Categorie ‘Carnet de Voyages

Salamanque et ses alentours ** (août 2007, mai 2011)

21.05
2011

Aperçu de Valladolid, de Salamanca, d’Avila, de Ciudad de Rodrigo, d’un élevage de taureaux, du Guggenheim de Bilbao…. et de la douceur de vivre là-bas, agrémentée de quelques appétissantes tapas  !

Prenez le temps de profiter de la beauté du site de Salamanque quelques jours, mangez quelques tapas en terrasse ou en descendant les marches du Bamboo près de la Plaza Mayor et rayonnez dans les autres villes le temps d’une demi-journée.

Le Lubéron ** en un clin d’oeil (2008)

18.05
2011

Tour d’horizon :

J1, l’arrivée
Coustellet
: village-rue
Les Baumettes
: village-rue à l’abri désormais.

Gordes : village perché devenu trop cher, plus beau de loin que de près.

J2
Roussillon :
village perché couleur ocre, peuplé de commerces, comme cette librairie gourmande dont la terrasse pour une collation (pour une prochaine fois !) offre un beau point de vue. (Très touristique : y venir avant 11 heures.)

Apt : petite ville où l’on croise d’appétissantes fougasses.

Saignon : un petit coup de coeur pour ce charmant village perché, surplombant Apt, dont la belle place ombragée nous appelait pour s’y restaurer. Hélas, ce sera pour un prochain passage.

Viens : un très joli village fortifié déserté par les touristes et ses habitants.

Bonnieux : On y grimpe, on y grimpe…

Ménerbes : Village forteresse, encore paisible, encore épargné par les commerces.

J3

Avignon :
L’effervescence de la vieille ville en plein festival, où il ferait bon vivre, avec sa jolie rue des Teinturiers, bordée par une rivière, et ses nombreuses places avec terrasses (la visite du palais et du pont paraissait incontournable ; elle n’est en fait pas indispensable et ne serait pas à refaire !)


Goult : joli village, animé par la terrasse de son café où attablé, Souchon regardait passer Adjani dans L’Eté meurtrier.

Ansouis : village endormi que l’on découvre en un petit quart d’heure.

Pertuis : bourg non dénué de charme où les gens sont chauds comme de la braise.

Cucuron : village devenu Cucugnan dans les Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet, plus important que les autres, où il fait bon se restaurer au bord du bassin ombragé.

Lourmarin : en passe de devenir le petit Saint-Trop’ du Lubéron, avec ses terrasses, ce qui peut attirer ou faire fuir…

Lacoste : Les ruines du château de Silling, racheté par Pierre Cardin, nous nargue de loin, surtout quand le soir elles se parent de mille feux, comme pour rappeler le désir d’un certain marquis de Sade qui y décrivit les « 120 journées de Sodome ». Gageons que le village, fort joli, risque lui aussi d’être acheté pierre après pierre par les gens fortunés venant au Festival de musique.

L’Isle-sur-Sorgue : Très jolie ville au bord de l’eau, ornée par ses roues à aube et longée par des îlots de brocanteurs.

Les manqués (faute de temps) :
Cavaillon, Caumont-sur-Durance, Mérindol, Lauris, Cadenet, Vaugines, La Tour-d’aigues, Grambois, Oppède, Robion, Sivergues, Bijoux, Rustrel, Lagarde-d’Apt, Saint-Saturnin-lès-Apt, Lioux, Murs, Fontaine-de-Vaucluse.

Où se loger :

Une adresse de charme aux Baumettes, située idéalement pour visiter le Lubéron. Le nom seul invite à la sérénité :
Au ralenti du lierre.
Quelle belle trouvaille que ce nom dont fut baptisée cette belle maison recouverte de… vigne vierge sur sa façade et de lierre autour de sa piscine !Chaque chambre a été refaite et décorée avec goût, sans jamais se ressembler. Les petits-déjeuners, soignés et faits maison (pain, confiture, brownie, jus d’orange pressée), se prennent en terrasse, au bord de la piscine.

La cuenta, por favor !
70 à 90 euros la nuit, taxes de séjour et petit déjeuner compris.

Pour en savoir davantage : Auralenti du lierre

Où s’ouvrir les papilles gustatives :

De la route, l’adresse ne paie pas de mine et ne donne pas envie de s’y arrêter. C’est pourtant ce que nous avons fait, aidés en cela par notre bon vieux guide du Routard et par les menus trop coûteux aperçus çà et là. L’Auberge Le Fiacre proposait deux menus bien alléchants et d’un bon rapport qualité-prix au vu des tarifs pratiqués dans cette région touristique.

Ici, il fait bon vivre à l’ombre des tilleuls, en terrasse. Les deux femmes de la maison nous accueillent avec gentillesse et leur bon accent du pays et l’homme est aux fourneaux.

La cuenta, por favor !
Apéro 4 euros, mise en bouche, entrée, plat, fromage et dessert pour 22 ou 30 euros, bouteille de rosé à 22 euros, café 2,50 euros (tarifs 2008).

Pour en savoir davantage : Auberge Le Fiacre

Les nourritures littéraires :

- Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
- L’eau des collines de Marcel Pagnol (roman en deux parties : Jean de Florette et Manon des Sources)
Colline de Jean Giono
- Les Cent Vingt Journées de Sodome du marquis de Sade.

Un aperçu de la Hollande (2010)

31.12
2010

Delft**, une ville historique

La Haye*, la capitale administrative et politique (Den Haag)

Faites une halte pour goûter d’une crêpe, de la pannekoek, si grande qu’elle déborde de l’assiette, traditionnellement nappée de stroop, c’est-à-dire de sirop de betterave. Ou de poffertjes (minicrêpes, légèrement soufflées, surtout dans la région de Delft).

Dormez au Stranhotel, une adresse de charme donnant sur la mer du Nord.

Amsterdam***, la capitale culturelle

Après les canaux de Venise ceux d’Amsterdam… Deux villes nourries de fantasmes, libertinage où on paraît masqué pour l’une, lieu de débauche des marins pour l’autre. Mais ici rien ne se dissimule au regard, ni rideau, ni volet, tout est montré. Absolument tout d’ailleurs dans le quartier Rouge.
Découvrir Amsterdam sous la neige, avec ses canaux gelés, est tout simplement féérique.

Une journée à Amsterdam

Le matin : une visite au Musée de Van Gogh s’impose absolument, bien évidemment (minimum 2h).

L’après-midi : Le centre historique, le quartier juif et le quartier Rouge

  • L’hôtel de style Art déco « American Hotel »
  • Le Spui
  • Le Béguinage
  • Le cinéma Tuschinski (Art Nouveau)
  • La Maison de Rembrandt
  • Le quartier Rouge
  • Le Dam avec le Palais Royal

Des haltes dans les coffee-shops (sans cannabis) pour se réchauffer avec une bonne soupe (le plat national est une soupe qui s’appelle erwtensoep ou snert. Elle contient des pois cassés et on la sert très épaisse.)

Kinderdijk***, le paysage de moulins

Köln* – Brühl* – Bonn (2010)

09.12
2010

Köln : la ville de Cologne et ses alentours

Köln *

Cologne est la métropole rhénane et l’une des quatre plus grandes villes d’Allemagne. La ville nouvelle s’est construite autour de ses quartiers historiques, devenus des zones piétonnes, peuplés de commerces et de bars. Parmi ses nombreuses industries on compte la parfumerie et sa célèbre eau de Cologne.
La gare de Köln nous dessert en plein ville, en bas de la cathédrale gothique, presque menaçante, qui nous domine de toute sa hauteur.

La cathédrale ** : visite alors qu’un beau soleil rayonne. Elle jouxte la gare et le pont Hohenzollern, inondé de cadenas d’amoureux, le plus fréquenté du monde (un train toutes les deux minutes).
L’édification de cette cathédrale au gothique flamboyant a duré plus de 600 ans, de 1248 à 1880.
Un coffre est censé recueillir les cendres des Rois Mages.


La gastronomie allemande, à base de charcuterie et de pommes de terre surtout, paraît peu variée et élaborée, en comparaison des plats français. En revanche, les « brötchen » (petits pains aux goûts variés) sont délicieux, et dans toutes les villes on peut noter une profusion de boulangeries et de Eiskaffee (glaciers) qui font office de salons de thé ordinaires.

Le Musée Ludwig, hélas, était fermé. J’en avais gardé un excellent souvenir de jeunesse, avec l’œuvre pop-art  Bathtub 3 de Tom Wesselmann (1963).

La vieille ville

Altes Rathaus : « situé au milieu de l’ancien quartier juif, l’ancien hôtel de ville se caractérise par sa tour gothique de 61 m. de haut (1407-1414) et son porche, pavillon Renaissance (1569-1573). »

Les églises romanes
Douze églises de la période romane (milieu du 10e – milieu du 13e s.) subsistent en centre-ville. Hélas, la majorité étaient fermées durant le carnaval, mais le circuit pour aller les contempler permettait de parcourir ainsi toute la vieille ville.

Même les ballons du carnaval, fête païenne, ont leur place dans l’une des rares églises où l’on a pu entrer.

Belle vue des rives du Rhin de la vieille ville.

On peut passer entre deux sirènes dans la vieille ville, en franchissant une porte art nouveau.

Près du Neumarkt, une tour s’élève, avec à son sommet deux chevaux sur laquelle court la légendede Richmod d’Aducht : une femme qu’on avait crue morte et enterrée revient frapper à la porte de son époux, lequel refusa de lui ouvrir, croyant qu’il s’agissait d’un piège du Malin, lui dit que ses chevaux qui l’avaient reconnue, s’étaient détachés de leurs liens et avaient grimpé jusqu’en haut de la tour pour la saluer. Le mari alors lui ouvrit. La légende s’est transmise de génération en génération, et on y aperçoit toujours deux chevaux grossièrement taillés.

Profitez d’une escapade dans la nature en allant visiter le vieux cimetière arboré et enneigé et le parc municipal.


Autre possibilité : une demi-journée au zoo.

On a toujours l’impression de redevenir un peu des enfants qui s’émerveillent devant ces animaux, souvent en voie de disparition.

Des loutres jouent devant nous et nous font signe au-revoir.

Un petit kangourou essaie de manger son quignon de pain.

Des vers de sable marins font songer à un paysage lunaire.

De belles anémones nous fascinent.

Aux alentours

Le quartier étudiant est tout en briques, assez excentré du centre-ville, mais facilement accessible par le biais du tramway.

Brühl

Une visite à Brühl s’impose, petite bourgade allemande située au sud de Cologne, et de l’un de ses deux châteaux, inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’Humanité.

Schloss Augustusburg ** : la visite guidée dure 1 heure et permet de visiter une petite vingtaine de pièces. Les photographies y sont interdites. Le châteauroccocco d’Augustusburg fut élevé de 1725 à 1768 par Johann Conrad Schaun et par François Cuvilliés, pour Clément-Auguste, prince-archevêque de Cologne. Ce dernier s’y adonnait surtout à la chasse. Son escalier monumental, surtout, suscite l’admiration. Il est l’oeuvre de Balthasar Neumann, architecte officiel à la cour de Wurtzbourg. L’attention est attirée par son faux marbre aux tons gris-vert et jaune orangé, sa rampe en fer forgé, ses stucs et la fresque au plafond. On se croirait en Italie ! Les jardins classiques à la française, créés par un élève de Le Nôtre, étaient alors enneigés.
Il existe un autre château.

Bonn *

Visite de Bonn, ville moyenne et tranquille où est né et où a vécu Ludwig van Beethoven,, jusqu’à l’âge de vingt-deux ans, et qui devint en 1949 la capitale de la RFA.

La maison où naquit Beethoven en décembre 1770 se situe dans la vieille ville.

Quelques maisons anciennes flamandes. Un reste de fortification avec porte.

Le carnaval de Köln **

Durant le Carnaval, tous les musées et les églises sont fermés au public, excepté le Musée municipal, le Zoo et la cathédrale le dernier jour. Nous avons assisté à quelques-uns des temps forts du Carnaval :

Jeudi 11h11

C’est le carnaval des femmes, qui peuvent couper la cravate des messieurs.

Les gens, tous déguisés, entrent dans les cafés pour y boire et danser sur des chansons populaires. J’avais choisi de m’identifier à Marge Simpson.

La plupart du temps, une file d’attente se crée devant les bars. En effet, à l’intérieur, les gens sont tellement entassés qu’il faut attendre que certains sortent pour pouvoir y pénétrer.

Da

ns le sud de Berlin, la tranche d’âge oscille entre 30 et 50 ans. Certains des déguisements font peur !

Samedi soir

Une toute autre ambiance dans un bar sur deux étages dans la vieille ville. La musique est des années 70-80, style discothèque. Ambiance recherche l’âme sœur  et baisodrome sur le côté. Toilettes mafieuses payantes, avec incitation à entrer à plusieurs dans un même cabinet.

Dimanche

Défilés de quartiers.

Rosenmontag (le lundi des roses)

Et en effet il a plu des roses ce jour-là, mais pas seulement ! Lors de ce  défilé de chars toute l’après-midi, de l’historique (bleu) au plus délirant (banane dans une acropole) ou sarcastique (Obama et un chinois dans le même lit, que décou
vre l’Europe),  de fanfares, de « Funkenmariechen » (à la fois majorettes et danseuses) et de caricatures, on nous lance des bouquets de roses, d’orchidées, d’œillets ou de jonquilles, de bonbons, de chocolats, de friandises. Ambiance joyeuse et festive. Tous sont déguisés. Les gradins pour les entreprises et associations, le reste pour le peuple.

Mardi soir

Dernier jour des festivités, la veillée du Mardi gras marque la fin des festivités. Lors d’une retraite aux flambeaux où tous les habitants du quartier entonnent des chants populaires, marqués de coups de grosse caisse, la procession grossit au fil des rues, avant d’aller brûler le « Nubbel », pantin de paille déguisé qui dominait le porche d’un café du quartier durant tout le carnaval.

Source :

L’Allemagne. Michelin et Cie, 2000. pp. 277-293.

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Istanbul (Byzance, Constantinople) (2010)

23.04
2010

Que reste-t-il aujourd’hui de cette Byzance rêvée ?

Que peut-on encore voir de la Constantinople passée à l’ambition démesurée ?

Et à quoi ressemble Istanbul aujourd’hui ?

Istanbul est la seule ville au monde qui unisse deux continents, l’Orient et l’Occident. Séparée par la Corne d’Or et le Bosphore, elle est composée de trois parties distinctes : Stanboul, le vieux quartier, Beyoglu, le quartier plus récent formant la partie européenne, et Üsküdar, pour la partie asiatique de la ville.

Istanbul, à l’image de sa situation géographique, à cheval sur deux continents, est une capitale écartelée entre sa culture orientale et sa volonté d’occidentalisation.

Les touristes viennent y contempler les rares vestiges de la Byzance des Grecs, ou de la Constantinople de l’Empire romain d’Orient et la capitale des sultans ottomans, et tenter de retrouver celle qu’il y a plus de 1 000 ans, les Chinois appelaient la « ville des villes », celle qui, à la fin du IXe siècle, comptait presque  1 million d’habitants.


Que reste-t-il aujourd’hui

de cette Byzance rêvée ?


la célèbre Basilique Sainte-Sophie ***, ou « Ayasofya » où l’on couronnait les empereurs byzantins, joyau de l’architecture byzantine, avec son immense coupole encadrée de 107 colonnes. Ce que l’on peut encore voir a subi une longue histoire de constructions, d’incendies, de démolitions et de modifications.



L’Eglise Saint-Sauveur-in-Chora ***
(kariye camii sodak). Construite au XIe siècle sur les ruines d’un monastère à l’écart de la ville, elle force l’admiration par ses mosaïques à fond d’or gardées intactes.

La Citerne romaine **

construite par Constantin, alimentée par l’aqueduc de Valens, elle fournissait de l’eau à toute la ville et avait une capacité d’environ 80 000 mètres cubes.


La place de l’hippodrome *

construit par Constantin en 326-330, qui n’était pas seulement destiné aux courses de chevaux mais aussi aux cérémonies. Ce fut dans l’histoire le théâtre de tous les événements sociaux et politiques de l’histoire byzantine. Trois monuments importants y subsistent : l’obélisque du pharaon Thoutmosis, la colonne Serpentine et l’obélisque de Constantin VII.


Les vestiges des murailles *


Que peut-on encore voir de la Constantinople passée

à l’ambition démesurée ?

 

♦ le Palais de Topkapi ***, qui se dit « Topkape », soit palais de la porte des Canons, dans la mesure où ces derniers protégeaient l’une de ses entrées donnant sur la mer. Il s’agit de l’ancien lieu de résidence ottoman de 25 souverains turcs. Depuis le cloître de Bagdad, on domine et la Corne d’or et la ville d’Istanbul. Admirez les fenêtres et les portes,  habillées de nacre et d’ivoire, ainsi que les faïences décorées de motifs floraux et animaux. Imaginez-vous lire dans les bibliothèques du Sultan, surplombant la Corne d’or…. Des cadres de vie idylliques, si on oublie les ordres sanguinaires de l’un, et la prison dorée à perpétuité de l’autre.

A voir absolument : le harem ***, qui occupe une place extrêmement importante dans le palais (entrée payante) et la bibliothèque **, construite en 1718.

Détails pratiques : arriver dès 9h, à l’ouverture, et compter 5 à 6 h de visite.

♦ des mosquées, et en particulier :


La Mosquée de Soliman « le magnifique » (Süleymaniye) ***

La Mosquée bleue *** ,  aux 6 minarets. Construite au début du XVIIe siècle (sultan Ahmet Ier), sa coupole, immense, mesure 43 m de haut ; elle est percée de 260 vitraux ; son intérieur est décoré de faïences turquoises d’Iznik.

Détails pratiques : Évitez le vendredi, jour de prière, porter des vêtements corrects. Allez voir la Mosquée bleue le soir : la foule s’y pressera moins, le lieu retrouvera son calme.

♦ le quartier ottoman de Sogukçesme juste derrière la Basilique Sainte-Sophie et le long de l’enceinte de Topkapi. Mais dans cette ruelle pavée, les maisons en bois rénovées, transformées en hôtels de luxe, ont perdu toute la patine des ans et leur charme d’antan.

♦ les faïences des tombeaux qui jouxtent la Basilique Sainte-Sophie

♦ le grand Bazar plus pour son architecture (Kapali Cali) que pour ses 1000 boutiques. Il fut construit en 1461 par le sultan Mehmet II Farih.  A son centre : Bedesten, une immense salle surmontée de quinze coupoles posées sur des piliers. A voir aussi le bazar aux livres : Sahaflar çarsisi (porte sud-ouest du Bazar).

♦ le marché alimentaire du bazar égyptien, un peu moins touristique

♦ Les yali, construites au ras des flots : quartier d’Arnatvütköy, du plus pur style ottoman, sur la rive européenne.


Et à quoi ressemble Istanbul aujourd’hui ?

Certes, Istanbul a perdu la splendeur de sa période byzantine et ottomane, même si ses couchers de soleil sur ses 2500 mosquées et minarets restent parmi les plus beaux, hantés par le chant envoûtant à dessein des muezzins.

Ayant perdu son statut de capitale, elle compte néanmoins plus de 12 millions d’habitants et offre la vision d’une grande métropole européenne, même si on discute toujours de son entrée problématique (premier pays musulman) ou stratégique (pont vers l’Orient et les pays arabes), c’est selon, dans la Communauté Européenne.

Istanbul offre ainsi le visage voilé de ses habitantes et celui, souriant et dynamique, de ses commerçants, artisans et colporteurs. Bruyante, l’Istanbul moderne vibre sous les pas d’une foule continuelle, particulièrement visible dans le quartier de Taksim, dans laquelle se fraie un passage un wagon traditionnel.


A voir :

sur la rive occidentale :

la Gare de l’Orient Express * (Sirkeci) <TRAM – sirkeci>

la place Beyazit * (Porte de l’université)


sur la rive orientale :

le quartier de Beyoglu *, en commençant par le quartier de Galata *, qui monte énormément : l’occasion de prendre le fameux Tunnel ! C’est le quartier des instruments de musique, des antiquaires. On peut y boire de la bière, sortir, etc… C’est également le quartier des antiquaires et celui de Galatasaray. De la fameuse tour de Galata, on a un point de vue exceptionnel.

Mais si la file d’attente vous fait hésiter, vous pouvez toujours monter boire un verre ou dîner au bar de l’hôtel Anemon Galata, à l’ombre de la tour de Galata, avec un panorama s’en approchant.

c’est dans ce quartier surtout, et notamment dans la Rue Istikalal Cadessi qu’Istanbul reste animé le soir et qu’elle s’ouvre à l’art contemporain, avec ses musées et expositions temporaires (par exemple, celle au CentrePlatform Garanti d’Art Contemporain) d’Ali Cabbar (Huzurzuz Gölge = Disuiet Shadow).

Hôtel Pera Palas *, devenu mythique : C’était LE palace d’Istanbul à la Belle Epoque. De nombreuses célébrités y ont séjourné : Sarah Bernhardt y a occupé la chambre 304, Mata Hari la chambre 104, Greta Garbo la chambre 103, Ernest Hemingway la 218, et enfin Agatha Christie la chambre 411. Marcel Proust, Jean Giraudoux et Graham Greene y sont passés aussi.

Pourquoi pas ne pas aller boire tranquillement un verre dans son bar art nouveau, plutôt que de faire partie des cohortes de touristes curieux visitant la fameuse chambre 411 ?

Le Grand hôtel de Londres, au charme désuet,

La Place TAKSIM,

On peut se dispenser de la visite du palais de Dolmabahçe, le nouveau plais impérial (qui signifie « jardin plein », avec ses 285 pièces). Escalier d’apparat, salle du trône. Toutes les pendules sont arrêtées à l’heure de la mort de Kemal Atartük, le père des Turcs, le 10 novembre 1938.

Certes, c’est un magnifique palais, qui « en met plein la vue », avec surtout son incroyable salle de réception pour les festivités et son escalier monumental avec une rampe en cristal et son dôme en verre, mais, comme il fut conçu par un architecte français sous Napoléon III, ce palais nous surprendra moins, nous Français. Aussi, si vous disposez de moins de 5 jours pour visiter Istanbul, j’aurais tendance à vous suggérer de mettre en option facultative sur votre programme !

Par ailleurs, le mode de fonctionnement de la visite du palais est assez prohibitif, puisque la visite guidée est obligatoire, même en tant qu’individuels, et faite au pas de charge pour éviter les embouteillages entre troupeaux de moutons, pardon entre groupes.


A faire :

Une croisière sur le Bosphore ***

On y aperçoit des palais sur les rives, comme le fameux palais de Dolmabahçe.

Monter au café Pierre Loti ** pour y prendre le thé sur l’une des nappes à carreaux blancs et rouges, et contempler la vue panoramique sur la Corne d’or,

Aller au hammam *(évitez les hammams touristiques où vous vous retrouverez entre touristes, et comptez 10% en plus pour les masseurs)

Sortir des sentiers battus, errer dans les quartiers éloignés des sites touristiques.



Programme éventuel

JOUR 1 : quartier de Sultanahmet

  • 9h Visite du palais de Topkapi et de son harem,
  • En milieu d’après-midi : passer par le quartier ottoman de Sogukçesme, juste derrière la Basilique Sainte-Sophie, et le long de l’enceinte de Topkapi.
  • Se promener dans le parc public situé en contrebas du palais, l’un des rares et des plus soignés d’Istanbul.
  • Retourner ensuite visiter la Citerne romaine,
  • Soirée : traverser la place de l’Hippodrome et aller vous asseoir dans la Mosquée bleue pour y admirer ses faïences.

JOUR 2 : quartiers de Sultanahmet puis de Beyoglu

  • 9h Visite de la Basilique Sainte-Sophie
  • Aller voir les faïences des tombeaux qui jouxtent la Basilique Sainte-Sophie
  • Déjeuner ou dîner sous le pont de Galata, le meilleur point de vue sur Topkapi ou sur les mosqu ées
  • Après-midi et soir : Quartier de Beyoglu

JOUR 3 : quartiers ouest avec celui d’Eyüp

  • Visite de l’église Saint-Sauveur,
  • Monter au Café Pierre Loti (le quartier porte aussi son nom, avec une orthographe « turquisée »)
  • Hammam

JOUR 4

  • Gare de l’Orient-Express
  • 10h30 Traversée du Bosphore en ferry,
  • 12h Arrivée à l’embouchure de la mer noire.
  • Retour au village par la ligne 15 : déjeuner, yaourt
  • Retour en bus C232 jusqu’à la place Taksim

JOUR 5 : quartier du bazar

  • Visite de la Mosquée de Soliman le Magnifique
  • Pause « Boza »
  • Promenade et achats dans le Grand Bazard et le Bazar égyptien


A comprendre – les détails des la vie quotidienne des Stambouliotes

Les règles de politesse :

-       les plus jeunes cèdent leur place aux femmes et aux plus âgés, dans les bus et tramways, usage révolu en France.

-       Les hommes ne regardent pas l’épouse de leur interlocuteur, par respect.

A table, on vous sert systématiquement de l’eau (en bouteille ou sous plastique) et du pain. Compter 10% de service.

Les toilettes publiques sont à 1 LT.

Les prix sont en général assez uniformisés. Par exemples, vous paierez partout votre grande bouteille d’eau 1 LT, et vous aurez les mêmes tarifs de poissons grillés dans tous les restaurants sous le pont de Galata.

Bien sûr les chats grouillent à Istanbul, grands chasseurs d’animaux nuisibles, mais il reste quelques chiens qui n’ont pas été éradiqués, paressant allongés de tout leur long tels des chats, sans laisse, au soleil.

Les sollicitations diverses lorsque les Stambouliotes comprennent que vous êtes touristes : remerciez d’un non de la main et passez votre chemin, ou dites au restaurateur que vous avez déjà mangé.

La plupart des Stambouliotes s’habillent avec discrétion. Beaucoup de femmes s’habillent en noir, portent leur jupe longue et des foulards colorés.

Des appareils de gymnastique sont mis à disposition dans les parcs. Quelle bonne idée !


Les moyens de transport

  • L’avion (bon rapport qualité-prix avec une escale à Zurich avec la compagnie suisse)
  • Le train (entre autres le fameux Orient-Express)
  • Le tramway, très pratique
  • Le bus
  • Le dolmus (prononcer « dolmouche ») : fourgonnettes qui font fonction de bus, à prendre « au vol » en repérant les différentes destinations indiquées sur la pancarte derrière le pare-brise. Les tarifs sont fixes, et le touriste a peu de risques de se faire arnaquer, car conduisant tout en surveillant qui a payé et qui n’a pas payé (en entrant), le chauffeur a peu de temps à perdre en palabres !
  • Les taxis jaunes
  • Le métro
  • Les « œufs » pour monter au café Pierre Loti
  • Le ferry
  • Les deux funiculaires dont un pour le quartier Istikalal Caddesi
  • Le tunel (1 arrêt) traverse Galata : c’est le premier métro au monde !
  • Le tramway historique

N’acceptez pas, lors de la réservation de votre chambre, le taxi de votre hôtel : de 15 à 20 euros la course, il est tellement élevé par rapport aux autres solutions offertes qu’il n’ose même pas le proposer au retour, où n’importe quelle agence de voyage vous prendra de votre hôtel pour 4 euros par personne.

Vous trouverez des panneaux « Stop » : ils s’écrivent « Dur » et se prononcent « dour » en turc.


Où se loger

     

  • Hôtel Hanedan ** (www.hanedanhotel.com) : Bien situé pour l’accès aux principaux monuments. Agréable toit-terrasse où est servi le petit-déjeuner, dominant le Bosphore et donnant sur la basilique Sainte-Sophie. La chambre familiale Byzantium donne sur ces deux vues.
  •  

     


A boire et à manger :

Thé turc (çay, se dit « tchaï ») : trop infusé à mon goût, il est bu partout et en toutes circonstances.

Boza ** : en boire au café Vefa Bozacisi (rue katip celebi caddesi 102, VEFA-NO de la mosquée), fondé en 1876, où l’on sert uniquement cette boisson au goût inhabituel, un peu amer, à base de blé concassé.

Raki *** : à base d’alcool d’anis étoilé, il peut se boire pur, avec un verre d’eau. Il est à mon goüt bien meilleur que notre fameux pastis marseillais, plus pâteux sous la langue.

Döner kebap *** : Kebab

Aubergines grillées ***

Poisson grillé (bar, daurade, rougets, sole) sous le Pont de Galata ** ou au bord ***, en face de la mosquée de Souleyman, moins cher, sur des tables en plein air.

Köfte ** : boulettes de viande grillées (adresse possible : Tarihi Sultanahmet Köftecisi Selim Usta, Divan Yolu Caddesi 12 (près de l’arrêt de tramway Sultanahmet))

Mezze *** : hors-d’œuvres (mousse d’aubergines, tzatziki, moussaka, …)

Midye Dolma *** : moules fourrées (au Marché aux poissons «Sampiyon Kokoreç»)

Midye ** : brochettes de morceaux de sardines frits au yoghourt (http://sampiyonkokorecci.com)

Simit * : petites couronnes de pain couvertes de graines de sésame.

Baklava ** : feuilleté au miel et aux noix (une bonne adresse : Baklavaci Said : www.baklavacisaid.com)

Lokum *: loukoum

Ayran *** : yaourt liquide


On peut s’en dispenser :

Suivre les yeux fermés conseils de vos guides touristiques, qui vous suggèrent un hammam mixte (alors qu’il est habituellement uniquement fréquenté par des hommes) ou qui vous emmènent le soir dans des quartiers sans grand intérêt ou ultra – touristiques, pour manger sur des tables aux jolies nappes.

En effet, nul besoin d’aller dans des restaurants un peu plus « classe » pour bien manger. On paie le service professionnel, la nappe et le décor, mais dans l’assiette, les portions sont chiches et ne diffèrent que très peu des « bouis-bouis » extérieurs !

Evitez donc Hamdi et Lokantasi, duquel, certes, la vue peut être belle, à condition d’avoir une table près de la baie vitrée au 3e étage ou en terrasse.

Nul besoin de goûter à des plats dits historiques, à base d’agneau bouilli, comme le Pilic Topkapi (plat ottoman, à base de poulet), le Bolu Piknigi (plat d’Anatolie centrale), les Manti (Cappadoce, raviolis turcs servis avec du yaourt), le Rahibe Kesesi (Chrétien d’Istanbul, feuilleté d’agneau), ou enfin le Papaz Yahonisi, plat byzantin, à base d’agneau, d’oignons, de pommes de terre, d’ail, de cumin et de potiron : cela se rapproche de nos plats traditionnels français, sans avoir beaucoup de goût. Le moindre kebab servi avec des aubergines grillées en aura bien davantage !

Souvenirs souvenirs :

En plus des livres et cartes postales qui vous permettront (de vous) d’offrir les plus belles vues d’Istanbul, sans mitrailler avec frénésie chaque lieu sur votre passage, vous pouvez aussi rapporter des boîtes de loukoums, des bouteilles de raki (dans votre valise en soute, pas dans votre sac à dos !) ou des céramiques, près de l’église Saint-Sauveur.

Le mot de la fin d’un grand musicien :

Le kebab est le même quelle que soit la nappe.


Sources

Webographie

http://www.routard.com/guide/code_dest/istanbul.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Istanbul

Bibliographie des documentaires

A emporter, malgré quelques erreurs, surtout au niveau des plans et adresses : Lonely Planet, Guide du routard
Lu : Turquie : une mosaïque de cultures. – Minerva, 1998. – p. 54-73.
A feuilleter pour ses belles photographies ou à acheter en souvenir : PAMUK, Orhan, GÜLER, Ara. Istanbul : Ara Güler. Pacifique, 2009. ISBN 978-2878681307 : 35 euros.

Bibliographie des œuvres de fiction

PAMUK, Orhan. Istanbul. Gallimard, 2010. 547p. : photogr. n.b. (Folio). ISBN 978-2070358601 : 9,20 euros.

Venise ** à *** (juillet 2004 & mars 2010)

02.04
2010

Elle ne se visite pas, elle se contemple, elle se vit. A pied ou sur l’eau, tapie dans un silence trompeur, elle se laisse admirer, résistant aux assauts d’acqua alta et de touristes.

Bien entendu, on peut visiter ses innombrables musées,  souvent d’ailleurs installés dans de splendides palais, ses églises et basiliques, mais mieux vaut se perdre dans ses dédales le nez en l’air et s’éloigner dans ses quartiers moins touristiques que d’aller s’enfermer pour y contempler ses magnifiques tableaux et témoignages de son passé.

A Venise, à faire absolument :

- préférer l’avion et rejoindre la piazzeta par bateau, sans passer (superstition vénitienne) entre les deux colonnes du XIIe s., provenant de Constantinople et surmontées, l’une du lion ailé de Saint-Marc, l’autre de Saint-Théodore, premier patron de Venise.

- monter en haut du Campanile qui offre une vision «panoramique» de la ville du haut de cette haute tour de98 mètres qui faisait office à la fois de phare et de clocher, et qui, s’étant effondrée, a été reconstruite (accès à 6 euros en 2004) .

- la Place Saint-Marc **, le «coeur » de la cité que Napoléon appelait « le plus beau salon du monde » et qui fut tour à tour le siège des fêtes religieuses, des jeux et des évènements politiques de la république de Venise. Vue extérieure de la Basilique Saint Marc, du Palais des Doges, de la Torre dell’orolegio, du Campanile. Les pigeons ont déserté la place Saint-Marc, eux qui faisaient la joie des touristes, des venderus de graines et des microbes. Terminée la fiente de pigeon sur les monuments.

- le Palais des Doges ** : Grandiose, il fut le lieu de résidence du Doge mais aussi le siège du gouvernement, de la justice et de la police. Ce palais du plus pur style gothique, non meublé, mais aux vastes salles d’apparat richement décorées aux plafonds et aux murs,  avec de belles cheminées issues du maniérisme et des vitraux sphériques. Dans ce palais où tout le monde devait être invité, mais où l’on permettait aux gens fâchés de ne point se  croiser, on mulipliait les endroits d’où l’on pouvait apercevoir les allées et venues des autres. On accède ensuite aux prisons où Marco Polo et Casanova furent enfermés. Fin de la visite avec le célèbre Pont des soupirs appelé ainsi non par romantisme mais à cause des gémissements des condamnés à mort qui empruntaient ce fameux pont aprés avoir appris la sentence.

- les maisons vénitiennes dont on peut remarquer les cheminées apparentes, les rivets destinés à fixer les poutres à l’intérieur, les premiers étages d’apparat, les alignements verticaux des fenêtres et les terrasses perchées sur leur toit.

- le Pont de l’Academia (tout récent, datant de 1930) offre l’une des pus belles vues sur le Grand Canal et où les plus grands aquarellistes vénitiens comme Canaletto et Guardi ont peint leurs plus belles oeuvres.

- les quais du Zattere, le long du canal de la Giudecca, où les vénitiens VIVENT, viennent faire leur jogging, bronzer, pique-niquer, boire un Spritz ou manger des glaces.  C’est devenu davantage le quartier,  avec le Dorsuduro qui le jouxte, des Beaux-Arts (peinture vénitienne du XIVe au XVIIIe s. à la Galerie dell’Accademia

-cubisme, dadaïsme, surréalisme,… à la fondation Guggenheim – nouvelle collection privée d’art contemporain, de François Pinault au palais Grassi qui fait polémique)  et des antiquaires, plus que celui des entrepôts à sel et de régates.

- la vue extérieure de la Chiesa di Santa Maria della Salute (façade du 16e siècle),

- la façade de la Ca d’oro, le plus beau palais de style gothique vénitien (1440), qui doit son nom (maison d’or) aux feuilles d’or qui couvraient jadis sa façade, avec sa dentelle de pierre et ses loggias superposées, afin d’éblouir les passants du grand Canal, dans lequel elle se reflétait. Un spectacle particulièrement réussi au coucher du soleil.

- Le Grand Canal illuminé, à bord du vaporetto ligne 1, en passant sous le Rialto : attention : Venise n’est en aucun cas une ville nocturne. Elle se vide de ses âmes la nuit, comme fantomatique.

- un petit tour en gondole si les clichés ne vous effraient pas. Il vous en coûtera 80 euros pour un circuit proche du quartier Saint-Marc.

- Burano, principalement connue pour ses dentelles, cette petite île de pêcheurs offre avec ses façades colorées un spectacle populaire et plein de vie.

Marché aux poissons le matin, promenade dans les rues et visite de l’Eglise San Martino proche de l’une des meilleures Pasticceria (pâtisserie) de Burano ainsi que du Musée dei Merletto (de la dentelle).

Venise, c’est justement aussi un artisanat d’art

- vous irez visiter dans le Dorsoduro 3172, l’atelier de masques vénitiens Ca’macana, qui a conçu ceux du film de Kubrick, Eyes Wide Shut.


Venise, c’est aussi pour ceux qui veulent connaître son histoire :

- le Musée Correr *, dédié à l’histoire de Venise, au sein de l’aile Napoléon de la place Saint-Marc, achevée dans la moitié du 19e siècle, sous la domination autrichienne. Il nous transporte, au travers de ses tableaux notamment, dans l’histoire politique de Venise, celle de la navigation vénitienne
et au sein de la vie quotidienne vénitienne. Partout bien sûr on retrouve le lion ailé, symbole de Venise. On remarquera sur les plans de l’époque que le Rialto était bien le seul pont enjambant le Grand Canal, et que Venise était composée de petites îles rattachées entre elles.

- le quartier juif, délimité jadis par deux grilles, dont il ne reste plus que des gonds. A l’époque, c’était autant pour rassembler une communauté reconnue pour ses compétences endans le commerce et la banque, pouvant opérer des prêts, que pour se protéger. Sur la grande place, des policiers veillent. L’entrée des mosquées est payante. Les immeubles sont les seuls de Venise à comprendre autant d’étages.

- dans les environs la maison de Tintoret, dans le Canareggio.

- à proximité, remarquez les trois statues de Maures, mamelouks turcs.

- en allant à Murano ou à Burano vous apercevrez l’île Saint-Michel, île des morts depuis 1870, sur décision de Napoléon en 1807.


Venise, c’est aussi pour les amoureux de l’art :

- dans la continuité du musée Correr, et avec le même billet, on trouvera la Biblioteca nazionale Marciana, qui fut la plus importante bibliothèque de Venise et l’une des plus grandes d’Italie. Elle contient l’une des plus riches collections de manuscrits du monde. On ne voit pas un seul livre hélas au cours de son exploration : il ne reste plus qu’à admirer cette superbe pièce de style Renaissance, conçue par Sansevino, ses fresques et décorations.

- L’intérieur de la Basilique Saint Marc *: Edifiée au XI° siècle pour abriter le corps de Saint Marc que deux riches marchands vénitiens réussirent à subtiliser à Alexandrie. De style Byzantin, elle prend la forme d’une croix grecque et l’intérieur est entièrement revêtu de mosaïques inspirées elles aussi de byzance. En tout 4000m2 d’or et de verre mélangés, à la vénitienne au marbre avant de découvrir le «trésor» de la Basilique. La visite du rez-de-chaussée est gratuite, l’entrée à l’étage pour contempler la place est en revanche payante.

Traversez le canal en traghetto (gondole collective où l’on se tient debout)  devant le palazzo Gritti pour rejoindre le quartier de Dorsoduro (0,50 euro la traversée).


- L’église baroqueSanta Maria della Salute, dont l’extérieur attire plus l’oeil que son intérieur.

- la Casa Goldoni, maison natale de Goldoni, grand auteur de la commedia dell’arte et de comédies, souvent comparé à Molière. Depuis 1953 elle est devenue le siège de l’Institut d’études théâtrales. On y visite son rez-de-chaussée orné d’un puits et d’un escalier en pierre d’Istrie, deux salles à l’étage autour d’une pièce projetant une vidéo : l’une exposant un très joli théâtre de marionnettes d’époque, l’autre des objets et tableaux évoquant les scènes ayant inspiré les comédies de la commedia dell’arte.

- la Ca’rezzonico *, l’un des plus beaux palais vénitiens qui nous plonge dans la Veniseartistique et culturelle du XVIII° siècle. On y remarquera la salle de bal au sol fragile. Elle n’est presque plus meublée d’époque, et les tableaux y ont été ajoutés. Visite de 20 minutes à 3h30 selon l’intérêt pour les tableaux.

- la Ca d’Oro, le plus beau palais vénitien et son jardin, alors en cours de rénovation. Actuellement, une fois encore, sa façade que l’on peut admirer du grand Canal contentera la plupart, l’intérieur ayant été réhabilité pour abriter la Galleria Franchetti, collection de peinture et d’objets d’art du XVe au XVIIe s.

A manger et à boire !

A l’apéro : vous verrez tous les Vénitiens boire vers 18h un Spritz (2,50 euros) ou un Bellini, Prosecco (vin blanc pétillant) au jus de pêche.

Déjeuner ou dîner : adresse à retrouver sur la rue qui part de la gare et avant le premier pont à enjamber (l’un des rares menus touristiques à 13,50 euros qui propose une véritable cuisine vénitienne, avec un rapport qualité – prix correct). Exemple : premier plat = risotto aux crevettes, second plat = morue, sardines ou foies de veau avec polenta et crudités.

Dîner : Souvenir impérissable de deux dîners fameux, d’inspiration à la fois vénitienne et française (dont un risotto à la seiche et à la feuille d’or, un soufflé au chocolat accompagné d’un Maury) en  juillet 2004  du restaurant la Rivista, Dorsoduro 979/a, qui ne se dit pas gastronomique mais qui propose des mets et vins à la hauteur d’une adresse de luxe. Bien sûr les prix sont à la hauteur de ce plaisir gustatif.


Le soir : prendre un verre au café Florian (1720), place Saint-Marc, sur les traces des écrivains, des peintres et des plus grandes célébrités, si vous vous accordez ce luxe. Attention quand l’orchestre se met à jouer, c’est plus romantique, mais cela rallonge aussi considérablement il conto !

Où faire de beaux rêves

si votre bourse le permet, ne perdez pas votre temps à des allers-retours : logez dans Venise-même.

<Pour un voyage de noces, vous pouvez choisir le Palazzo Priuli, véritable palais près de la place Saint-Marc. Veillez cependant à ne pas prendre une chambre avec terrasse car on vous dirigera hors du palais.


Vos achats

- Les Marchés du Rialto et son célèbre Pont (construit de 1588 à 1592) : Centre financier et plaque tournante du commerce à Venise, le quartier du Rialto fut durant des siècles un gigantesque souk à ciel ouvert où l’on trouvait épices, soieries, pierres précieuses, café. Il demeure l’endroit le plus animé de Venise. La Pescheria, magnifique halle, constitue l’un des plus beaux marchés aux poissons d’Italie et autour les étals regorgent de fruits et légumes de la région.

- Le verre de Murano : Mesdames, ne partez pas sans un pendentif en verre de Murano (estampillé au verso). Suivant sa fabrication par la communauté chinoise qui envahit le marché ou sa fabrication à la main, vous paierez de 2 euros à plus d’une centaine d’euros. Une boutique à l’accueil très aimable, avec des produits d’un bon rapport qualité-prix : Altre il Vetro, calle del Capellier, S. Polo 1593.


Séjours en juillet 2004 et mars 2010

Documentaires et guides sur Venise lus :

SIMONIS, Daniel. Venise : le guide. LONELY PLANET, 05/2008. 292 p.. ISBN 978-2-84070-751-6.

Sollers, Philippe. Dictionnaire amoureux de Venise. PLON, 483 p.. ISBN 2-259-19719-1. Résumé : D’Accademia à Zattere, Philippe Sollers évoque Venise à travers sa passion et son expérience personnelle de la ville qu’il parcourt chaque année depuis sa jeunesse. Il insiste sur le côté sensuel et envoûtant de cette ville en perpétuelle mutation qui a su marier ses attraits culturels et naturels.

BEC, Christian. Histoire de Venise. PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE, 2002. 125 p. ; cartes, couv. ill. ; 18 cm. Que sais-je ?. Bibliogr. p. 125. ISBN 2-13-052836-8, ISSN 0768-0066. Résumé : Parmi toutes les cités du monde, Venise peut se vanter avec raison d’avoir la plus extraordinaire des biographies. Aujourd’hui, ce chef-d’oeuvre architectural est confronté aux menaces de la submersion, de la pollution et d’une forte chute démographique. Où se situe l’avenir de cette ville exceptionnelle ?

Fictions inspirées de Venise lus :

Ecrivains anglosaxons:
SHAKESPEARE, William. Le marchand de Venise. Comme il vous plaira. Beaucoup de bruit pour rien. Dans : Le marchand de Venise, 308 p. Montrouge cedex : GARNIER-FLAMMARION, 1964.
Ernest HEMINGWAY

Ecrivain allemand :
MANN, Thomas. La mort à Venise suivi de Tristan. FAYARD, 1971. 189 p. LIVRE DE POCHE. ISBN 2-253-00645-9 Résumé : Un vieil homme tombe amoureux d’un jeune garçon … Récit d’une passion folle et fatale qui saisit un écrivain d’âge mûr à l’apparition d’un gracieux adolescent d’une extraordinaire beauté. Dans « Tristan », le dilemme qui s’offre à l’héroïne est de tenter de vivre en étouffant ses dons d’artiste ou « mourir de musique ».

Ecrivain espagnol :

Mendoza, Eduardo. L’île enchantée **. SEUIL, 1993. 300 p.. Points (Paris). ISBN 978-2-02-037543-6, ISSN 0768-0481


Écrivains français :
BEAUSSANT, Philippe. Le rendez-vous de Venise *. Grasset, 2003. 196 p.. ISBN 2-213-60993-4. Descripteurs : Venise : Italie / Florence : Italie / amour / peinture / Rome : Italie.

BESSON, Philippe. Un garçon d’Italie. POCKET, 2009. 221 p.. ISBN 978-2-266-13606-8.

CASANOVA, Jacques (de Seingalt). Histoire de ma vie. PARIS : GALLIMARD, 2008. 375 p. FOLIO CLASSIQUE. ISBN 978-2-07-037760-2

Sollers, Philippe. La Fête à Venise. PARIS : GALLIMARD, 11/2008. 281 p. Folio. ISBN 978-2-07-038603-1.

Sollers, Philippe. Le Coeur Absolu. PARIS : GALLIMARD, 11/2002. 445 p. Folio. ISBN 2-07-038101-3.

Sollers, Philippe. Casanova l’admirable. PARIS CEDEX 07 : GALLIMARD, 2007. 338 p. Folio. ISBN 978-2-07-040891-7, ISSN 0768-0732.

GOLDONI, Carlo / GOZZI. Goldoni.

Mendoza, Eduardo. L’île enchantée. SEUIL, 1993. 300 p.Points (Paris). ISBN 978-2-02-037543-6, ISSN 0768-0481 Résumé : Fabregas décide de vivre son rêve. Sur un coup de tête, il fait sa valise, claque la porte de sa maison catalane et abandonne les siens. Peu à peu, ce qui aurait pu n’être qu’une escapade se transforme en errance dans une Venise décadente. Captivé par une jeune fille fuyante, Fabregas collectionne rencontres fortuites, événements insolites et situations cocasses…

MOURET, Jean-Noël. Le goût de Venise **. MERCURE DE FRANCE, 05/2009. . ISBN 978-2-7152-2303-5.

Bande dessinée :
PRATT, Hugo. Fable de Venise. Dans : Corto Maltese : Fable de Venise, 75 p. : ill. ; 22 *50 cm. STOCK, 1981.


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Berlin ** (2010)

14.03
2010

Regards sur Berlin :

Une ville dévastée par les bombardements, déchirée par un mur dont elle porte les stigmates, montrant encore ses deux profils, d’est en ouest…
De vastes espaces laissés encore vides, à la dimension de cette capitale immense, contrastent avec la verticalité de ses immeubles.

Berlin, une capitale qui n’a pas fini de se construire ni de s’affirmer.

LE PROGRAMME !

Mercredi après-midi – 16h

Nous avons entamé notre découverte de Berlin par l’arrivée à la grande gare, moderne et monumentale, et ses méandres, puisqu’il y a peu d’indications pour les S et les U (différents types de métro existent, lequel, inodore, est plus large et propre que le métro parisien – 1,70 € le trajet intra-muros valable 2 h).

Les valises déposées à l’hôtel (voir ci-dessous), direction la tour éventrée de l’église du souvenir, Gedächtniskirche *, surnommée « la dent creuse » sur le Kurfürstendamm, entourée par une tour et une église modernes, qui se situent à proximité de l’hôtel.

Dommage qu’elle soit cachée par les deux constructions plus modernes qui l’entourent. Elle est finalement très récente puisqu’elle date de 1895. Une dizaine de minutes suffisent pour en visiter l’intérieur, dont des fresques ont été conservées. Quelques panneaux retracent son historique et la resitue dans le Berlin de l’Epoque (schön) non bombardé.

L’église moderne, qui la jouxte, est finalement beaucoup plus belle à l’intérieur, illuminée par ses vitraux bleus de Chartres, et arborant un Jésus-Christ représentant la réconciliation de Dieu avec le peuple chrétien.

Dès le premier jour, pour prendre la mesure de la ville et avoir une première approche de ses centres d’intérêt, nous avons fait un petit tour en bus, avec la ligne 200, du zoo jusqu’à l’Alexanderplatz. S’il avait fait beau, nous aurions loué des vélos et traversé le Tiergarten.

L’Alexanderplatz *, place emblématique de Berlin, est bien froide, ouverte à tous vents, avec sa Fernsehturm (1965) avec restaurant panoramique, la « Fontaine des peuples » et l’horloge universelle (1960), cadeaux de Moscou.

Une couche de neige assez impressionnante donne lieu à une forêt de bonhommes de neige et à une fontaine complètement gelée sur laquelle nous avons pu marcher.

Du reste, en février, il faisait épouvantablement froid. Il faut bien prévoir 2 bonnets et 4 à 5 paires de chaussettes, ou des après-skis, pour pouvoir se promener à Berlin !

Première impression : une ville à la croisée des chemins architecturaux en Europe (art soviétique, Renaissance, etc.). La plupart des édifices, même historiques, ont été reconstruits.

Potsdam Platz *: à première vue, rien d’impressionnant, mais à la nuit tombée, la beauté et la diversité de l’architecture nous font changer d’avis.

Berlinale * : un Cannes sans foule ni paillettes, au tapis rouge foulé par des stars qu’on ne connait qu’en ce pays.

Le musée du Mur au Checkpoint Charlie : un prix attrape-touriste dissuasif, à 12,50 euros l’entrée, sans que le musée ait été modifié depuis sa création. Dans la boutique on nous propose des « bouts du mur » (de la poussière de parpaing ?) en quantité astronomique, jusqu’à être collés sur des cartes postales de série, comme par exemple 17,70 euros les 100 g. Cynisme qui sonne comme mercantilisme et capitalisme ?

Dernière impression du jour : on sent qu’on se trouve bien évidemment dans une capitale. Ses dimensions, son effervescence, ses habitants de type européens, tout nous l’indique.

Jeudi

Potsdam **
Grosse entourloupe : un homme portant un badge de l’office de tourisme nous conseille un bus nous permettant de voir tous les châteaux de Potsdam et d’entrer les visiter, pour la somme de 15 euros.
En fait, il s’agissait d’un bus touristique, avec casque audio-guide, se déplaçant dans tout Potsdam durant 2h30, avec des commentaires du guide aberrants et contradictoires, nous prenant visiblement pour des dindons à plumer.

Rares points positifs :
- cela nous a permis de voir le château de Cecilienhof où eut lieu la conférence de Potsdam, très éloigné du parc Sans-Souci,
- et de passer aux abords des anciens lieux de résidence du KGB, des chalets suisses, dans les quartiers hollandais et russe.

Mais une simple ligne de bus (comprise dans le prix du train qui mène à Potsdam) nous aurait permis de nous déplacer à notre guise ! Quel sentiment de liberté quand on a réussi à s’échapper !
Or, et c’est à savoir, en hiver, les horaires d’ouverture sont beaucoup plus restreints, si bien que cette perte de temps nous a fait manquer la visite du Neues Palais.

Le centre-ville de Potsdam * est assez joli, n’ayant pas été bombardé.

Le château de Sans-Souci *
Les quelques salles visitées à l’aide d’un audioguide sont de style roccoco (qui vient de rocaille). C’est un roccoco bien spécifique à Frédéric II, appelé roccoco frédéricien d’ailleurs, extrêmement doré, fleuri et agrémenté d’animaux. Une visite de 20 minutes suffit.
(entrée : 8 euros)

Le parc de Sans-Souci **
Il y a une très belle vue des deux châteaux au niveau de la fontaine.
Le pavillon chinois, fermé à cette époque de l’année, est étonnant.
D’ailleurs, nous étions quasiment seuls dans ce magnifique parc enneigé, d’où l’on peut apercevoir l’orangerie en se dirigeant par la grande allée vers le Neues Palais.
Aux abords du Neues Palais (18e siècle), nous étions réellement seuls, à la tombée de la nuit, au milieu de ce site impressionnant, totalement enneigé.

Vous distinguez sur la route un petit trait noir ? C’est une femme qui court. Cela vous donne l’échelle de ces palais gigantesques.
Les deux bâtiments qui se font face sont monumentaux. L’un d’eux, qui abrite une université, était en cours de rénovation.
L’intérieur avait l’air magnifique à travers la vitre (Petit regret de ne pas l’avoir visité).

Vendredi

Tentative de passer par le Tiergarten*, le plus grand parc de la ville (Berlin prussien depuis le zoo jusqu’à la Nationalgalerie) dans lequel on peut voir deux mémorials soviétiques ainsi que le bâtiment du ministère des finances qui fut d’abord dirigé par Goering (1935) puis communiste.
mais on a dû s’arrêter, notre programme n’ayant pas pris en compte les 15 kilomètres à pied à faire par temps de neige, soit 2 à 3 heures de marche !

la Siegessaule*, la colonne de la victoire que l’on aperçoit dans Les Ailes du désir de Wim Wenders. traverser l’île aux musées et de jeter un dernier regard au Palais de la République, vestige de la RDA en cours de démolition.

Reichstag*, monumental, avec sa nouvelle coupole

Monument soviétique

Porte de Brandeburg **, d’inspiration grecque, emblématique des différents événements qui sont survenus à Berlin.
C’est assez décevant de voir qu’on a pu laisser des immeubles se construire autour et la jouxter, alors qu’elle était il y a dix ans encore entourée d’arbres.

Unten den Linden *
Unter den Linden, vitrine de l’architecture prussienne, construite au 17e siècle, décrite comme les Champs-Elysées berlinois, où fleurissent les ambassades, dont la monumentale ambassade de Russie, et où subsistent les bâtiments les plus anciens (architecture baroque ou néo-classique), l’opéra et l’université Humbolt

Beau point de vue de la cathédrale avec la Spree sous la glace.
Berliner Dom : immense cathédrale néo-baroque

Altes Nationalgalerie *


Œuvres remarquées :
Au 3e étage :
Gotischer Dom, Der Morgen (Schinkel)
Gaertner : vues de Berlin à l’époque (travail de précision)
Hasenclever Das Lesekabinett (1843)
CASPAR DAVID FRIEDRICH Abtei im Eichwald (1809/1810), Der einsame Baum, Mondaufgang am Meer.
Au 2e étage :
Drachensteigen de Carl Spitzweg
Südliche Felsensküste de Ludwig von Hofmann (1898)
Max Liebermann : vie quotidienne des gens au travail ou au repos.
Arnold Böcklin Die Toteninsel (1883)
Rez-de-Chaussée : Menzel, Franz von Stuck Tilla Durieux als Circé (1910) et Die Sünde (1912)
(Entrée : 10 euros)

Découverte du quai de la Marche, endroit très bruyant avec les grands boulevards.
Puis le vieux quartier saint-Nicolas, pittoresque, avec son dédale de ruelles à dimension humaine, bordées de maisons à l’aspect ancien autour de l’église éponyme (1230). En fait, tout est récent et a été reconstruit à l’identique en 1987 par la RDA, à l’occasion du 750e anniversaire de Berlin !!!
Ce n’est qu’une réplique d’un quartier habité jadis par des artistes et des écrivains !
Palais Ephraim (balcons roccocos)

Alt Rathaus : vestibule avec amphores
Dans le tribunal municipal, monumental escalier ART NOUVEAU à 3 niveaux et 3 ou 5 entrées

Neue Galerie (Galerie Nationale de Berlin (cubisme, dada, etc.))
hall impressionnant.
Exposition permanente fermée, exposition temporaire gratuite mais sans aucun intérêt, faite d’agrandissements de photographies de montagne.

KREUZBERG
A la sortie du métro, taggué, nous avons changé d’ambiance. On se croirait un peu à Sarcelles.
Nous sommes allés voir le Kopi, l’un des squats les plus connus de Berlin, apparaissant comme un petit village avec des installations en caravanes autour de l’immeuble, dans lequel entre une femme d’un certain âge, avec ses clés, comme chez elle, puisque c’est chez elle ! Cela semble très organisé, comme une petite communauté. On entend des bruits de soudure.

Un peu plus loin, près de l’église et de l’ancien hôpital, le squat a été constitué de camions militaires.

La maison des artistes semble elle-même être un squat. Aucun panneau ne l’indique. Elle propose en revanche à l’intérieur de ses murs, et gratuitement, des expositions d’art contemporain et alternatif de tout premier ordre, en particulier au premier étage. Les expositions sont tout de même surveillées, celle au-rez-de-chaussée avec des bornes anti-vol.

En continuant dans le quartier, on a l’impression d’être dans un Paris en voie de boboïsation, avec des immeubles bas aux vitres cassées, façon underground mais plus pour longtemps, on le sent déjà.

Il n’est pas choquant, dans le métro, d’y voir un homme siroter sa bière.

SAMEDI

Métro : Richard-Wagner-Platz
Belle promenade dans le parc enneigé de Charlottenburg. Nous sommes passés sous le pont rouge en marchant sur l’eau gelée jusqu’au jardin à la française.

Le Musée Berggruen de Berlin présente un ensemble exceptionnel d’œuvres de Pablo Picasso, Paul Klee, Henri Matisse, Alberto Giacometti et Georges Braque qui donnent un intéressant aperçu des écoles d’avant-garde au début du XXe siècle Belle collection de Picasso au Musée, et excellents commentaires grâce à l’audioguide. A voir.

Le Bröhan-Museum est le musée de Berlin consacré à l’Art nouveau, l’Art déco et au design (1889-1939). Il se situe face au château de Charlottenburg. (6 euros)
beaux vases de Witve. Mobilier de Guimard, Majorelle, Ruhlmann, Henry van de Velde, etc. Chandeliers chauve-souris. Collection kitsch de porcelaines.
Tableaux de l’époque de la Sécession Berlinoise à laquelle a appartenu Liebermann.

On peut s’en passer :
- Galeries Lafayettes de Jean Nouvel : coupole inversée.
- de l’exposition sur la Stasi, entièrement en allemand

Quartier Friedrichshain :
Le Mur a été décoré par 118 artistes à partir de 1990.

Oberbaumbrücke
Traversée de la Simon Dach StraBe

Karl-Marx-Allee avec les deux tours (architecture réaliste-socialiste)

Quartier juif avec les Hoche (cours intérieures) : Hackesche Höfe
une série de 9 cours communicantes abritant des cinémas, des boutiques et des galeries d’art.
ex. : une façade au décor Sécession

Vue de la Neue Mosquee (édifiée en 1866 et restaurée jusqu’en 1995, incendiée lors de la Kristallnacht, bombardée par les alliés, démolie en 1958) de la rue qui mène à l’Alexanderplatz, partant du quartier juif, est jalonnée de prostituées jeunes et majoritairement belles, probablement de l’est.
A deux pas le Postfuhramt qui servait à l’origine d’écurie pour les chevaux de la Poste (Façade néo-Renaissance, richement décorée de carreaux vernissés et de reliefs en terre cuite)

Vue du Sony Center de nuit : la Tour Sony dessinée par Helmut Jahn, est l’édifice le plus moderne de Postdamer Platz. Elle est convexe d’un côté et plate de l’autre.

Clôture de la Berlinale sur grand écran = conférence de presse très sérieuse et sans paillette.

Où prendre un bon sommeil réparateur ?

Hôtel Metropolitan
Schaperstr. 36
10719 Berlin

Excellent rapport qualité-prix

Logés dans une chambre moderne et très spacieuse pour 28 à 32 euros la nuit (en passant par Expedia 4 mois avant), et 7,50 euros le petit déjeûner, dans un cadre design.

Où calmer sa faim ?

Sur le pouce, mangez une curry-wurst (saucisse accompagnée de ketchup au curry, spécialité de la ville) dans l’un des nombreux snacks en plein air,

Dans la Simon Dach StraBe, les prix affichés restent très bas : on y annonce des kebab à 2 euros et des pizzas à 1,50 euro !

Goûtez aux excellents kebabs et fallafels, très bon marché, grâce à la présence de la communauté turque, surtout dans le quartier de Kreuzberg : un régal !

Mais évitez de dîner au Hasir, « gastro » turc, sûrement pour les Allemands et touristes peu habitués à entrer dans les gargottes des kebabs, beaucoup plus cher que celui de la veille, sans être bien meilleur, avec des serveurs trop pressés et vindicatifs, réclamant des pourboires.

Sinon essayez au moins une fois la cuisine berlinoise traditionnelle. Pour cela, rendez-vous à Zillemarkt, une brasserie chaleureuse, où vous ne parviendrez probablement pas à finir la spécialité, une boule de gras en mise en bouche puis un plat, mais LE plat !
Il s’agit d’une formule plat à partir de 2 personnes à 13,90 euros, gargantuesque, avec un jarret complet, deux saucisses, de la choucroute, des pommes de terre, et plein de choses que nous n’avons pu nommer :

Les guides emportés :

Berlin.- Hachette Tourisme, 10/2008.- 352 p..- (Guides VOIR). ISBN 978-2-01-244255-9.
Berlin.- MICHELIN, 2007.- 336 p..- (Le Guide vert). ISBN 978-2-06-712170-6.

Les lectures à emporter :
Le goût de Berlin
Berlin Alexanderplatz */Alfred Döblin

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