Categorie ‘Mangas

L’orchestre des doigts 1. d’Osamu Yamamoto

24.05
2020

IMG_20200524_2112461913. Dans un village près de la ville de Sendaï, Kiyoshi est accusé d’ingratitude par son frère qui a financé sa scolarité à grand’peine, car il veut uniquement se consacrer à la musique. Il décide alors de se rendre dans un monde sans musique, sans son, sans parole, en travaillant dans une école de sourds. Aussitôt il se heurte à la violence du jeune Issaku, brimé par sa famille, qui ne sait pas communiquer avec les autres. Avec infiniment de patience, Takahashi Kiyoshi entreprend son éducation…

Ce manga historique dévoile les mauvais traitements infligés aux sourds dont la naissance était considérée comme une punition pour une mauvaise action familiale. Il montre aussi les balbutiements de l’enseignement de la langue des signes dans la Chine du début du 20e siècle. Pas sûr d’ailleurs qu’en France on soit alors plus avancé dans ce domaine. Avec ses deux personnages principaux particulièrement attachants, ce manga donne très envie de connaître la suite.

#Chine #surdité #manga #seinen #violence #communication #lectures #lecture #livraddict #education #maltraitance

#instabook #critiqueslittéraires #chroniqueslittéraires #bandedessinee

IMG_20200524_211138IMG_20200524_211323

Artiste

11.02
2020

Artiste2Artiste 1

 

 

 

 

 

 

 

Artiste, premier tome d’une série manga. Première fois que je lis un manga en version originale… Eh bien oui les expressions de visage des personnages aident bien à comprendre les émotions ressenties, mais en ce qui concerne le scénario c’est un petit peu compliqué tout de même ;-)

Natsuko no sake

09.02
2020

Natsulo no saké

 

Partie pour devenir publicitaire à Tokyo, Natsuko Saeki a son honnêteté mise à dure épreuve en vendant avec de belles paroles du mauvais saké en quantités industrielles. C’est alors que son frère meurt, sans avoir pu réaliser son rêve : cultiver une variété de riz rarissime pour en faire un saké dans les règles de l’art. Natsuko Saeki décide de démissionner pour se lancer seule dans l’aventure…

A travers cette histoire familiale attachante qui se déroule dans le Japon rural des années 80, l’auteur nous donne des leçons sur les différentes méthodes de fabrication et de distillation du saké. Instructif.

 

La forêt millénaire de Jirô Taniguchi

21.03
2018

P1140786Au début de l’été, dans les années 50, Wataru, âgé de dix ans et demi, est accueilli chez ses grands-parents, suite au divorce de ses parents et à la maladie de sa mère. De la capitale il débarque seul dans un village dans la région de San’in, au coeur des montagnes et d’une nouvelle forêt mystérieuse. Lorsqu’un groupe de ses nouveaux camarades de classe cherche à le tester, il grimpe au « grand arbre » et il lui semble entendre sa voix l’encourager…

Quelle frustration que cette histoire inachevée ! Jirô Taniguchi, décédé le 11 février 2017 à l’âge de 69 ans, n’a pas pu achever cet album, une commande des éditions Rue de Sèvres, qui devait être le premier d’une série de cinq tomes. Ce serait une bonne idée, en s’appuyant sur les ambitions de l’auteur, de proposer un concours de scénario pour inviter les lecteurs à écrire la suite !

Les thèmes chers à Jirô Taniguchi, qu’ils partagent avec Miyazaki (Princesse Monoké, Nausicaa), occupent ici toute l’histoire, celle de l’homme non plus maître de la Nature mais de l’humain en symbiose avec la Nature, celle de la construction de l’enfant sur une transmission familiale.

Le format à l’italienne valorise les magnifiques dessins en pleine page à l’aquarelle, tout en nuances de vert, qui contribuent à générer un sentiment de paix et de sérénité chez le lecteur.

L’ouvrage est complété par un dossier « Les racines du projet » réalisé par Corinne Quentin et Motoyuki Oda, éditeur de Taniguchi au Japon, et un carnet de croquis.

 

La librairie Le Temps retrouvéAcheté à la librairie au temps retrouvé de Villard-de-Lans, seule librairie du Vercors.

et lu à Méaudre

 

 

 

La petite fille aux allumettes de Sanami Suzuki

29.11
2017
cop. éd. komikku

cop. éd. komikku

Chacun a en mémoire l’histoire tragique de la petite fille qui gratte le soir de Noël les allumettes qu’elle est censée vendre, pour se réchauffer, et rêve d’un monde meilleur avant de mourir de froid.

Cette série de mangas reprend l’idée principale en débutant chacun de ses chapitres par ce leitmotiv :

« Je m’appelle Rin. Je suis vendeuse d’allumettes. Mes allumettes donnent forme aux chimères. Autrement dit… à ce qu’on pense quand on les allume. Ce sont des allumettes chimériques… C’est un mot un peu désuet, mais le style rétro, c’est à la mode ! Ca vous tente ?« 

Une fillette habillée en gothique lolita propose des allumettes pour exaucer une rêverie, quelque chose à quoi l’on pense en l’allumant, contre une année de sa vie.

Une autre fillette, elle, sa rivale, propose des bougies pour exaucer un souhait, celui au plus profond de soi.

L’une comme l’autre semblent bien désabusées sur les choix de vie de leurs victimes et la noirceur de certains personnages, notamment pour accéder à la gloire. Le concept m’avait suffisamment séduite pour avoir envie de lire cette série, mais la juxtaposition de chapitres thématiques nuit au suspens, et le fil directeur principal n’est pas suffisamment construit pour faire naître un état de tension chez le lecteur, comme dans d’autres séries comme Death note par exemple.

4 tomes publiés dans cette série actuellement.

Dédale de Takamichi

16.11
2016
cop. Doki-Doki

cop. Doki-Doki

 

Un Seinen en deux tomes seulement, c’est une première bonne surprise ! Car à la longue les séries en une vingtaine de tomes épuisent et notre bourse et notre patience.

La seconde, c’est ce duo d’héroïnes, Reika, une jolie « perchée », mais pas tant que ça, et Yoko, une grosse « les pieds sur terre », mais pas tant que ça non plus. Si l’on excepte les très brèves apparitions de Tagami, le créateur de jeu, et de Akira, le fiancé de Yoko, ces deux jeunes étudiantes co-locataires qui travaillaient comme « dé-buggueuses » au sein de la compagnie de jeux vidéo « Klein Software », sont les seuls personnages de cette histoire, et ce sont de vraies héroïnes, qui font autre chose que de parler de mecs ou fripes : une histoire anti-sexiste au possible donc, chouette !

L’histoire démarre in medias res, alors qu’elles se retrouvent soudain toutes deux dans un immense bâtiment, véritable labyrinthe peuplé de monstres, aux lois ressemblant à celles des jeux vidéos qu’elles ont l’habitude de tester…

Reika est l’archétype même du/ de la passionné/e de jeux vidéo : mal à l’aise dans le monde réel, ayant des difficultés à communiquer, surtout à l’oral et directement, elle révèle toute sa créativité et son intelligence dans les jeux vidéo qui possèdent leur propre logique. L’auteur réussit ainsi à nous communiquer à travers ce personnage féminin en quoi les jeux vidéo peuvent être passionnants.

Pour les amateurs/amatrices de Seinen, enfin un nouveau titre sympa ! J’en connais un qui a vraiment adoré !

Cours, Bong-gu ! de Byun Byung Jun

18.05
2016
cop. Kana

cop. Kana

Au premier coup d’oeil, c’est le graphisme de ce petit manhwa qui séduit, doux et délicat, aux tendres couleurs pastel. Et puis, à la lecture de cette bande dessinée coréenne, qui se lit comme une BD franco-belge, il serait difficile de ne pas être attendri par cette histoire d’une mère et de son petit garçon partis de leur île à la recherche de leur époux et père disparu depuis quelques années dans la grande ville de Séoul, où ils se heurtent à l’indifférence de leurs contemporains. Seuls un grand-père réduit à mendier dans les transports en commun, avec sa petite-fille, leur porteront secours…

Trop choupinou !