Categorie ‘Livres d’art

L’histoire de l’art en BD : de la préhistoire à la Renaissance

28.09
2016
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Un grand-père raconte à ses petits-enfants le commencement de l’art il y a 75 000 ans… ou quand on utilise la bande dessinée à des fins pédagogiques : difficile de la lire d’une traite tant l’absorption de tout un patrimoine artistique deviendrait, en si peu de pages, vite indigeste pour des enfants de 11-14 ans auxquels il est destiné.

Augustin, Marion, Heitz, Bruno

L’histoire de l’art en BD : de la préhistoire à la Renaissance

Casterman (L’histoire de l’art en BD, 2016)

EAN 13 9782203101005 : 14,95 €

Lire la bande dessinée de Benoit Peeters

18.08
2016
cop. Champs Flammarion

cop. Champs Flammarion

Benoit Peeters propose ici une lecture initiatique de la bande dessinée, que l’on peut lire d’ailleurs de toutes les manières possibles (politique, sociologique, philosophique, psychanalytique,…) et dans tous les sens possibles. Selon lui, ce qui fait la spécificité de la BD, c’est « la case, le strip, la planche, les relations entre le texte et le dessin, entre le scénario et sa mise en images ». L’auteur de BD a pour seul impératif de devoir « partager la planche en un certain nombre de segments afin de séparer des actions qui dans le récit se succèdent« . Ensuite, « les possibilités d’intervention sur la taille de l’image, assez rares au cinéma, sont ici presque infinies ».

Néanmoins, il touche du doigt l’incomplétude de la case, qui en fait toute la richesse, car la case n’est, somme toute, qu’une « variable dans un ensemble« , un « instant dans une continuité ». En effet, aucune image ne fait bande à part : « la véritable magie de la bande dessinée, c’est entre les images qu’elle opère, dans la tension qui les relie. » Pour Benoit Peeters, les plus grands créateurs de bande dessinée ont toujours réussi à « mettre l’accent à la fois sur les paramètres internes à la case et sur les relations qui les unissent. »

Il critique ainsi l’utilisation conventionnelle de la BD (qui privilégie le récit, comme le gaufrier), ou décorative (BD qui privilégie l’image), et fait l’éloge de son utilisation rhétorique (la case et la planche servent le récit) ou productrice (c’est l’organisation de la planche qui semble dicter le récit).

Une bonne ouverture pédagogique sur le neuvième art.

 

 

Le cordon de soie de Frédérique Deghelt

30.07
2016
cop. Actes Sud

cop. Actes Sud

« Ta naissance accélère le Temps. Nos neuf mois gigognes ont disparu pour te laisser là. Chaque jour qui passe voit ton visage changer. Et cette course enclenchée donne à ma contemplation des allures d’urgence. » (p. 19)

« Bruit et fureur, ta bouche immense éclipse ton visage, tout entier dans la colère. Rouge, raideur des membres, yeux fermés sans larme, tu n’es qu’un cri jeté au ciel pour m’impressionner. J’en oublie la raison, fascinée par le spectacle offert de ton corps déchaîné dans une souffrance insoutenable. Quand je songe à me défaire, tu es plus défait que moi, râles et trembles. Ta bouche enfin me trouve, tu t’étrangles. Un dieu semble d’un geste bannir l’ouragan. Dans ta succion encore, l’exaspération d’une attente, puis le contentement te gagnent. Ta gueule de vieux furieux fait place au visage d’un ange, lisse, calme. » (p. 24)

Un beau présent que cet écrin d’images poétiques, virevoltant entre les impressions d’une mère découvrant son enfant le long des premières semaines, et les photographies en noir et blanc et couleurs de Sylvie Singer Kergall. Trois mois déjà…

Offert par Manou

 

 

 

 

Le cabaret des muses : tome 3 de Gradimir Smudja

04.05
2016
cop. Delcourt

cop. Delcourt

Sur demande du Moulin rouge, le Bordel des muses devient avec ce troisième volet le Cabaret des muses.

Si l’album tient ses promesses graphiques, avec des cases imitant les plus grands peintres, l’histoire en revanche est passablement tirée par les chevaux / cheveux… Et la chute de Darling, la jument, ne laisse pas de songer à celle de la belle Mimi.

La Grèce

11.02
2015

cop. Casterman

Ce nouveau voyage d’Alix en Grèce réunit en un seul volume en grand format deux tomes publiés il y a une douzaine d’années. Athènes, Olympie, Delphes, Corinthe, Eleusis, Epidaure, Sparte, Mycènes, Pylos, La Crète et Cnossos, Délos, Lindos, Rhodes, Troie, Pergame, Halicarnasse, Priène, Sélinonte… cet ouvrage documentaire fait revivre par ses dessins ces sites grandioses pour notre plus grand plaisir.

DE BROCHE, Pierre, MARTIN, Jacques
La Grèce
Casterman, 2014 (Les Voyages d’Alix)
64 p. : ill. en coul. ; 24*32 cm
EAN13 9782203085848 : 12,90 €

L’Egypte : Karnak, Louxor et la vallée des Rois

04.02
2015

cop. Casterman,

 

Relevant plus du documentaire que de la fiction, contrairement aux aventures d’Alix dont elle s’inspire, la série Les Voyages d’Alix retrace pour chaque site célèbre dans l’Antiquité son histoire, son architecture, mais aussi la vie quotidienne, la politique et la religion de l’époque. Cette nouvelle édition consacrée aux merveilles autour de la ville de Thèbes, établie à partir de trois albums indépendants et enrichie de chapitres inédits, propose une magnifique reconstitution historique en dessins de Karnak et de son impressionnante salle hypostyle, de la grande cour de Ramsès II de Louxor, du temple d’Aménophis III et de la tombe de Séthy Ier.

Une bande dessinée richement documentée, passionnante, que l’on aimerait prendre sous le bras, lors d’une visite au Louvre ou d’un voyage sur place. A s’offrir ou à offrir aux enfants en classe de sixième.

 

MARTIN, Jacques, MORALES, Rafaël, PALMISANO, Leonardo
L’Egypte : Karnak, Louxor et la Vallée des Rois
Casterman, 2014 (Les Voyages d’Alix)
64 p. : ill. en coul. ; 24*32 cm
EAN13 9782203062597 : 12,90 €

Street art

26.12
2014
cop. Larousse

cop. Larousse

Hors des musées, des galeries d’art et autres établissements culturels où les oeuvres acquièrent une sorte de légitimité officielle, le street art, ou les arts de la rue, dont l’origine remonte à l’art rupestre, s’empare de l’espace public et s’offre à la vue des passants, sur les murs, les bouches d’incendie, les boîtes aux lettres, les arbres, les toits,…

Si le consensus se fait difficilement sur l’appartenance du graffiti, méprisé, au street art, d’autres techniques y ont été assimilées telles que la peinture liquide, la craie, le collage, les installations, le pochoir, le trompe l’oeil, les stickers, l’affiche, etc.

De Bansky à Zacharevic, en passant par Anat Ronen et Leon Keer, ce beau livre offre de magnifiques reproductions de cet art très souvent éphémère. Un ouvrage de référence.

Street art / avant-propos d’Anat Ronen, introd. de Lee Bofkin. – Larousse, 2014. – 191 p. : photogr. en coul. ; 29*30 cm. – EAN13 978-2-03-590796-7 : 25 €. Index.