Categorie ‘* J’ai apprécié

Le loup en slip de Lupano, Itoïz et Cauuet

03.04
2020

IMG_20200403_092602_837Dans la forêt, tous se préparent à la course annuelle « Rapide & Furieux ! ». Mais quelqu’un dégrade les affiches. Le loup en slip découvre alors qui se cache derrière ce sabotage, et surtout pour quelle raison…

Une chouette histoire autour du personnage du petit théâtre des Vieux Fourneaux, rappelant que la compétition et la loi du plus fort ou du plus rapide sont moins importantes que l’estime de soi et l’entraide.

Open bar de Fabcaro

01.04
2020

Open barAprès Zaï zaï zaï zaï, Formica, Et si l’amour c’était aimer ?, qu’ai-je la surprise de trouver dans mes cartons à lire dans le grenier ? Encore un Fabcaro ! Avec son humour à la loupe grossissante de nos travers. Cette fois, il ne s’agit pas d’une histoire mais de flash sur une ou deux planches : trouver normal d’avoir un bébé éléphant dans sa salade bio, la langue de bois de politiciens lors d’un face à face télévisé, le sex appeal de la miss météo, le manque de savoir vivre dans un TGV, les dîners entre bobos avec leur réfugié ou leur homosexuel, le problème d’un train annoncé à l’heure,… C’est tellement bon que cela donne envie de le relire aussitôt…

 

Girl power ! D’Eleonora Antonioni et Francesca Ruggiero

08.03
2020

89389496_10157936186272999_9043960429583269888_oAu lycée, Federica a son fan club. Un jour elle décide que Giulia peut le rejoindre…
Anna sèche pour la première fois les cours, pour suivre sa nouvelle amie, Marilena.
Clarice s’entraîne à la course et vit avec sa playlist d’enfer sur les oreilles, jusqu’à ce qu’une émission télé la repère malgré elle, et au grand dam de Federica.

Trois journaux intimes au Bic 4 couleurs d’adolescentes en pleine construction d’identité, dans les années 90, qui vont se détacher de l’emprise des autres pour s’affirmer. Un roman graphique qui correspond bien aux problématiques des ados.

Casterman, 2020
168 p. : ill. en couleur. ; 24*17 cm
Ean 13 9782203209053 : 18 e

Matière et mémoire d’Henri Bergson

04.03
2020

Matière et mémoire Essai sur la relation du corps à l’esprit

Dans le premier chapitre, Bergson s’attaque à l’idéalisme et au réalisme comme étant deux thèses également excessives. Il est faux de réduire la matière à la représentation que nous en avons, d’en faire une chose qui produirait en nous des représentations mais qui serait d’une autre nature qu’elles : la matière est un ensemble d’ »images », à mi-chemin entre la « chose » et la « représentation », perçues quand j’ouvre mes sens, inaperçues quand je les ferme.

« il n’y a pas de perception qui ne soit imprégnée de souvenirs. » (p.30)

La mémoire, en tant qu’elle recouvre d’une nappe de souvenirs un fond de perception immédiate et en tant aussi qu’elle contracte une multiplicité de moments, constitue le principal apport de la conscience individuelle dans la perception, le côté SUBJECTIF de notre CONNAISSANCE des CHOSES.

« il n’y a pas de perception sans affection. » (p. 59)

« (…) l’affection n’est pas la matière première dont la perception est faite ; elle est bien plutôt l’impureté qui s’y mêle. » (p. 60)

La mémoire est pour lui « une survivance des images passées. » (p. 68)

Dans le second chapitre, Bergson distingue deux types de souvenirs :

- « le souvenir de la leçon, en tant qu’apprise par cœur, a tous les caractères d’une habitude. Comme l’habitude, il s’acquiert par la répétition d’un même effort. Comme l’habitude, il a érigé la décomposition d’abord, puis la recomposition de l’action totale. Comme tout exercice habituel du corps, enfin, l s’est emmagasiné dans un mécanisme qu’ébranle tout entier une impulsion initiale, dans un système clos de mouvements automatiques, qui se succèdent dans le même ordre et occupent le même temps. »

Ce type de souvenir constitue une action, une « habitude éclairée par la mémoire. »

- le souvenir de telle lecture particulière, un souvenir daté, qui ne se répète pas.

Ce type de souvenir constitue une représentation.

Aussi le « déjà vu » serait une fusion ou juxtaposition entre la perception et le souvenir.

Dans les chapitres suivants, Bergson n’aura de cesse de développer et de préciser cette distinction. Il faut selon lui que « le passé soit joué par la matière, imaginé par l’esprit. » (p. 251) Qu’est-ce à dire ? Qu’un type de souvenir s’ancre dans le corps comme une habitude motrice, un automatisme, causé par une perception qui prépare les actions, tandis que le second type de souvenir est rappelé par l’esprit, c’est la représentation de l’objet absent.

« La mémoire est autre chose qu’une fonction du cerveau, et il n’y a pas une différence de degré, mais de nature, entre la perception et le souvenir. » (p. 266)

Ainsi, « l’intérêt d’un être vivant est de saisir dans une situation présente ce qui ressemble à une situation antérieure, puis d’en rapprocher ce qui a précédé et surtout ce qui a suivi, afin de profiter de son expérience passée. » A l’origine, le souvenir a donc une utilité vitale qui permet la survie, par association, ressemblance ou contiguïté.

Un ouvrage philosophique qui fait paraître simple une distinction à laquelle on n’aurait pas songé sinon. Ainsi ce que l’on perçoit est tout entier subjectif, chargé d’affection, dès lors que cette perception n’est pas neuve mais nourrie d’un passé, d’expériences antérieures. Ce que l’on rappelle du passé par l’esprit est tout aussi subjectif, parfois cette « image » est même construite ou reconstruite par différentes phases du passé et par le présent. J’aurais aimé que Bergson évoque ce dernier aspect, mais il n’en parle pas.

 

Cornelius Castoriadis & l’autonomie radicale

01.03
2020

CorneliusCornelius Castoriadis (1922-1997) fut un militant politique et révolutionnaire, à la fois psychanalyste, philosophe et économiste. Serge Latouche synthétise dans cet ouvrage sa pensée puis présente quelques-uns de ses textes et entretiens. Castoriadis défend l’idée d’une société autonome, qui serait l’œuvre d’individus qui agissent autant que possible après avoir réfléchi et délibéré ensemble, et dans le respect des ressources naturelles, de la biodiversité et de la Vie.
Les changements profonds dans l’attitude de l’être humain à l’égard de la production, de la consommation et de son environnement que souhaite Cornelius commencent tout juste à prendre forme avec le développement de l’agriculture biologique, le recul du plastique, le recyclage et la récupération, mais avec encore beaucoup de freins par ailleurs. Des réflexions sur lesquelles s’appuyer pour alimenter des discussions politiques.

 

Cornelius Castoriadis et l’autonomie radicale
Latouche, Serge
Le passager clandestin, 2020
123 p.
Ean13 9782369352372 : 10 €

Vincent Van Gogh d’Augustin & Heitz

23.02
2020

IMG_20200220_220307Originaire des Pays-Bas, Van Gogh, d’abord vendeur à la maison Goupil puis évangélisateur laïc, assume sa vocation artistique et s’établit tour à tour à Anvers, à Paris avec son frère Théo, à Arles avec Paul Gauguin où il se tranche un bout d’oreille, et pour finir à Auvers-sur-Oise où il se suicide.
Cette biographie de Vincent Van Gogh en 35 planches est suivie d’un dossier présentant ses œuvres principales.

A découvrir à partir de 9-10 ans.

 

AUGUSTIN, Marion, HEITZ, Bruno
Van Gogh
Casterman, 2020 (L’histoire de l’Art en BD)
48 p. : ill. en coul. ; 21*28 cm. EAN13 9782203198302 : 12,95 €

La fin du monde en trinquant de Krassinsky

21.02
2020

La fin du monde en trinquant1774. Le chancelier NikolaÏ promet à sa maîtresse Irina de recommander son fils malgré son inaptitude à son vieil ami l’astronome Nikita Petrovitch. Ce dernier l’informe alors de l’arrivée imminente d’une comète qui détruira toute une région en  Sibérie. Mais l’impératrice l’envoie lui-même l’annoncer aux habitants, accompagné d’Ivan…

Jean-Paul Krassinsky plante son décor en plein cœur de la Russie, pendant le siècle des Lumières, avec à la fois un net décalage entre la Cour impériale et le repaire des brigands pour lesquels le vieux cochon risque sa peau un peu bêtement à son goût, et entre son savoir et l’inexpérience de son compagnon chien un peu fou. Et, pour mieux se moquer encore des travers humains, il brosse une galerie de portraits de personnages animaliers sur 230 planches pleines de rebondissements, d’humour et de cruauté. C’est presque du Bukowski par moments !

 

KRASSINSKY

La fin du monde en trinquant

Casterman, 2019

229 p. : ill. en coul. ; 27*19 cm

EAN13 9782203161610 : 25 €