Categorie ‘Carnet de Lectures

Egon Schiele de Xavier Coste

23.05
2012

cop. Casterman

Claquant avec insolence la porte de l’académie des Beaux-Arts de Vienne, Egon Schiele ne daigne écouter les conseils que d’un seul, et non des moindres : Gustav Klimt. Nonobstant, alors que son penchant immodéré pour la gente féminine se reflète sur ses toiles, jugées pornographiques, il passe outre son avis et fait poser une mineure nue…

Brèves furent la vie tout comme la carrière de ce grand peintre de la Sécession viennoise, Egon Schiele (1890-1929). Autant féru de bande dessinée que de peinture, Xavier Coste a choisi de brosser le portrait biographique de cet artiste égoïste, ombrageux et sulfureux pour son premier album. Le choix des couleurs ocres et les traits anguleux de ses personnages semblent on ne peut plus appropriés au destin du peintre et à ses toiles qui choquèrent à l’époque non seulement pour leur caractère pornographique mais aussi pour l’absence relative de la notion de beau dans les nus perçus par cet écorché vif.

Un auteur à suivre…

COSTE, Xavier. – Egon Schiele. – Casterman, 2012. – 66 p. : ill. en coul. ; 24*32 cm. – (coll. Univers d’auteurs). – EAN13 9782203047785 : 18 euros.

 

Le son de ma voix de Ron Butlin

13.05
2012

 

cop. Quidam éditeur

Morris Magellan apprend par un ami, lors d’une des huit fêtes arrosées qui remplissent ses nuits de week-end, qu’il vient de perdre son père :

« Il avait un mauvais coeur », expliques-tu à Helen et Andy. C’est seulement là cependant, plus de dix ans après avoir lâché cette remarque, que tu pourrais en réaliser l’ambiguïté. Cette ambiguïté t’a permis de dire exactement ce que tu ressentais à son propos. » (p. 28)

A l’âge de trente-quatre ans, Morris Magellan se rappelle cette soirée où, complètement ivre, il a failli abuser d’une jeune fille, et cette fois où, lors d’un pique-nique à la campagne, il découvre stupéfait la relativité des choses, cette autre où son père est rendu furieux en l’entendant chanter une chanson d’amour, ou toutes ces fois où il a imaginé toucher la main de ce dernier sans jamais oser le faire. Désormais, il a – ce qu’on pourrait dire – réussi : cadre dirigeant dans une société de biscuits, il gagne cinq fois plus que ses manutentionnaires, qui se lèvent plus tôt que lui et terminent plus tard, habite un pavillon en banlieue avec sa tendre épouse Mary et ses deux jeunes enfants, Tom et Elise. Il ne semble plus rien à avoir à espérer de la vie. Mais à redouter, oui. Car quand son gosier s’assèche, quand « la boue » menace de tout recouvrir, il lui faut boire, à tout prix et vite. Alors dès le matin, au réveil, c’est un verre ou deux en douce avant d’appeler sa famille pour le petit-déjeuner ; au bureau, sa bouteille de cognac l’aide à voir la journée défiler plus vite ; le soir, quelques verres l’aident à passer une bonne soirée ; et le week-end, ses soirées « biscuits » font tanguer le navire de sa chambre avant de réclamer une autre rasade d’alcool pour tenir debout, quitte pour cela à briser la vitre d’un meuble. Seule sa femme Mary sait et tente de l’aider, compatissante. Mais de sa pitié il ne veut pas, elle ne l’aide pas, et lui s’enfonce toujours davantage, oublie les événements de la veille, sa main passée sur la cuisse de sa secrétaire…

 

Ecrit à la deuxième personne du singulier, le roman du poète Ron Butlin, paru en Ecosse en 1987, a de quoi déranger : il fait plus qu’égratigner les signes de la réussite sociale d’un cadre des années 80, il en montre l’envers du décor, le désespoir de ce trentenaire qui constate n’en être encore qu’à la moitié (de sa vie) : quel ennui ! Ce conformisme, il le noie dans l’alcool, qui coule à flots dans son gosier pour étancher sa soif d’impuissance. Jamais on n’avait lu pareille vision du dedans de l’alcoolique à la raison troublée par son besoin irrépressible d’alcool, ce solvant salutaire qui l’empêche de sombrer, mais qui provoque chez lui hallucinations et amnésies. Un obus dans le paysage littéraire.

 

Lire la critique de Pascal Paillardet dans le Matricule des anges et celle de Laurence sur Biblioblog.

 

BUTLIN, Ron. - Le Son de ma voix / Traduit de l’anglais (Ecosse) par Valérie Morlot, préface d’Irvine Welsh. - Quidam Éditeur, 2011. - 154 p.. – EAN 13 9782915018684 : 16 €.
Offert par l’éditeur en personne lors du Salon du livre de Paris 2012.

Loïe Fuller, danseuse de la Belle Epoque

11.05
2012

 

cop. Hermann Danse

Il fallait bien cela, 680 pages, pour faire découvrir une carrière aussi foisonnante que celle de Loïe Fuller (1862-1928), dont les performances en solo visaient à éblouir le regard par le spectacle d’un corps quasi-virtuel, agrandi par d’immenses voiles tenus par de grands bâtons, une forme lumineuse et immatérielle évoluant au-delà de toute loi de l’équilibre ou force de gravité. Avec sa gestuelle sans rupture et sans changement abrupts, ses transformations continues, son corps ne se voulait plus au centre de l’attention, mais devenait uniquement un médium artistique, un élément moteur qui disparaissait sous la forme désirée. Tout en exaltant le monde de la nature, la ligne courbe, les formes organiques (sa Danse du Lys), cette pionnière de la danse moderne, qui a fait découvrir Isadora Duncan, a mis en relation directe la science et l’art, en s’appropriant les dernières découvertes scientifiques, afin de les transposer aussitôt. Elle a été ainsi la première à introduire l’artifice afin d’ouvrir la danse à la modernité du multimédia.

Née en 1862 à -30° en Amérique, Loïe Fuller se produit dès l’âge de 4 ans, mais commence officiellement sa carrière à l’âge de 12 ans. Faisant d’abord de la pantomime, elle entreprend à partir de 1983, incitée par un acteur écossais de sa troupe avec lequel elle a une relation, une carrière de danseuse. Sensible aux revendications féministes, elle s’écarte à grands pas de la rigueur puritaine de son éducation, danse alors sans collant et dans une tenue quasi-transparente, ce qui scandalise déjà, remporte un grand succès dans le rôle titre d’un garçon dans une comédie, puis dans celui d’Aladin, le héros d’une pièce à grand spectacle.

« Ces expériences répétées, doublées de bien d’autres facteurs psychologiques, fixeront chez elle le goût de l’artifice et du travestissement pour atteindre à la fois l’autre et le succès. Le manque de confiance de son propre corps de femme sera à la base de son homosexualité ainsi que de son art. »

Ce sera toute sa vie, et elle en aura d’autant plus conscience en découvrant la danse libérée d’Isadora Duncan, une danseuse au corps nié, car perpétuellement occulté par les voiles, le mouvement de ceux-ci visant à reconstruire une image sublimée de la féminité. En cela, son image bien plus que sa personne fut admirée par les grands artistes symbolistes et d’art nouveau.

En 1889, Loïe Fuller crée sa propre compagnie. Elle a déjà connu autant d’expériences homosexuelles qu’hétérosexuelles, et finit par se marier dans son appartement. Le succès de sa scène d’hypnose dans une pièce lui donne l’idée de sa première danse. Après une mise au point de ce numéro où elle comprend toute l’importance de la lumière, elle le baptise La Danse serpentine. Elle triomphe en 1893 avec cette danse abstraite, d’avant-garde, qu’on continue à classer dans le music-hall, n’étant pas reconnue en tant qu’art en part entière. Très vite, elle dépose les brevets du fruit de ses recherches sur les bâtons incorporés aux voiles, ainsi que sur ses jeux de lumière, mais hélas, elle a un temps d’avance, et on ne lui reconnait pas cette invention, si bien que n’importe qui a le droit de reprendre ses trouvailles.

Divorcée, salie par les insinuations sur son homosexualité et sa réputation sulfureuse, victime de ses nombreuses imitations, Loïe Fuller rêve de gloire en Europe. Seulement, à son arrivée, Loïe ne trouve à danser que dans un cirque, à Cologne, et touche le fond du désespoir. En France, Loïe Fuller découvre avec stupeur qu’elle est déjà victime de son succès outre-manche : l’idée de sa danse a été copiée par d’autres qui se sont assurées les meilleurs places à Paris. Elle réprime un sentiment d’injustice avant de se battre pour montrer qu’elle vaut mieux que toutes ses pâles imitatrices. Le 5 novembre 1892 marque la date officielle des débuts de Loïe Fuller à Paris ; elle sera annoncée sur les affiches de Fernand Sigismond Bac, Choubrac, Pal, Chéret et Toulouse-Lautrec. C’est un triomphe. On accourt de partout pour la voir.

 

Loïe Fuller sur un immeuble parisien

Dès lors, la danseuse symboliste est admirée par Paul Adam, Paul Valéry, Rodenbach aussi, Mallarmé, qui lui consacre un très beau texte en 1893, mais aussi Alexandre Dumas fils, l’auteur de La Dame aux camélias, qui lui offre une rose en 1894. Tout au long de sa carrière, elle inspire d’innombrables autres artistes : Henri de Toulouse-Lautrec, Moser, Jean Lorrain, Rodin, Pierre Roche, Georges de Feure, et notamment Will Bradley, tous les sculpteurs du mouvement art nouveau, et l’on retrouvera longtemps sa figure sur d’innombrables objets décoratifs et détails dans les arts décoratifs. Mais si ses relations amicales avec Rodin, dernier « dinosaure » célébrant la Renaissance italienne avant l’arrivée de Picasso et Léger, furent tumultueuses mais constantes, jamais ce dernier ne parvint à faire une sculpture de Loïe Fuller. Les sculptures les plus fidèles resteront La Comédie et Le Drame de Pierre Roche.

 

Grâce à sa première relation homosexuelle avec l’ex de Sarah Bernhardt, Louise Abbéma, féministe et peintre, surnommée The Great Lady, Loïe Fuller entre dans les milieux saphiques parisiens. Elle crée avec Gyp, écrivaine, un nouveau personnage, Salomé, que célèbre un seul critique hélas. Enfin, le 6 mars 1895, elle monte dans un spectacle cinq tableaux dansés qui s’achèvent sur la Danse du Lys. Ses spectacles suscitent une acclamation prodigieuse, des bouquets de violettes sont lancés à ses pieds.

Férue des progrès de la science pour améliorer son art, amie de Camille Flammarion, elle rencontre Edison. Elle met alors au point un nouveau brevet en ajoutant une glace transparente entre le public et la scène, comme s’il s’agissait d’un aquarium. Celle qu’on appelait la Fée Lumière fait ensuite la connaissance de Pierre et Marie Curie.

L’une de ses jeunes admiratrices deviendra plus tard sa plus fervente et plus fidèle partenaire de vie, Gab Sorère, alias Gabrielle Bloch de son vrai nom.

Au moment de l’exposition universelle, Loïe Fuller refuse de faire partie du programme du palais de la danse, si bien que l’on fera appel à l’une de ses nombreuses imitatrices. Elle crée alors son « label » en proposant une imitatrice officielle dans son Théâtre – musée, où elle compte présenter ses danses ainsi que les objets et sculptures inspirés par ces dernières, qu’elle commande à Henri Sauvage (architecte de la maison Majorelle à Nancy), avant de porter plainte contre lui devant son échec. Elle voulait faire de ce théâtre un art total, à l’image de tout ce qu’elle a toujours voulu faire. Au sein de ce théâtre, elle introduit la première compagnie de danse japonaise, avec Sada Yacco comme première femme actrice du théâtre japonais. Enfin, les critiques commencent à comprendre de plus en plus les danses de Loïe Fuller comme étant de l’art. Loïe Fuller introduit alors la première la notion de performance.

Mais, les années passent, et Loïe Fuller sent son corps faiblir. Pire, elle sait qu’à terme les jeux de lumière sur scène la rendront probablement aveugle. Elle essaie donc de fonder une école et entame une tournée avec ses danseuses en Europe, en invitant une inconnue, Isadora Duncan, à les rejoindre. Sans l’avoir jamais vue danser, elle décide alors de courir le risque de jouer pour elle le rôle d’impresario. Bien lui en prend : même si la quasi-nudité de la danseuse choque, elle voit en elle une précurseuse de la danse moderne, capable de se débarrasser des oripeaux de la danse classique en s’inspirant directement aux sources de l’Antiquité grecque et de la Nature. Mais très vite Isadora Duncan lui fausse compagnie et part voler de ses propres ailes, feignant de ne jamais l’avoir connue. Fortement ébranlée par son ingratitude, Loïe Fuller décide de ne plus jamais tenter d’être impresario et de ne laisser aucune liberté plus tard à ses danseuses qu’elle dirige pour de nouveaux spectacles.

Challenge La Belle Epoque

 

De ses danses aux voiles en solo comme de ses grands spectacles en fin de carrière, il ne reste aucune trace, Loïe Fuller ayant toujours refusé que la caméra fixe son mouvement, voulant tout maîtriser, et surtout, garder son spectacle vivant. En revanche, elle réalisa un film, très avant-gardiste et poétique, qui, incompris, fut un échec commercial.

Une pionnière qui reste cachée dans l’ombre d’Isadora Duncan, sa seule rivale à ses yeux.

Cette biographie monumentale tente de corriger cette injustice, démontrant à quel point Loïe Fuller fut une grande artiste, à l’avant-garde, et ce dans de multiples domaines. Un travail érudit et complet sur une artiste qui force l’admiration, auquel il ne manque hélas que les vidéos de ses performances dont il ne reste que les traces de ses imitatrices.

 

Lu dans le cadre du Challenge La Belle Epoque.

Le mystère de la grande pyramide d’Edgar P. Jacobs

09.05
2012

Les aventures de Blake et Mortimer

Pré-publié en 1950 dans le Journal de Tintin, publié en deux tomes en 1954-1955.

Invité par son ami l’égyptologue égyptien Ahmed Rassim Bey à déchiffrer ses dernières trouvailles, Philip Mortimer, secondé par Nasir, débarque au Caire. Rassim Bey et son assistant Abdul Ben Zaim lui montrent alors un papyrus parlant d’une chambre d’Horus et du trésor d’Aton. Il n’en faut pas moins pour éveiller la curiosité mais surtout la cupidité de criminels, pour lesquels Ben Zaim espionne et subtilise le précieux document…

Les aventures de Blake et Mortimer, une série devenue culte, manquaient à ma culture générale. A première vue, la place du texte dans les bulles s’avère prépondérante, dense, tandis que les traits des personnages, quoique simples (à tel point que ces derniers semblent interchangeables et méconnaissables dans cette intrigue !), sont réalistes. Il y a beaucoup d’informations dans cette série, nourrie de mystères qui n’ont pas encore vraiment été élucidés.

Tout part ici de l’hypothèse de la chambre d’Horus, située sous le plateau de Gizeh, qui abriterait le trésor d’Akhenaton. En découle tout un historique nous rappelant en quoi ce pharaon se distingua de ces prédécesseurs et successeurs, érigeant un dieu unique en lieu et place d’une religion alors polythéiste. L’Histoire devient alors le prétexte d’une histoire pleine d’aventures et de magie, semée d’embûches, où la mort frôle les protagonistes à plusieurs reprises, avec des adversaires bien identifiés. Un bon moment de détente, qui plus est instructif.

La muraille de lave d’Arnaldur Indridason

06.05
2012

cop. Métailié

 

Titre original : Svörtuloft
Traduit de l’islandais par Eric Boury

Sortie en librairie le 3 mai 2012

Le commissaire Erlendur étant parti en vacances sans donner de ses nouvelles depuis La Rivière noire, c’est à son adjoint Sigurdur Oli, en pleine séparation, que s’adresse André, déjà rencontré lors de l’affaire de pédophilie de La Voix, la quarantaine usée par l’alcoolisme et par une vie d’errance, semblant lancer un appel de détresse. Ce jour-là, un ami lui demande aussi d’aider un couple, pratiquant l’échangisme, que l’on fait chanter. Seulement, le soir où Sigurdur Oli va trouver chez lui le couple maître-chanteur pour l’en dissuader, il tombe sur un encaisseur qui vient de porter un coup mortel à la femme avant de s’enfuir. Obligé de donner l’alerte, il va lui falloir expliquer les raisons de sa présence sur les lieux du crime…

« Il avait attrapé au fond du sac en plastique le masque de confection grossière et imparfaite. Ce n’était pas un chef-d’oeuvre, mais il ferait l’affaire.

Bien que redoutant de croiser un flic en chemin, il était passé inaperçu. Le sac qu’il portait à la main contenait également deux bouteilles provenant du Rikid, la boutique d’alcools, ainsi qu’un gros marteau et un poinçon d’acier, achetés dans un magasin de bricolage.

La veille, il s’était procuré tout le matériel nécessaire à la confection du masque chez un importateur de cuir et peaux, et s’était soigneusement rasé avant d’enfiler sa tenue la plus convenable. Sachant ce qu’il lui fallait, il avait tout trouvé sans difficulté, le cuir, le fil ou l’alêne de cordonnier. (…) » (incipit)

 

Vengeance, pédophilie, chantage pour échangisme, … Arnaldur Indridason aborde dès le début des sujets assez glauques, mais a le bon goût tout au long du roman de ne jamais tomber dans le voyeurisme ou l’effusion de sang. Tout est savamment distillé pour faire monter la tension. Tout est davantage suggéré que décrit. Arnaludur Indridason est passé dans l’art de ménager le suspens car, au bout du compte, c’est l’incipit et le dénouement de cette sombre histoire de pédophilie et de vengeance qui tient le plus en haleine le lecteur durant tout le roman, distillée à point nommé pour retenir son attention, alors qu’Arnaldur Indridason va savamment compliquer une affaire en apparence simple, en mettant son enquêteur sur de multiples pistes, pour dénoncer la cupidité de banquiers prêts à tout pour s’enrichir. Nonobstant c’est sa qualité de fin psychologue qui continue à donner de la valeur ajoutée à son huitième polar, plongeant le lecteur dans les états d’âme de différents protagonistes, et en particulier dans celui d’André, pour qui va toute sa compassion. Un Arnaldur Indridason pur jus, qu’on lâche difficilement avant de l’avoir achevé.

 

INDRIDASON, Arnaldur. – La muraille de lave / trad. de l’islandais par Eric Boury. – Métailié, 2012. – 317 p. ; 22 cm. – (Métailié noir). – EAN13 978-2-86424-872-9 : 19,50 €.

 

Découvrir Degas de Gérard Denizeau

04.05
2012

cop. Larousse

 

Avec ses 10 cm de haut sur 13 cm de large, voici un bien minuscule écrin pour découvrir la biographie d’Edgar Degas, ses toiles impressionnistes et ses sculptures à la fin de sa carrière, lorsqu’il devint aveugle.

Même s’il se révèle peu pratique pour contempler les nombreuses reproductions d’oeuvres, ce petit livre se glisse aisément dans une poche et même dans ses achats, avec son prix modique. De quoi rendre l’art à la portée de tous. Ajoutez à cela qu’il est écrit par un historien de l’art souvent présent par ailleurs dans l’excellente collection « Comprendre & reconnaître » de Larousse, et voilà de quoi vous donner envie de connaître la vie de Degas ou tout simplement une idée de petit cadeau.

DENIZEAU, Gérard. – Découvrir Degas. – Larousse, 2012. – 92 p. : ill. en coul. ; 10*13 cm. – (Les mini-Larousse). – EAN13 9782035874207 : 3,50 €.

Les Geeks : dans le doute, reboote ! de Gang, Labourot, Lerolle

02.05
2012

 

cop. Soleil

 

 

Des Geeks : dans le doute, reboote !, on pourrait dire dans le doute, revois ton choix de BD !

Vous l’aurez compris : ici, ce sont des gags à gogo sur un geek, sa petite amie et ses potes. Passer des Idées noires de Franquin à ça, c’était forcément risquer le grand écart. Ici c’est de l’amour potache, pas toujours très fin ni très recherché. Bref j’aurais tendance à estampiller cette BD « à réserver aux geeks ados ». Cela m’apprendra à lire tout ce qui traîne. R.A.S.