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Souvenirs de l’éternel présent de Schuiten & Peeters (2009)

23.01
2010

Aimé, âgé d’une dizaine d’années, est le dernier enfant de la ville Taxandria, et donc l’unique élève de Monsieur Bonze. Taxandria est une lugubre ville en ruines, la ville de l’Eternel présent, où le temps n’a plus le droit d’être pris en compte, où le passé est devenu tabou, et où toute technologie a été bannie. Un matin, Aimé découvre un livre d’images interdites, lequel raconte comment les scientifiques de Taxandria, poussés par un défi lancé par Irina, la femme du Président, déclenchèrent un cataclysme engloutissant presque toute la région. Depuis, les femmes en sont exclues, et attendent le bon vouloir d’hommes de passage, par-delà le jardin des Délices. Pourquoi n’y a-t-il plus d’enfant ? Pourquoi ses cheveux ne poussent-ils pas ? Qui gouverne Taxandria ? Pourquoi n’a-t-il pas le droit d’aller à Marinum ? Quels secrets lui cache donc Monsieur Bonze ?

Sur fond bleu et ocre se déploie une fois de plus l’univers fantastique propre à la série des Cités obscures, dont chaque volume se lit indépendamment des autres. On y retrouve le dessin précis des mélanges architecturaux de François Schuiten, entre palais corenthiens, décors de Paul Delvaux et maisons du début du siècle, venant souligner les thèmes abordés ici par Benoît Peeters : la critique de la dictature, de la censure, du déni du passé. Une belle bande dessinée, inspirée par les premiers scénari pour un film de Raoul Servais, conçus il y a plus de trente ans. Une histoire onirique à méditer…


SCHUITEN, François, PEETERS, Benoît. – Souvenirs de l’éternel présent. – Casterman, 2009. – 65 p. : ill. en coul. + 13 p. non p.. – (Les cités obscures). – ISBN 978-2-203-02485-4 : 18 €.

Le libraire de Sélinonte de Roberto Vecchioni

31.10
2009

cop. LGF

Il libraio di Selinunte (2004)

En Sicile, dans la petite ville de Sélinonte, un libraire s’installe. Mais les habitants refusent non seulement de fréquenter sa boutique et d’assister à ses veillées, mais aussi de le servir dans les leurs. Seul Nicolino, surnommé « Frullo » à l’école, vient tous les soirs l’écouter lire à voix haute derrière une pile de livres. Un jour une fillette disparaît. Aussitôt les soupçons se portent sur ce personnage si différent et inquiétant. La nuit suivante la librairie prend feu. Advient un événement surnaturel dont les habitants ne vont pas sortir indemnes…
« Étrangement, ce fut comme lorsque l’on entre dans une pièce plongée dans l’obscurité et que peu à peu on parvient à distinguer les choses, que je réussis à distinguer les mots, ou tout au moins ce que je prenais pour des mots. Et je les trouvais magnifiques, comme s’ils possédaient un corps, une vie, et s’adressaient à moi. » (p. 47)

Ce joli conte poétique propose sous un vernis fantastique une allégorie sur la fonction du langage, sur le pouvoir des mots, sur leur absolue nécessité pour formaliser ce que l’on souhaite, ce que l’on voit, ce que l’on ressent. Dostoïevski, Shakespeare, Proust, Borges, Sappho, Dante, Rimbaud, ou encore les poèmes d’Alvaro de Campos et surtout des extraits de La Mort d’Ivan Ilitch de Tolstoï émaillent le récit, lus à voix haute par le mystérieux libraire, qui transmet son plaisir du texte, son plaisir des mots à son jeune auditeur caché, le narrateur, et pourquoi pas à nous, lecteurs. Le dénouement, assez déroutant, s’inspire de l’histoire du joueur de flûte de Hamelin retranscrite par les frères Grimm, de manière complètement détournée et tragique. Malgré tout, j’ai éprouvé comme un sentiment de frustration en achevant ce conte, comme si j’eusse aimé le voir davantage exploité. Pourtant tout y est. Et si, pour boucler la boucle, il suffisait de le relire à voix haute et de le faire lire pour qu’il soit complet et que son but soit atteint ?

VECCHIONI, Roberto. – Le libraire de Sélinonte / trad. de l’italien par Gérard-Julien Salvy. – Editions du Rocher, 2007. – 124 p.. – (Le livre de poche). – ISBN 978-2-253-12442-9 : 5 €.

Firmin de Sam Savage

24.04
2009

cop. Carnets de SeL

Autobiographie d’un grignoteur de livres

 

Difficile de ne pas songer au rat qui nous a fait saliver dans Ratatouille avec cette fable d’un autre rat qui, lui, après avoir commencé par se rassasier de livres au sens propre, s’y met au figuré, avalant une librairie entière, et passant ainsi toute sa vie à lire et à côtoyer les tenants et aboutissants du livre, c’est-à-dire un libraire de Scollay Square puis un écrivain.
Néanmoins, la souffrance surgit à chaque page, celle de la loi du plus fort, celle de l’intolérance envers l’autre, celle de l’incommunicabilité et du handicap. Aucun des trois personnages-clés n’est épargné : Firmin, après avoir souffert de l’égoïsme des siens, les voit mourir les uns après les autres, et frôle lui-même la mort à plusieurs reprises ; le libraire se voit contraint par la spirale des profits de liquider sa boutique et tous ses livres, avant de mettre la clé sous la porte ; l’écrivain se noie seul dans l’alcool…
Qu’en ressort-il ? Le plaisir de partager avec ce singulier dévoreur de livres la même passion, les mêmes lectures, et de sourire de voir comparer leurs différentes saveurs dans tous les sens du terme. L’incipit surtout vous mettra en appétit…

« J’avais toujours imaginé que si, d’aventure, j’écrivais un jour l’histoire de ma vie, la première phrase en serait saisissante : quelque chose de lyrique à la Nabokov, « Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins » ou de radical à la Tolstoï au cas où le lyrisme me ferait défaut, « Les familles heureuses se ressemblent toutes, les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon. » Les gens se rappellent ces mots, même quand ils ont tout oublié du livre qui va avec. Mais à mon avis, en matière d’amorce, on n’a jamais surpassé celle du Bon soldat de Ford Madox Ford : « Voici l’histoire la plus triste qu’il m’ait été donnée d’entendre. »

Paru en 2006 aux Etats-Unis, Firmin est le premier roman de ce septuagénaire, titulaire d’un doctorat de philosophie et ayant exercé de multiples métiers. 

SAVAGE, Sam. - Firmin : autobiographie d’un grignoteur de livres. – Arles : Actes sud, 2009. – 201 p.. – ISBN 978-2-7427-8348-9 : 18 €. 

La fleur de peau * de Sebastià Alzamora (2007)

30.09
2007

Titre original : La pell i la princesa (2005)
traduit du catalan par Cathy Ytak

Quels mystères cache Puppa, le relieur de livres à peau humaine ? C’est sa vie que va nous conter un ancien tailleur de pierre, ayant perdu la jambe gauche dont la peau a servi à recouvrir l’un de ces fameux livres. Fuyant une vie de misère sous la tutelle de paysans aisés, il sera baptisé Puppa, « progéniteur », par des gitans qui voient en lui s’accomplir la Prophétie, géniteur d’un futur Guide qui scellerait l’alliance des clans. Dès son arrivée à Prague, il assiste au coup d’état du duc Antoine, dont il sauve la vie, après avoir sauvé celle de la princesse Maria, dont il reste subjugué, et dont il va assurer désormais la protection, à l’intérieur d’un palais au jardin merveilleux, dans lequel rôde une affreuse créature, le Golem. Son sort se joue entre les mains d’un roi fou de science et de magie, d’une reine insatiable qui en fait son amant attitré, du rabbin Juda Loew, son mentor, et du duc Antoine, dont il s’est fait un ennemi…

Quelle bien étrange histoire que celle-ci, inspirée des mythes européens les plus divers. Parfois même elle prend les accents de ce genre prisé depuis plusieurs années qu’est l’heroïc-fantasy. Elle se lit comme un songe dont on ne sait quand le personnage se retrouve véritablement dans la réalité première. La cruauté des hommes n’y a d’égale que la sensualité débridée des femmes, le savoir n’étant d’aucun secours au roi ni au créateur du Golem. Un récit dont l’effet sur le lecteur est à l’image de ces livres légendaires que l’on recouvrit de peaux humaines, à la fois effrayant et doux au toucher, comme à fleur de peau.

Ce roman fantastique a reçu en 2005 le Prix Joseph Pla.
Sebastià Alzamora, écrivain espagnol, est né en 1972.

ALZAMORA, Sebastià. - La fleur de peau / trad. du catalan par Cathy Ytak. – Métailié, 4 octobre 2007. – 182 p.. – (Bibliothèque hispanique). – ISBN : 978-2-86424-626-8 : 17 €.

Service de presse

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Etre bibliophile ** de Flavigny (2004)

24.09
2007

Etre bibliophile : petit guide pratique / Bertrand Galimard Flavigny

Pour tous ceux qui comme moi se trouvent attirés par ces livres anciens aux belles reliures, voici un outil qui permettra de mieux appréhender l’objet-livre lui-même et son vocabulaire descriptif, puis d’assimiler quelques conseils d’achats. Pour vous montrer combien cet ouvrage fait le tour du sujet pour les néophytes, en voici le sommaire non détaillé : Qu’est-ce qu’un bibliophile ? La reliure – Les gardes et les papiers marbrés – L’ex-libris et les marques de provenance – et les reliures aux armes – Les papiers – Les lettres et leur ordonnance – La belle page – L’illustration – Comment lire l’aspect du livre sans le voir ? – Etre bibliophile – Le prix des livres, les lieux et les moyens de ventes et d’achats – La bibliographie – La bibliographie bibliophilique – Manipulation et entretien – Des faux et de la fausse bibliophilie – Les vocabulaires

En page 22, un terme m’a amusée : bibliosophe, terme créé par Octave Uzanne pour désigner le « sage ami des livres ». Au fil de ce guide, dont je possédais au préalable quelques notions, j’ai ainsi pu retenir quelques conseils, comme bien vérifier qu’un ouvrage est complet avant d’en faire l’acquisition, préférer le plus proche de l’édition originale et en l’état, et puis surtout acheter le petit Brunet (82 €), le grand en plusieurs volumes, la bible des libraires spécialisés, se trouvant être très cher, ou encore à défaut L’Argus du livre de collection.

Pour l’instant, contrairement à beaucoup de collectionneurs pour qui l’objet-livre prime sur son contenu, je recherche des oeuvres littéraires ou philosophiques lues ou que j’ai envie de lire. Quelques photographies remplaceront alors probablement les couvertures ordinaires dont j’illustre mes critiques.

Anglet : Atlantica – Séguier, 2004. – 237 p.. – ISBN : 2-84049-387-X : 20 €.

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L’ombre du vent *** de Carlos Ruiz Zafon (2004)

17.02
2006

Un matin où Daniel Sempere se réveille la peur au ventre, persuadé d’avoir oublié le visage de sa défunte mère, son père, libraire de son métier, le fait pénétrer dans un lieu secret et mystérieux en plein Barcelone : Le Cimetière des livres oubliés. Là, dans un dédale d’étagères couvertes de livres en attente d’un lecteur qui les ressusciterait, son père l’invite à choisir un livre qu’il adoptera et chérira pour toujours. Ce matin-là, du haut de sa dizaine d’années, Daniel jette son dévolu sur L’Ombre du vent, un roman écrit par un dénommé Julian Cartax.

Curieusement, lorsque Daniel commence à l’interroger sur son auteur, l’ami de son père, Barcelo, se montre particulièrement intéressé par ce roman dont personne n’a jamais entendu parler et lui apprend que sa nièce, Clara, adolescente aveugle, s’est elle aussi prise de passion pour cet écrivain. Daniel commence alors à multiplier ses visites chez la fascinante Clara, des années durant, jusqu’au soir de ses seize ans où il la retrouve dans les bras d’un crétin méprisable, et tombe la même nuit nez à nez avec un homme sans visage, sentant la mort et le brûlé : ce dernier lui réclame le roman, se faisant appeler Lain Coubert,… comme le personnage de L’Ombre du vent qui n’est autre que le Diable…

Ce ne sont là que les trente premières pages de ce roman qui en fait 620, mais dès ces premières pages, l’auteur a su pleinement développer l’horizon d’attente de son lecteur, qui, forcément ne peut qu’être séduit : une relation intime se noue entre les livres et leur lecteur, puis entre ce dernier et l’écrivain dont il découvre peu à peu la tragique histoire, un stylo plume passe de main en main, instrument de l’écrivain, un récit-gigogne prend forme, multipliant intrigues et personnages secondaires, un soupçon de fantastique naît avec l’irruption d’un personnage angoissant puis l’intrusion dans une maison hantée,… c’est enfin un beau roman d’apprentissage, suivant l’itinéraire de cet adolescent qui après l’amitié découvre l’Amour, la tendresse d’un père, poursuivant une enquête bien trop dangereuse et pleine de non-dits, de secrets enfouis, et de haines tenaces sur fond de guerre civile espagnole,…

Et puis, cette plume, bien sûr, ce style qui nous fait songer dès les premiers chapitres à des exemples d’incipit ou de portraits à analyser en classe, à tel point d’ailleurs que ce roman m’a à vrai dire semblé au début (avant de me laisser gagner par l’intrigue) trop parfait, trop adapté à un public-cible d’amoureux des livres et de la lecture que sont les bibliothécaires, les profs de lettres, les documentalistes, et tous les bibliovores. C’est d’ailleurs un best-seller qui semble, lui aussi, passer de main en main, de bouche à oreille, recommandé par tous ceux qui l’ont lu, à commencer par celle qui me l’a prêté, puis ma collègue qui l’a regardée d’un air entendu ; et enfin, en arrivant chez mes amis, l’un d’eux s’exclama en me voyant le lire que tout récemment son père, instituteur, lui en avait aussi fait cadeau en lui affirmant que ce roman l’avait marqué… Je poursuis à mon tour la chaîne en l’évoquant sur ce blog et en en conseillant à tous la lecture, en s’armant de temps, de son regard d’amoureux des livres et de son coeur d’adolescent rêveur.

publié puis traduit du catalan en 2004
L’ombre du vent [Texte imprimé] / Carlos Ruiz Zafón ; traduit de l’espagnol par François Maspero. – Éd. collector. – Paris : Librairie générale française, impr. 2007 (45-Malesherbes : Maury impr.). – 2 vol. (636, 31 p.) : couv. ill. en coul. ; 18 cm. – (Le livre de poche ; 30912).

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La maison des feuilles *** de Mark Z. Danielewski (2000)

20.09
2005

publié aux Etats-Unis en 2000
traduit de l’américain par Claro

Johnny Errand est un type plutôt paumé, sans aucune famille et gagnant sa vie dans un salon de tatouages. Son seul ami ? Lude, qui l’emmène toujours dans des super coups où trouver coke et filles faciles. Mais un jour, c’est dans l’appartement de Zampano, un vieil aveugle ayant vécu seul enfermé avec ses chats, qu’il lui demande de venir : tous les chats ont disparu, toutes les fenêtres sont clouées et à côté du corps le parquet est lacéré, comme par d’énormes griffes. Johnny emporte avec lui une malle pleine d’écrits contenant un manuscrit. Ce dernier, qu’il dévore peu à peu, perdant toute notion du temps et de la réalité, tourne complètement autour d’un film qui n’existe pas, le Navidson Record. Ce qui est particulièrement étonnant, venant qui plus est d’un aveugle faisant de magnifiques descriptions de lumière, de photographies et d’analyses de film. Ce film, pourtant célèbre dans le manuscrit, aurait fait l’objet de thèses universitaires et de critiques des plus grands écrivains et réalisateurs américains, complètement inventées, tout comme d’ailleurs la plupart des références citées en bas de pages. Pourtant, au départ du film, une famille américaine s’installe tout simplement dans une maison. Will Navidson, grand photographe reporter, veut se consacrer davantage à sa femme, Karen, ancien mannequin, et à ses deux enfants. Il a alors l’idée de ce film sur leur nouvelle vie en plaçant dans toutes les pièces de la maison des caméras. Or, sur un tout autre sujet que celui initialement prévu, un premier court métrage avant l’intégrale du film ne tarde pas à faire bientôt parler de lui dans toutes les universités, appelé « Le couloir de cinq minutes et demie », alors interprété comme une illusion d’optique de cinq minutes et demie : on y voit dans le salon une porte donnant sur un couloir terriblement noir, mais lorsque l’on regarde par la fenêtre qui lui est contigüe, on ne voit que le jardin de l’autre côté de ce mur et absolument aucune protubérance de la maison ressemblant à un quelconque couloir. En fait, tout commence quand un placard apparaît dans la maison : Will Davidson décide de mesurer l’intérieur de la maison pour constater que l’intérieur excède la mesure extérieure…

Sincèrement, ce roman est tout sauf ordinaire. Et pour cette unique raison déjà, il faut le lire. Ne pas l’avoir lu, c’est passer à côté d’une expérience troublante.

Commençons par l’intrigue : le résumé ci-dessus des 20 premières pages de cet énorme pavé de 700 pages vous donne un aperçu du récit qui oscille entre la vie du narrateur Johnny et l’histoire de ce film étrange sur cette maison ouvrant sur des espaces n’existant pas dans la réalité. En fait, il se pourrait bien qu’il s’agisse du premier roman d’épouvante intelligent qui existe, avec force hypothèses, références et analyses architecturales, psychanalytiques et mythologiques, ce qui est pour le moinsantinomique ! Néanmoins, il est vrai que l’alliance des deux fait du coup moins trembler qu’un Stephen King, puisque la peur, intellectualisée, ne fonctionne pas à coups de clichés propres à instaurer un climat de terreur. Par ailleurs, l’histoire dans l’histoire, c’est-à-dire celle de la maison, m’a parue bien plus intéressante que celle de ce paumé auquel le lecteur revient sans cesse au moyen de digressions.

L’originalité de l’objet-livre ensuite : chapeau à l’éditeur qui a dû se taper la tête contre les murs en voyant le défi lancé ! En effet, le lecteur ne remarque d’abord que ce mot « maison » écrit en bleu, puis les différentes typographies en fonction du récit de Johnny ou du manuscrit, des photographies, et plus il poursuit plus il perd tout repère et tout sens de l’orientation, comme dans cette maison d’ailleurs, et tourne son livre dans tous les sens pour poursuivre sa lecture à l’envers, sur le côté ou en diagonale, le texte comme les différentes notes de bas de pages s’inscrivant tantôt à l’envers, tantôt à l’endroit, tantôt absents, tantôt remplissant toute la page.

Une expérience de lecture tout à fait déstabilisante ! Un conseil : achetez-le, oubliez-le dans un coin jusqu’à ce que vous ayez le courage de l’entamer et surtout jusqu’à ce que vous ayez oublié cette critique. Puis dites-moi si vous aussi vous vous êtes perdu dans ce singulier labyrinthe !

publié en France en 2002 (Denoël)
709 pages
prix : 29 €.

Lire aussi l’article sur Wikipédia, sur webzinemaker et voir le site des fans d’Ash Tree Lane.

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