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L’art égyptien de Christiane Ziegler & Jean-Luc Bovot

25.06
2006

cop. Larousse

A travers son art, à la fonction essentiellement funéraire et religieuse, c’est toute la civilisation de Égypte ancienne qui est déclinée ici en quatre chapitres faciles à appréhender : des origines au temps des pyramides, le Moyen Empire ou l’âge du classicisme, le Nouvel Empire ou le temps des conquêtes, la Basse Époque ou les derniers feux de l’art égyptien. Ce sont ainsi 100 chefs-d’œuvre (pyramides de Saqqara à Mykérinos, temple d’Abou Simbel, statue de Kephren sous la protection du faucon Horus, peintures murales des tombes thébaines, mobilier funéraire de Toutankhamon, trésors,…) que nous invitent à découvrir la directrice du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre et un archéologue ingénieur d’études attaché à ce même département, de la période de Nagada à l’époque ptolémaïque.
En annexes : chronologie des dynasties, carte, glossaire, bibliographie.

 

Un documentaire de plus sur le sujet, mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du tout nouveau titre de la collection « Reconnaître et comprendre », dont le sérieux pédagogique et la richesse iconographique sont les gages d’un véritable ouvrage de référence. Aussi ses explications claires et accessibles séduiront autant les férus d’Égypte ancienne que les profanes et tous ceux qui un jour sont partis comme moi, ou partiront, ce guide à la main, admirer ces joyaux in situ ou dans les nombreux musées les exposant, dont ceux du Louvre ou du Caire.

 

ZIEGLER, Christiane, BOVOT, Jean-Luc. – L’art égyptien. – Larousse, 2006. – 143 p. : ill. en coul. ; 25*15 cm. – (Comprendre et reconnaître). – ISBN : 2-03-505559-8 : 15 €.

Le chat du rabbin : 1. La Bar-Mitsva** de Johann Sfar (2004)

26.05
2006

Avalant un perroquet, le chat d’un rabbin et de sa fille commence à parler et à vouloir apprendre tout ce que son maître sait. Seulement, ce chat remet très vite en cause toutes les croyances religieuses de son maître…

Une bande dessinée remettant en cause de façon amusante les croyances religieuses de façon logique et rationnelle.

SFAR, Johann.- Le chat du Rabbin : 1. La Bar-Mitsva.- DARGAUD, 2004.- 48 p..- (Poisson pilote). – ISBN 2-205-05207-1
emprunté au CDI
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L’affaire du voile * de Pétillon (2006)

11.02
2006

Le détective privé Jack Palmer est chargée de retrouver la fille d’une dentiste qui aurait quitté ses études de médecine pour se convertir à l’Islam et entrer dans une école coranique.

Après l’Enquête corse, Pétillon choisit de nouveau un sujet sulfureux et polémique. Le résultat ne manque pas d’intérêt : l’histoire est astucieuse, mettant en exergue l’ingérence des parents dans la vie de leur progéniture, quels qu’ils soient, musulmans ou pas, et donc les logeant à la même enseigne ; les répliques font mouche, les anecdotes fidèles à la réalité quotidienne et le tout chargé d’une bonne dose d’humour et de dérision. Une BD qui incite (trop ?) gentiment à prendre un peu de recul sur cette affaire.

PETILLON. – L’affaire du voile. – Albin Michel, 2006. -  46 p. : ill. en coul..

L’éclipse de Keiichirô Hirano

18.09
2005

 

cop. Picquier

A la fin du XVe siècle, un jeune dominicain du sud de la France se prend d’intérêt pour un manuscrit du Corpus hermeticum de Marsile Ficin. Sur la route de Florence, il s’arrête à un village rural, pour y rencontrer un homme de foi versé dans l’art de l’alchimie, Pierre Dufay, dont lui a parlé un évêque. Impressionné par cet ermite silencieux, attiré par sa bibliothèque, il prolonge son séjour, alors que Jacques Michaëlis, comme lui dominicain, fait la chasse aux hérétiques et assoit son emprise sur les villageois. Un soir, il suit en secret Pierre Dufay qui s’enfonce dans une grotte, y découvre un être singulier avec lequel ce dernier semble entretenir une relation sensuelle étrange. Bientôt, des événements incompréhensibles secouent les villageois…

 

Venant d’un jeune japonais âgé alors de 23 ans, cette histoire surprend d’autant plus, et ce sont certainement son érudition éblouissante mêlée au parfum exotique d’une Europe lointaine, encore empreinte de peurs et de mysticisme, qui lui ont valu l’obtention en 1999 du prestigieux prix Akutagawa, équivalent japonais du Goncourt. Dans le cachet ancien d’une langue comme on n’en écrit plus, Hirano s’inspire pour écrire ce premier roman, du Nom de la rose, émaillant son récit de références religieuses et philosophiques, puis de Mishima, mêlant son érotisme au surnaturel des romans gothiques anglo-saxons et de la littérature fantastique du 19e siècle, nous offrant ainsi un dénouement pour le moins déroutant.

 

HIRANO, Keiichirô. – L’éclipse. – Picquier, 2004. – 210 p.. – (Piquier poche ; 238). – ISBN : 2-87730-751-4 : 7 €.

Traité d’athéologie ** de Michel Onfray

11.09
2005

Physique de la métaphysique

Être athée, être privé de Dieu, privé de croyance, comme privé de quelque chose : Michel Onfray montre combien est péjoratif même le terme choisi pour désigner ceux qui ont choisi la pulsion de vie, la raison, la liberté et l’intelligence. Au contraire, nous dit-il, les athées ont choisi de ne pas se bercer d’illusions sur une vie meilleure à venir dans l’au-delà, sur une âme immortelle, sur tout ce qui peut leur faire mépriser cette vie, les besoins et les désirs de ce corps ici-bas, et la confier à d’autres qui énoncent les interdits et ôtent à la vie tout plaisir. Car les autres, entendons les trois principales religions monothéistes, ont façonné notre esprit depuis deux millénaires, condamné les impies, brûlé des livres et bibliothèques, paralysé les découvertes scientifiques et réflexions philosophiques, et animé une pulsion de mort au moyen de croisades et de génocides. Point par point, Michel Onfray raconte la supercherie à l’origine de ces textes sacrés, son alliance avec la plupart des régimes dictatoriaux et le nazisme, sa haine de l’extrême-gauche, en dénonce leurs contradictions, et surtout la barbarie, chacune enjoignant de ne pas tuer son prochain au sein de sa propre communauté mais de tuer tous les mécréants afin d’espérer dans l’au-delà, après leur sacrifice, une vie meilleure, où sont alors permis tous les interdits que leur religion leur a seule imposés.


A l’appui d’innombrables arguments, Michel Onfray fera peut-être vaciller vos croyances. Cet essai, en tout cas, n’a fait que raffermir l’opinion de la convaincue que je suis, et mis en lumière les innombrables autodafés et censures de manuscrits par le clergé et les moines copistes, pratiquant autant de coupes sombres dans notre héritage culturel, autant de lectures dont hélas nous ne profiterons jamais.


Grasset, 2005. – 281 p.. – 18,50 €.

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