Mots-clefs ‘art nouveau’

Art nouveau et érotisme de Ghislaine Wood

20.04
2009

Dans cet essai, Ghislaine Wood démontre, en brossant un historique détaillé et en s’appuyant sur de nombreuses œuvres – phare, à quel point l’art nouveau, ce mouvement artistique qui marqua la fin du 19e siècle, fortement influencé par les « shunga » et « netsuke » japonais, reflétait la fascination des artistes d’alors, tels que Klimt ou Rodin, pour l’identité sexuelle et érotique. Par le biais d’affiches publicitaires pour Alfons Mucha et Leo Putz, de bijoux pour René Lalique, de détails architecturaux pour Hector Guimard et Antoni Gaudi, d’objets quotidiens pour Rupert Carabin, Auguste Ledru, Maurice Bouval, Jules Desbois, Max Blondat, Frans Hossemans et Egide Rombaux, ils mettent ainsi en exergue le corps féminin, ou masculin, afin de repousser les frontières des codes établis, et d’envahir le quotidien d’un érotisme latent.

Un petit documentaire richement illustré, ajoutant quelques exemples à mon intérêt pour l’art nouveau.  

La théorie du grain de sable – tome 2 ** de Schuiten & Peeters (2008)

19.12
2008
A Brüsel, un étranger, un guerrier Bugtis, meurt sous le tramway. Il sortait de la maison Autrique pour y vendre des bijoux, et venait d’y confier un splendide médaillon pour qu’il soit copié. Bientôt, d’étranges phénomènes se produisent : Constant Abeels trouve chaque jour une nouvelle pierre chez lui, sa voisine, elle, retire inlassablement le sable apparaissant chez elle, plus loin le patron et chef cuisinier d’une brasserie s’allège curieusement. Dépêchée de Pâhry,  spécialisée dans les phénomènes étranges, Mary Von Rathen, jadis surnommée l’enfant « penchée », va chercher à comprendre la cause de ces bouleversements…

Dans la lignée de la série des Cités obscures, François Schuiten et Benoit Peeters adoptent un format à l’italienne pour cette histoire en noir et blanc déclinée sur deux tomes, comme précédemment La Frontière invisible. On y découvre la magnificence des ponts aériens dressés à l’intérieur de la ville, l’intérieur sublime de la maison Autrique, conçue dans le pur style art nouveau, et puis, bien sûr, un récit fantastique qui nous immerge de nouveau dans l’ambiance étrange des Cités obscures.

Casterman, 2008. 117 p. : ill. n.b.. ISBN 978-2-203-34326-9 :  17,50 euros.
Voir le commentaire sur l’ancien blog

Charles R. Mackintosh de Nikolaus Pevsner

15.02
2006

30 pages narrent le contexte culturel d’émergence et l’œuvre architecturale du génie écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928) à Glasgow. Suivent tous les plans de ses projets et chantiers, ainsi que les photographies des salons de thé qu’il a pu totalement créer.

Ce tout petit livre intéressera les amateurs d’architecture et permettra aux autres de connaître cette autre facette prépondérante de l’artiste, dont j’apprécie surtout le mobilier créé (chaises Argyle, Hill House,…).

Klimt : femmes d’Angelika Baümer

13.02
2006

cop. Hazan

Difficile de reproduire sur papier glacé les toiles éblouissantes de Gustav Klimt. Ce magnifique petit livre d’art y parvient néanmoins, et avec bonheur, rendant visibles les nuances des toiles, ce brillant ouvrage à la feuille d’or propre à ce grand artiste qui ne connut ni prédécesseur ni successeur, et avec qui mourut son art.

Et quelles toiles ! Sur 64 pages s’étalent les femmes posant pour Klimt, lascives ou farouches, seules ou enlacées, toutes belles. Par deux fois, j’ai pu les contempler grandeur nature, la toute première fois lors d’un voyage à Vienne, à la galerie autrichienne du Belvédère, la seconde fois en décembre à Paris.

 

cop. Klimt

Parmi elles mes préférées : Judith (admirablement encadré par son frère Georg), Le Baiser (bien sûr), Portrait d’une jeune femme (dessin), Ce baiser au monde entier et L’Amour.

En une trentaine de pages, la critique d’art viennoise relate ensuite le contexte historique et culturel qui a vu émerger cet artiste largement incompris de son vivant. L’anecdote la plus marquante reste celle de l’accueil fait sous les huées par les universitaires, les critiques et le public, à ses trois allégories commandées par l’Etat sur la Médecine, la Philosophie et la Jurisprudence. Enfin Angelika Baümer donne quelques éclairages psychanalytiques sur ce sujet privilégié de Klimt.

 

Un magnifique ouvrage, à s’offrir ou à offrir.

 

 

 

Voir aussi : http://www.lemondedesarts.com/Dossierklimt.htm

Adoré

BAUMER, Angelika. - Klimt : femmes. – Réédition. – Hazan, 2005. – 95 p. : ill. en coul.. – ISBN : 2-85025-813-X

Klimt : femmes *** d’Angelika Baümer (2005)

20.09
2005

copyright Hazan

Difficile de reproduire sur papier glacé les toiles éblouissantes de Gustav Klimt. Ce magnifique petit livre d’art y parvient néanmoins, et avec bonheur, rendant visibles les nuances des toiles, ce brillant ouvrage à la feuille d’or propre à ce grand artiste qui ne connut ni prédécesseur ni successeur, et avec qui mourut son art.

Et quelles toiles ! Sur 64 pages s’étalent les femmes posant pour Klimt, lascives ou farouches, seules ou enlacées, toutes belles. Par deux fois, j’ai pu les contempler grandeur nature, la toute première fois lors d’un voyage à Vienne, à la galerie autrichienne du Belvédère, la seconde fois en décembre à Paris. Parmi elles mes préférées : Judith(admirablement encadré par son frère Georg), Le Baiser (bien sûr), Portrait d’une jeune femme (dessin), Ce baiser au monde entier et L’Amour.

En une trentaine de pages, la critique d’art viennoise relate ensuite le contexte historique et culturel qui a vu émerger cet artiste largement incompris de son vivant. L’anecdote la plus marquante reste celle de l’accueil fait sous les huées par les universitaires, les critiques et le public, à ses trois allégories commandées par l’Etat sur la Médecine, la Philosophie et la Jurisprudence. Enfin Angelika Baümer donne quelques éclairages psychanalytiques sur ce sujet privilégié de Klimt.

Un magnifique ouvrage, à s’offrir ou à offrir.

Voir aussi :
http://www.lemondedesarts.com/Dossierklimt.htm

Présentation de l’éditeur :

Dans la Vienne du tournant du siècle, la société est en pleine évolution, voire en marche vers une révolution. Dans le monde ambigu de Schnitzler et de Freud, les femmes découvrent malgré les pesanteurs de l’ordre moral, le pouvoir d’une liberté nouvellement conquise, qui s’affirme par les études auxquelles elles accèdent comme dans une sensualité qu’elles osent de plus en plus revendiquer pour leur compte. La peinture de Klimt, qui fit souvent scandale à son époque (on songe aux tableaux pour la grande salle de l’Université de Vienne), est l’expression de cette fascination nouvelle pour la femme et pour le pouvoir absolu qu’elle représente. Séduction et ambiguïté sont les armes avouées de ce pouvoir. Corps offerts, lèvres entrouvertes, regards mi-clos sont les signes mille fois peints de cette domination qui se voile —si peu parfois— sous le masque trompeur de la docilité soumise. Les interdits de la société bourgeoise, mis à mal par les révélations parfois terrifiantes de la psychanalyse, volent en éclat sous le regard du peintre des femmes, qui sait exprimer à merveille le caractère impérieux du désir et l’angoisse de l’homme —l’Angst freudienne— devant cette puissance. La pluie d’or de Danaé est redoutablement métaphorique, tout autant que l’abandon du célèbre Baiser. Les illustrations et les commentaires qui les accompagnent dans le présent ouvrage donnent à voir et à comprendre. Il faut leur rendre grâce de cette élucidation qui ne nuit pas au mystère peu vénéneux de la peinture de Klimt. Les interdits de la société bourgeoise, mis à mal par les révélations parfois terrifiantes de la psychanalyse, volent en éclat sous le regard du peintre des femmes, qui sait exprimer à merveille le caractère impérieux du désir et l’angoisse de l’homme (l’Angst freudienne) devant cette puissance. La pluie d’or de Danaé est redoutablement métaphorique, tout autant que l’abandon du célèbre Baiser. Les illustrations et les commentaires qui les accompagnent dans le présent ouvrage donnent à voir et à comprendre. Il faut leur rendre grâce de cette élucidation qui ne nuit pas au mystère peu vénéneux de la peinture de Klimt.

BAUMER, Angelika. - Klimt : femmes. – Réédition. – Hazan, 2005. – 95 p. : ill. en coul.. – ISBN : 2-85025-813-X