Alejandro Inarritu, Jean Tulard, professeur émérite à la Sorbonne, ajoute à quelques éléments biographiques et filmographiques son observation personnelle des caractéristiques de leur oeuvre en soulignant l’intérêt, la portée, le succès ou l’échec de tel ou tel film. Dans un sens comme dans l’autre, il ne pratique d’ailleurs jamais la langue de bois :

Prenons l’exemple très court de

« Romain Gary, écrivain et réalisateur français, de son vrai nom Romain Kacerv, 1914-1980.
Les oiseaux vont mourir au Pérou (1968) ; Kill (1972).
Double prix Goncourt, le cinéma lui a moins réussi comme metteur en scène, à l’inverse d’un Malraux ou d’un Malaparte. Ses deux films sont catastrophiques. »

Beaucoup aimé

D’accord ou pas d’accord, on apprécie d’avoir un avis aussi tranché et argumenté.  Cet outil plaira donc particulièrement aux cinéphiles et constituera une excellente idée cadeau !

TULARD, Jean. – Dictionnaire du cinéma : Tome 1 : Les réalisateur. – Robert Laffont, 2007. – 1038 p.. – (Bouquins). – ISBN 978-2221108321 : 29 euros.

Lire les images de cinéma de Laurent Jullier et Michel Marie

28.06
2007

 

cop. Larousse

Savoir encore mieux pourquoi on apprécie tel passage, tel film, en analysant, en regardant plan par plan ce qui passe à 24 ou 25 images par seconde, voilà ce que nous proposent Laurent Jullier et Michel Marie dans ce dernier ouvrage de l’excellente collection de Larousse « Reconnaître et comprendre ».

Pour ce faire, ils vont commencer par nous donner le vocabulaire permettant de décrypter le cinéma à l’échelle d’un plan (le point de vue, distance focale et profondeur de champ, les mouvements de caméra, les lumières et couleurs, les combinaisons audiovisuelles), d’une séquence (le montage, la scénographie, les suspense et coups de théâtre, l’effet-clip et l’effet-cirque, les métaphores audiovisuelles), d’un film (les ressorts de l’histoire, la distribution du savoir, genre, styles et dispositifs, le jeu avec le spectateur).

Ensuite, dans la seconde partie de l’ouvrage, ils analysent 23 séquences tout au long de l’histoire du cinéma, du cinéma muet à l’ère post-moderne, sélectionnées parmi des succès populaires comme Titanic, Shrek 2 ou Kill Bill 2 ou des classiques du septième art tels Le Septième Sceau ou Vertigo, dont ils redonnent le descriptif, le résumé, le contexte de sa sortie en salle et la situation de la séquence.

Un guide accessible et indispensable pour les cinéphiles et pour tous ceux qui souhaitent connaître et comprendre la genèse et les règles de conception d’un bon film.

Beaucoup aimé

JULLIER, Laurent, MARIE, Michel. - Lire les images de cinéma. -Larousse, 2007. – 239 p.. – (Comprendre & reconnaître). – ISBN : 978-203-583328-0 : 27 €.

« In the Mood for love » de Jean-Christophe Ferrari

06.12
2005

Voici l’étude cinématographique du film In the Mood for love de Wong Kar-Wai par l’un des membres du comité de rédaction de la revue Positif. Cette analyse est découpée en 4 chapitres, ponctués de photogrammes à l’appui des interprétations des séquences :

  • Le motif du secret
  • Le pourquoi de l’échec de la relation entre Maggie Cheung et Tony Leung
  • Les multiples visages de la répétition
  • Le problème du rapport entre In the Mood for Love et 2046
  • Une analyse fine et intelligente du film, même si je n’adhère pas à certaines interprétations faites.
  • Une étude d’un niveau de haut vol.
  •  

    Mes notes et prolongements :

    - Ouverture du film lorsque le premier geste de Maggie Cheung consiste à ouvrir la fenêtre. Allégorie du Bouvier et de la Tisserande. Film non pas vu mais ENTREVU par les spectateurs : vitres, voilages,… Érotisme du film : rythme binaire + scansion visuelle : surfaces lisses (couloirs carrelés, formicas du restaurant,…) // surfaces rugueuses (murs rongés par l’humidité de la rue) ; images dures et froides (bureaux) // humides et chauds (la vapeur du marchand de nouilles) ; figure féminine : pluie sur ses bras, tissu de soie moirée, des corps qui se frôlent mais ne se rencontrent pas. Une main qui accepte à la fin d’être touchée par l’autre.

    - Histoire d’un renoncement, d’une histoire d’amour qui ne parvient pas à se réaliser (p.51) parce qu’elle n’arrive même pas à commencer (p. 52). Aucune réalité complète, aucune figure achevée. Les décors (p. 53-54) : tous les extérieurs maladivement vides (les rues, les trottoirs, la voiture sans chauffeur,…) // les intérieurs grouillant des témoins embarrassants.

    Apprécié

    - Répétition des scènes : passages dans l’escalier, allées et venues pour acheter le dîner. Répétitions de scènes vécues par d’autres : repas au restaurant, aveu… Répétition des toilettes : même forme, couleurs et détails changent. Mise en abime des acteurs jouant le rôle de leurs époux dans le film : ils répètent ce qu’ils croient avoir lieu et de fil en aiguille en éprouvent toutes les sensations. Les passages avec les personnages secondaires ont pour fonction de donner un effet de réel.

    Dictionnaire des acteurs de Jean Tulard

    25.09
    2005

    Dictionnaire du cinéma : Tome 2 – les acteurs

    Les étoiles d’Hollywood… Quand on évoque le cinéma, on songe à cette brochette d’acteurs qui gravit chaque année les marches du Palais des festivals de Cannes, à ces noms immortalisés par le grand écran : Marilyn Monroe, Robert Mitchum, Keanu Reeves, Kevin Spacey comme Agnès Jaoui, Lino Ventura ou Roberto Benigni.

    Dans cette huitième édition revue et augmentée on retrouve tous les acteurs depuis le cinéma muet. Tout comme dans le premier volume consacré aux réalisateurs, Jean Tulard retrace pour chacun d’entre eux leur carrière et filmographie, en y ajoutant sa petite analyse personnelle, élogieuse, partagée ou tout simplement négative.

    Beaucoup aimé

     

     

    Un ouvrage de référence encore pour tous les amoureux du cinéma. J’attends avec impatience la réédition du coffret en trois volumes du dictionnaire des films !