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Michel Monnereau (avril 2009)

16.04
2009

C’est un Jeudi 16 avril que les lycéens eurent le plaisir d’interviewer Michel Monnereau, auteur entre autres des romans Carnets de déroute*, On s’embrasse pas ?*** et Les morsures de l’amour** (La Table ronde), dont j’avais fait la connaissance au Salon du livre 2008.

- Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire On s’embrasse pas ?

On commence à y penser, à prendre des notes. J’écris vite, et des choses assez fluides. Je dirais 3 ou 4 mois, maximum.


- Vous y travaillez vraiment, ou cela reste-t-il assez aléatoire ?

Non, je m’y mets vraiment. Comme pour un examen. Puis, je laisse reposer. Avec le recul, on voit tout ce qui ne va pas. Si on coupe trop, il faut retrouver le même ton, le même niveau.


- Comment écrivez-vous ?

A la main. Partout. Dans ma voiture, au café, dans le train, etc…

J’écris à la main, et seulement après, je saisis.

Le miracle de l’ordinateur, c’est qu’on peut ajouter des paragraphes, décaler, etc…

J’écris en général de 21 heures à minuit, voire 1 heure.

Quand on écrit un roman, on y pense, on vit avec. Il faut vraiment se mettre dans l’état du personnage.

- Pensez-vous comme Roland Barthes que  »la littérature, c’est la rature » ?

Oui, Proust parlait lui de repentirs. On a un regret sur un mot, sur une phrase que l’on vient d’écrire. Quand il y a de l’action, le style doit être rapide. Il faut que cela colle au propos.

- Avez-vous d’autres sources d’inspiration que votre expérience ?

Pas vraiment. Sauf dans la vie quotidienne, des passants, des SDF, etc… Des choses qui frappent, des choses qu’on entend, comme « Dieu est mort, et on ne m’a rien dit. » On peut rebondir. J’aime bien aussi la technique des thrillers américains. On peut s’inspirer de leur alternance de temps forts et de temps faibles. Et qui finissent chaque chapitre sur une ouverture.

- Le travail de l’écrivain est-il un don ?

A l’origine, oui. Mais après, si on ne travaille pas le don, on ne grandit pas, on ne mûrit pas. Il faut aller vers ce pour quoi on est doué.

- Étiez-vous prédestiné à l’écriture ?

J’ai commencé vers douze ans. C’était d’abord très mauvais. Puis un peu meilleur. Après, le destin, on le provoque ou pas !

- Avez-vous trouvé le titre avant ou après avoir écrit le roman ?

Après. Mais on peut aussi partir d’un titre, comme ce fut le cas pour Carnets de déroute, et comme je l’ai fait avec le titre d’une chanson, Une belle en plein cœur. Pour le roman, le premier titre était d’abord Ma belle haine, ma déchirure. Mais la maison d’édition n’a pas aimé. Alors j’ai cherché quelque chose entre l’attirance et la répulsion. En parcourant le roman, je suis tombé sur cette réplique : « On ne s’embrasse pas ? », avec cette interrogation, et j’ai fait tomber la négation.

- Avez-vous eu des livres refusés en édition ?

Le premier oui, j’avais 25 ans. Du coup, j’étais resté sur la poésie. Pour Carnets de déroute, je suis d’abord passé par trois – quatre personnes que je connaissais (Pascal Sevran, etc…), mais j’ai essuyé des refus par des éditeurs chez qui le manuscrit avait pourtant été porté. C’est pourquoi j’ai repris dans Carnets de déroute le premier chapitre pour interpeller le lecteur et passer la barre de la lecture des premières pages par l’éditeur.

- Est-ce que vous écrivez des choses que vous ne publiez pas ?

Oui, surtout des phrases, des notes. D’où l’idée d’un dictionnaire, avec des définitions telles que

hypocrite : personne qui cache bien son je.

- Qui vous a poussé à être publié ?

Personne. Je me suis lancé tout seul. Après le refus par recommandation, j’ai envoyé le manuscrit par la poste, comme tout le monde. J’ai essayé « La Table ronde « car elle a une très belle image littéraire. Il ne faut pas se tromper de maison d’édition. Et toujours donner envie de lire avec un bon titre et une bonne première page.

- Avant d’envoyer vos tapuscrits aux éditeurs, est-ce que vous les montrez à votre entourage ?

Non, jamais, car je pense que les amis sont les plus mal placés pour conseiller.

- Quels sont les délais ?

On peut obtenir une réponse en 24 heures, à la lecture du tapuscrit. D’ailleurs, chez Stock, Jean-Marie Roberts, le directeur, lit lui-même la première page, tout comme Viviane Hamy, pour voir, puis le texte en entier si ça lui plaît, et peut téléphoner aussitôt, c’est déjà arrivé.

Après, pour que le tapuscrit se retrouve en librairie, il faut attendre 9 mois à 1 an. En ce moment, les éditeurs préparent déjà le catalogue de la rentrée littéraire de septembre.

- Êtes-vous lié par un contrat à votre maison d’édition ?

Non, il n’existe plus de contrat. On peut aller ailleurs, ne plus écrire. Cela a changé car les auteurs contournaient le problème.

- Iriez-vous au plus offrant ?

Non. En fait, avant que le roman ne sorte, on reçoit ce que l’on appelle un à-valoir, c’est-à-dire une avance, déduite ensuite du pourcentage du fruit des ventes. L’auteur ne rembourse pas en revanche l’à valoir à l’éditeur s’il vend moins que ce qu’il a reçu. (cf Droits d’auteur).

Carnets de déroute a été le plus critiqué, le plus aimé par la presse. On s’embrasse pas ? a connu un joli petit succès, poussé par les libraires et le bouche à oreille, avec 16 000 exemplaires vendus. Les morsures de l’amour n’ont pour l’instant été tiré qu’à 6 700 exemplaires. Il faut savoir que, pour un éditeur, vendre 5000 exemplaires est déjà très bien. Le vrai succès, c’est 100 000 exemplaires. C’est être connu partout, ce dont je n’ai vraiment pas envie !

- Avez-vous choisi l’image se trouvant en première de couverture ?

A l’origine, les couvertures de la Table Ronde étaient tout vermillon, avec un bandeau présentant une photographie de l’auteur. Quand je suis arrivé, je leur ai suggéré de trouver autre chose, que je n’étais pas assez connu pour mettre ma photo.

- Quand vous avez écrit On s’embrasse pas, était-il déjà dans votre tête ?

Oui, depuis longtemps. Parce que je suis quelqu’un parti de chez lui à 19 ans. J’ai taillé la route. Cheveux longs, la route, l’Europe… Malgré tout, j’ai poursuivi des études de lettres modernes jusqu’à l’agreg à Bordeaux, mais je n’avais pas le niveau en latin.

Quand je revenais, c’est-à-dire rarement, je sentais qu’on était en décalage. L’intérêt du roman, c’était de décrire cette collision entre l’espace et le temps. Plus rien n’est comme avant.

- Pourquoi avoir choisi un personnage masculin s’il n’est pas autobiographique ?

Il existe toujours une part autobiographique dans ce qu’on écrit. Par exemple, ici, le village existe, mais mes rapports avec ma mère étaient complètement différents.

Il y a toujours, ne serait-ce qu’un détail, une part autobiographique. Je m’amuse d’ailleurs à mettre des clins d’œil pour amuser mon entourage (des private joke).

- Comment se représente-t-on le personnage ? Vous n’en proposez pas de description physique.

J’aime bien quand il n’y a pas de description. Je veux le laisser ouvert à l’imagination. Pour moi, il est assez grand, maigre, le visage buriné, un peu le genre de Jean-Luc Anglade. Dans un salon du livre, un jour, un type a pris une chaise un jour, s’est assis en face de moi et m’a dit : « C’est mon histoire. »

- Vous identifiez-vous à Bernard ?

Non. On peut casser les habitudes, tout en restant sédentaire, et ce n’est pas pour cela que j’aimerais être sans attache, sans port. Je ne m’identifie à aucun personnage du livre, et personne n’est épargné dans ce bouquin.

Mais c’est vrai que je l’aime bien, Bernard. Car il est lucide, même s’il est très antipathique. C’est un extrémiste des sentiments. J’aime bien sa démarche un peu misanthrope. Au lieu d’arranger les choses en revenant, il complique tout (mort de la mère, fugue de la nièce), puis il repart, sans remords.

- Quel serait le message délivré par ce roman ?

Cela faisait longtemps que je voulais écrire cela.

Même si le personnage est négatif, le message, c’est de ne pas hésiter à se réaliser. Le personnage est heureux comme cela. Il vient voir comment cela se passe et repart.

Je voulais aussi montrer le décalage culturel : lui a évolué (grâce à ses études et à ses rencontres), ses parents non. Ils n’ont plus rien à se dire. C’est un véritable déracinement, un peu ce que vivent les émigrés en plus violent dans leur cas.

L’auteur : Qu’est-ce qui vous a choqué dans ce roman ?

Les élèves : le passage avec la nièce.

L’attirance physique peut jouer, même au sein d’une famille. Le roman a été fait pour faire se poser des questions, car le type n’est pas très sympathique. Pour sa nièce, c’est un étranger. Elle n’est qu’une adolescente, son côté baroudeur la fascine.

- Y faites-vous une critique de la société ?

Oui, celle de la consommation, et de la vitesse de la société.

- Est-il obligatoire de revenir aux sources ?

Il y a une impossibilité de retourner à ce qu’on a été. L’espace comme les personnages se sont transformés, comme si nous avions plusieurs peaux, dont on se détache.

- Est-ce que vous aimeriez être traduit ?

Mes histoires sont plutôt franco-françaises, donc cela n’intéresse pas forcément un éditeur étranger.

- Est-ce que vous aimeriez que l’on produise un film à partir de vos romans ?

J’ai eu une proposition de Mocky pour Carnets de déroute. Mais il me demandait de rédiger un synopsis de 20 pages. Je n’ai pas donné suite. Philippe Lioret, le réalisateur de Welcome, est aussi intéressé. Mais pour lui, il manque des scènes. Il faudrait écrire un scénario avec plus de scènes. Après, le danger, c’est de ne plus avoir de droit de regard sur l’adaptation, sur ce que cela devient.

- Avez-vous une préférence dans ce que vous avez écrit ?

Non. Mais je suis plus attiré par la poésie. C’est l’épure de la littérature. On peut dire en 3 lignes en poésie ce qu’on écrit en un roman.

- Pourquoi alors être passé au roman ?

A un moment donné, je me suis dit qu’il fallait que je publie des romans, maintenant. Je fonctionne beaucoup comme cela : j’ai fait aussi du cyclisme universitaire, j’ai été pigiste au Monde, j’ai écrit des chansons dans le showbiz, des critiques de poésie, de cinéma,… mais j’ai toujours écrit de la poésie. Un poème peut ensoleiller une journée.

- Envisagez-vous d’écrire sur un sujet historique ?

Pas du tout. Rien que l’idée de se documenter m’ennuie. Pour moi, quelqu’un qui écrit des romans doit être ancré dans son temps, doit parler de ce qui se passe aujourd’hui, doit parler aux gens.

- Lisez-vous beaucoup ?

Oui, mais moins. Je lis les critiques, la 4e de couverture, le début, et j’abandonne si je ne suis pas attiré. Je lis en se moment Sonate de l’assassin. Cela commençait par « Je ne tue jamais le lundi. » J’aime l’écriture qui pulse, comme dans les thrillers. Je n’aime pas trop les romans historiques car l’écriture y est forcément plus convenue.

- Avez-vous un auteur préféré ?

Non, pas un auteur, mais des romans. J’aime par exemple Voyage au bout de la nuit, mais pas Mort à crédit ni les autres de Céline. J’aime les gens décalés. Des auteurs latino-américains aussi, comme Alejo Carpentier, dont l’écriture est luxuriante. Des livres à vous recommander ? Mes amis d’Emmanuel Bove, Monsieur Paul, La Belle Lurette d’Henri Calet.

- Par qui êtes-vous inspiré ?

On est quand même la somme de tous les écrivains qu’on a lus. Pour moi, c’est Pierre Dac, Pierre Desproges,… On m’a dit aussi que Les Morsures de l’amour faisait songer à Marcel Aymé, pour le côté fable.

- Certaines critiques vous ont-elles fait mal ?

Oui, sur un blog pour le dernier, à propos de la représentation de la femme que j’en donne. Et puis quelqu’un d’autre, sur Fluctuanet, a dit : « Sous ce titre nul se cache un sujet pas banal ». Mais sinon, non.

- Vous écrirez davantage à la retraite ?

En tout cas sûrement des œuvres plus construites, à plusieurs voix.

- Avez-vous un livre en cours ou en projet ?

Oui, là, avec moi, j’ai un tapuscrit de 170 pages à peu près. Une page tapuscrite, c’est environ l’équivalent de 2 pages publiées. Il est consacré au père, une histoire familiale encore. Le père est mort en 1943, il était résistant. Son titre provisoire : S’il m’arrive quelque chose.

- Avez-vous des conseils à donner à un futur écrivain ?

- Trouver un bon style qui n’appartient qu’à soi,

- Trouver un bon titre,

- Trouver un bon thème, intemporel, ou au contraire dans l’air du temps.

C’est ce qui a fait le succès de Françoise Sagan : elle correspondait à l’insouciance de son époque et à l’émancipation de la femme.

Les morsures de l’amour ** à *** de Michel Monnereau (2009)

21.01
2009

Marre d’aller travailler chaque matin pour payer ses factures, marre de sa femme… Fuir, partir ? Non, Benjamin a une meilleure idée : il va se transformer tout bonnement… en chien ! Mais la vie de chien est-elle si facile ? C’est ce que l’on va découvrir avec lui, d’abord reparti habiter à l’essai chez ses parents dans leur pavillon banlieusard, puis devenu chien errant recherché pour morsures à la tendre cheville de toutes les jolies brunes trouvées sur son chemin lui rappelant Jacqueline, contre qui il doit bien avoir une dent. Après un passage à la fourrière et à la SPA, il croira son bonheur trouvé aux côtés de son pote routier lors de ses virées à travers la France avant d’être abandonné sur une station d’autoroute, comme un chien…

Après Carnet de déroute * et On s’embrasse pas ?***, voici le troisième roman écrit par ce publicitaire à l’ironie mordante. C’est bien le moins que l’on puisse dire de lui avec cette nouvelle histoire de vie de chien à la fois tendre et légère, pleine d’humour et de réflexions douces-amères. Tout y est imaginé dans les moindres détails, avec ce style qu’on lui connait si bien, aux phrases incisives et savoureuses, pleine d’une intelligence fine des gens et des choses. On dévore ce petit roman d’une traite, hésitant entre sourire et moquerie à toutes ses trouvailles ingénieuses et ses anecdotes croustillantes. A croquer ce mois-ci, pour passer un bon moment.
ici.
MONNEREAU, Michel. – Les morsures de l’amour. – La Table Ronde, 2009. – 231 p.. – ISBN 978-2-7103-3102-5 : 19,50 €.

Carnets de déroute * de Michel Monnereau (2008)

20.06
2008

Cadre quinquagénaire licencié d’une boîte de pub, quitté peu après par sa femme Françoise qui renaît à une seconde vie avec un autre, Michel a bien tenté durant ces 7 années de survivre sans elle et d’envoyer des lettres de motivation originales suivies de quelques rares entretiens, mais, abandonnant tout espoir, il finit par se couper du monde extérieur.

Autant la presse avait boudé On s’embrasse pas ?***, paru l’an dernier, autant elle avait salué ce premier roman de Michel Monnereau, acheté à l’occasion de notre rencontre au dernier Salon du Livre. Voilà encore une saute d’humeur que je ne m’explique pas, car Carnets de déroute n’est que le brouillon du second, l’un et l’autre animés du même humour corrosif et de la même langue venimeuse. Mais Carnets de déroute n’a pas d’intrigue, ou si peu. Ce qui est normal, vu le sujet, certes. Journal d’un quinquagénaire, se retrouvant sans occupation et sans personne pour meubler son existence, rien ne s’y passe, ou presque : une tentative de coexistence avec un sans-abri puis avec une chienne, baptisée Françoise pour se venger, se soldant par un échec, la rencontre invraisemblable avec une baronne, qui l’oublie aussitôt, quelques entretiens où il se prend à espérer… inutilement. Le monde est féroce et broie ses déchets. Pour Michel Monnereau, c’est un terreau sur lequel il fait pousser un chant vain et désespéré.

Du même auteur :

- On s’embrasse pas ? (2007)

- Les morsures de l’amour (2009)

Nous l’avons rencontré : vous pouvez lire son interview ici.

MONNEREAU, Michel. – Carnets de déroute. – La Table Ronde, 2008. – 199 p.. – ISBN : 2-7103-2809-7 : 16 €.

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On s’embrasse pas ? *** de Michel Monnereau (2007)

02.10
2007

« Bernard, la quarantaine sonnée, la clope au bec et la bière facile, est pris d’une envie soudaine de rentrer au pays, charentais, revoir ses vieux et sa sœur qu’il a quittés voici quinze ans pour fuir ses 37 ans 1/2 de vie laborieuse à venir, un village étouffant et un amour déçu, pour courir le monde et vivre comme il l’entend, drapé dans la certitude de l’inutilité de toute acquisition, de tout entassement, de toute construction, de toute procréation » (p. 93)

Comme on le comprend cet homme désenchanté, même si parfois il peut nous être antipathique ! L’ironie est mordante, l’humour incisif, les phrases ramassées pour être plus corrosives, les portraits de ces anciens visages, qui n’ont guère évolué ou si peu, bien croqués. Pourtant, l’émotion sourd de ces rencontres manquées, du choc entre ces personnalités que rien ne prédispose à se comprendre, entre ces gens qui poursuivent leur vie tranquille et sans surprise et ce quadra cynique. Le passif est trop lourd pour pouvoir recommencer :

« Je ne parvins pas à dire maman. Trop simple et trop compliqué. Trop différent de ce que nous avions été l’un pour l’autre. » (p. 38)

 » – Vous ne m’avez jamais aimé.

Son regard heurta le mien, à l’instant même où m’apparaissait toute l’impudeur de ma réflexion. J’avais eu besoin de quinze ans d’éloignement pour prononcer cette phrase.


- Si, à notre manière, qui en valait bien une autre. Il n’y a jamais eu de grandes manifestations de tendresse dans la famille, si c’est ça que tu nous reproches. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas reçu. » (p. 84-85)

Et puis, tout sonne tellement vrai, pour notre malheur. Cela remue en nous certains faux espoirs ou certaines désillusions.

Ce second roman de Michel Monnereau a bien peu fait parler de lui… à tort. Si vous aussi, vous jetez parfois un regard plus que critique sur la vie quotidienne, ne passez pas à côté de cette prose piquante à souhait !

Du même auteur :

- Carnets de déroute (2008)

- Les morsures de l’amour (2009)

Nous l’avons rencontré : vous pouvez lire son interview ici.

MONNEREAU, Michel. – On s’embrasse pas ?. – La Table Ronde, 2007. – 204 p.. – ISBN : 978-2-7103-2913-8 : 16 €