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Egon Schiele de Xavier Coste

23.05
2012

cop. Casterman

Claquant avec insolence la porte de l’académie des Beaux-Arts de Vienne, Egon Schiele ne daigne écouter les conseils que d’un seul, et non des moindres : Gustav Klimt. Nonobstant, alors que son penchant immodéré pour la gente féminine se reflète sur ses toiles, jugées pornographiques, il passe outre son avis et fait poser une mineure nue…

Brèves furent la vie tout comme la carrière de ce grand peintre de la Sécession viennoise, Egon Schiele (1890-1929). Autant féru de bande dessinée que de peinture, Xavier Coste a choisi de brosser le portrait biographique de cet artiste égoïste, ombrageux et sulfureux pour son premier album. Le choix des couleurs ocres et les traits anguleux de ses personnages semblent on ne peut plus appropriés au destin du peintre et à ses toiles qui choquèrent à l’époque non seulement pour leur caractère pornographique mais aussi pour l’absence relative de la notion de beau dans les nus perçus par cet écorché vif.

Un auteur à suivre…

COSTE, Xavier. – Egon Schiele. – Casterman, 2012. – 66 p. : ill. en coul. ; 24*32 cm. – (coll. Univers d’auteurs). – EAN13 9782203047785 : 18 euros.

 

Klimt : femmes d’Angelika Baümer

13.02
2006

cop. Hazan

Difficile de reproduire sur papier glacé les toiles éblouissantes de Gustav Klimt. Ce magnifique petit livre d’art y parvient néanmoins, et avec bonheur, rendant visibles les nuances des toiles, ce brillant ouvrage à la feuille d’or propre à ce grand artiste qui ne connut ni prédécesseur ni successeur, et avec qui mourut son art.

Et quelles toiles ! Sur 64 pages s’étalent les femmes posant pour Klimt, lascives ou farouches, seules ou enlacées, toutes belles. Par deux fois, j’ai pu les contempler grandeur nature, la toute première fois lors d’un voyage à Vienne, à la galerie autrichienne du Belvédère, la seconde fois en décembre à Paris.

 

cop. Klimt

Parmi elles mes préférées : Judith (admirablement encadré par son frère Georg), Le Baiser (bien sûr), Portrait d’une jeune femme (dessin), Ce baiser au monde entier et L’Amour.

En une trentaine de pages, la critique d’art viennoise relate ensuite le contexte historique et culturel qui a vu émerger cet artiste largement incompris de son vivant. L’anecdote la plus marquante reste celle de l’accueil fait sous les huées par les universitaires, les critiques et le public, à ses trois allégories commandées par l’Etat sur la Médecine, la Philosophie et la Jurisprudence. Enfin Angelika Baümer donne quelques éclairages psychanalytiques sur ce sujet privilégié de Klimt.

 

Un magnifique ouvrage, à s’offrir ou à offrir.

 

 

 

Voir aussi : http://www.lemondedesarts.com/Dossierklimt.htm

Adoré

BAUMER, Angelika. - Klimt : femmes. – Réédition. – Hazan, 2005. – 95 p. : ill. en coul.. – ISBN : 2-85025-813-X

Klimt : femmes *** d’Angelika Baümer (2005)

20.09
2005

copyright Hazan

Difficile de reproduire sur papier glacé les toiles éblouissantes de Gustav Klimt. Ce magnifique petit livre d’art y parvient néanmoins, et avec bonheur, rendant visibles les nuances des toiles, ce brillant ouvrage à la feuille d’or propre à ce grand artiste qui ne connut ni prédécesseur ni successeur, et avec qui mourut son art.

Et quelles toiles ! Sur 64 pages s’étalent les femmes posant pour Klimt, lascives ou farouches, seules ou enlacées, toutes belles. Par deux fois, j’ai pu les contempler grandeur nature, la toute première fois lors d’un voyage à Vienne, à la galerie autrichienne du Belvédère, la seconde fois en décembre à Paris. Parmi elles mes préférées : Judith(admirablement encadré par son frère Georg), Le Baiser (bien sûr), Portrait d’une jeune femme (dessin), Ce baiser au monde entier et L’Amour.

En une trentaine de pages, la critique d’art viennoise relate ensuite le contexte historique et culturel qui a vu émerger cet artiste largement incompris de son vivant. L’anecdote la plus marquante reste celle de l’accueil fait sous les huées par les universitaires, les critiques et le public, à ses trois allégories commandées par l’Etat sur la Médecine, la Philosophie et la Jurisprudence. Enfin Angelika Baümer donne quelques éclairages psychanalytiques sur ce sujet privilégié de Klimt.

Un magnifique ouvrage, à s’offrir ou à offrir.

Voir aussi :
http://www.lemondedesarts.com/Dossierklimt.htm

Présentation de l’éditeur :

Dans la Vienne du tournant du siècle, la société est en pleine évolution, voire en marche vers une révolution. Dans le monde ambigu de Schnitzler et de Freud, les femmes découvrent malgré les pesanteurs de l’ordre moral, le pouvoir d’une liberté nouvellement conquise, qui s’affirme par les études auxquelles elles accèdent comme dans une sensualité qu’elles osent de plus en plus revendiquer pour leur compte. La peinture de Klimt, qui fit souvent scandale à son époque (on songe aux tableaux pour la grande salle de l’Université de Vienne), est l’expression de cette fascination nouvelle pour la femme et pour le pouvoir absolu qu’elle représente. Séduction et ambiguïté sont les armes avouées de ce pouvoir. Corps offerts, lèvres entrouvertes, regards mi-clos sont les signes mille fois peints de cette domination qui se voile —si peu parfois— sous le masque trompeur de la docilité soumise. Les interdits de la société bourgeoise, mis à mal par les révélations parfois terrifiantes de la psychanalyse, volent en éclat sous le regard du peintre des femmes, qui sait exprimer à merveille le caractère impérieux du désir et l’angoisse de l’homme —l’Angst freudienne— devant cette puissance. La pluie d’or de Danaé est redoutablement métaphorique, tout autant que l’abandon du célèbre Baiser. Les illustrations et les commentaires qui les accompagnent dans le présent ouvrage donnent à voir et à comprendre. Il faut leur rendre grâce de cette élucidation qui ne nuit pas au mystère peu vénéneux de la peinture de Klimt. Les interdits de la société bourgeoise, mis à mal par les révélations parfois terrifiantes de la psychanalyse, volent en éclat sous le regard du peintre des femmes, qui sait exprimer à merveille le caractère impérieux du désir et l’angoisse de l’homme (l’Angst freudienne) devant cette puissance. La pluie d’or de Danaé est redoutablement métaphorique, tout autant que l’abandon du célèbre Baiser. Les illustrations et les commentaires qui les accompagnent dans le présent ouvrage donnent à voir et à comprendre. Il faut leur rendre grâce de cette élucidation qui ne nuit pas au mystère peu vénéneux de la peinture de Klimt.

BAUMER, Angelika. - Klimt : femmes. – Réédition. – Hazan, 2005. – 95 p. : ill. en coul.. – ISBN : 2-85025-813-X