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Qui est Lou Sciortino ? d’Ottavio Ceppellani

10.06
2007

cop. Métailié

Qui est Lou Sciortino ? Avant tout le petit-fils de don Lou, chef de clan mafieux sur la côte Est des States, dont il suit les conseils à la lettre : s’exercer à poser ce regard triste sur les autres, comme si à l’avance il s’excusait d’avoir un jour à les tuer, et partir produire des films de série B aux scenarii abracadabrantesques. Mais tout va à vau-l’au, même le business des pâtes d’amande, et bientôt il faut que le vieux intervienne pour faire rétablir l’ordre dans le clan…

Ce premier roman d’Ottavio Cappellani s’inscrit dans la filiation du maître du roman noir sicilien Andrea Camilleri, nous faisant entrer dans une ambiance policière tout à la fois drôle et critique, résonnant d’un argot mafieux original, mélange d’italien, de sicilien et d’américain. Hélas, je ne suis décidément pas sensible à ce genre, mais d’autres semblent l’avoir apprécier…

CAPPELLANI, Ottavio. - Qui est Lou Sciortino ?. – Métailié, 2007. – 232 p.. – (Bibliothèque italienne). – ISBN : 978-2-86424-597-1 : 18 €.

L’icône d’André Fisch et Agnès Raynaud

30.01
2007

cop. Dessain & Tolra

Outre sa valeur religieuse et symbolique, ce genre emblématique requiert un minutieux travail de préparation et d’exécution, notamment pour la pose de l’or. Ce dernier est ici expliqué dans le détail avant d’être mis en application à travers quatre modèles célèbres, supposant l’apprentissage des drapés, de la pose de l’or à l’eau ou à la mixtion, du proplasme et du glacis. En fin d’ouvrage un lexique.

FISCH, André, RAYNAUD, Agnès. – L’icône. – Dessain et Tolra, 2006. – 72 p. : ill. en coul. ; 21*29 cm. – (L’atelier du copiste). – ISBN : 2-295-00067-X : 14,90 €.

Natures mortes des XVIIe et XVIIIe siècles d’André Fisch, Agnès Raynaud

30.01
2007

cop. Dessain & Tolra

 

La représentation des natures mortes, objets usuels, vaisselle, fruits, légumes et fleurs, connut son âge d’or aux XVIIe et XVIIIe siècles. Après un bref historique, les auteurs s’attachent à montrer l’évolution des pratiques anciennes aux nouvelles, avec force conseils sur les supports, le choix des pinceaux et le mélange des couleurs. Suivent huit exercices illustrés de tableaux à copier parmi les grandes écoles de peinture, soit en entier, soit en détail, émaillés de conseils d’atelier. En fin d’ouvrage un lexique.

FISCH, André, RAYNAUD, Agnès. – Natures mortes des XVIIe et XVIIIe siècles. – Dessain et Tolra, 2006. – 72 p. : ill. en coul. ; 21*29 cm. – (L’atelier du copiste). – ISBN : 2-295-00066-1 : 14,90 €.

Les soleils des indépendances d’Ahmadou Kourouma

18.11
2005

Salimata est rongée par le pire des maux : elle ne connaît pas le bonheur d’être mère. Dès lors, sa vie est toute entière consacrée à la consultation de marabouts, des griots et des féticheurs, à l’administration de remèdes, aux dons aux plus pauvres qu’elle.  Or, c’est Fama, son mari, qui semble être stérile, mais c’est un homme, et un homme ne peut l’être, et c’est le digne descendant des Doumbouya. Comble du malheur pour cette femme : depuis son excision et le viol qui en a découlé, elle ne supporte d’être touchée que par un seul homme, Fama, qui, à la mort de son cousin, retourne à son village pour hériter de la charge de chef, prince malinké, dans ce climat d’insurrections…

Le reflet d’un monde qui nous est entièrement inconnu, saisi et appréhendé par A. Kourouma qui a su si bien rendre ses sons, ses mots, sa voix. Mais j’ai éprouvé des difficultés à entrer dans la chair de ces personnages, à me laisser émouvoir par ce récit…

KOUROUMA, Ahmadou. – Les soleils des indépendances. – Paris : éd. Du Seuil, 2001990. – 204 p. : couv. ill. en coul. ; 20*13 cm. – ISBN 2-02-012598-6.

L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes de Florent Couao-Zotti

17.09
2005

cop. Le Serpent à plumes

Dans les nouvelles de Couao-Zotti, voler, tuer, souffrir est le quotidien de ces Africains dans un pays meurtri par le sida, aux relents de vaudou et de magie. Dans la première, un mari profane régulièrement la tombe de son épouse défunte pour la violer, encore amoureux, alors qu’il l’a tuée par accident, la battant tout son saoûl. Dans la seconde, un fou accompagné de sa petite fille fait la démonstration de ses pouvoirs de sorcier devant le maire et la police, condamnant le libéralisme et la mauvaise foi des hommes. Dans la troisième, une jeune fille met bas, seule, dans la saleté, l’enfant né d’un viol. Quelques minutes plus atrd, elle découvre que c’est son tuteur, son oncle qui l’a violée et qui lui a transmis le virus du sida. Etc…

Toutes ces nouvelles sont on ne peut plus affligeantes, noires, désespérées. Le courage m’a manqué pour lire les deux dernières…

COUAO-ZOTTI, Florent. – L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes. – Le Serpent à plumes, 2001. – 211 p. ; 17 cm. – ISBN  2-84261-307-4.

Une si longue lettre de Mariama Ba

05.09
2005

Une oeuvre majeure pour sa description de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, ruinant 25 années de vie commune et d’amour.

J’ai lu les 60 premières pages. Le style est lent mais beau, mais l’histoire ne m’a pas séduite au point de poursuivre.

BA, Mariama.- Une si longue lettre.- Paris : LE SERPENT A PLUMES, 2003.- 164 p..- Motifs, 137.- ISBN 2-84261-289-2