Categorie ‘Biographies

Vincent Van Gogh d’Augustin & Heitz

23.02
2020

IMG_20200220_220307Originaire des Pays-Bas, Van Gogh, d’abord vendeur à la maison Goupil puis évangélisateur laïc, assume sa vocation artistique et s’établit tour à tour à Anvers, à Paris avec son frère Théo, à Arles avec Paul Gauguin où il se tranche un bout d’oreille, et pour finir à Auvers-sur-Oise où il se suicide.
Cette biographie de Vincent Van Gogh en 35 planches est suivie d’un dossier présentant ses œuvres principales.

A découvrir à partir de 9-10 ans.

 

AUGUSTIN, Marion, HEITZ, Bruno
Van Gogh
Casterman, 2020 (L’histoire de l’Art en BD)
48 p. : ill. en coul. ; 21*28 cm. EAN13 9782203198302 : 12,95 €

Phoolan Devi, reine des bandits

12.02
2020

 

cop. Casterman

cop. Casterman

Née en 1963 dans l’une des plus basses castes de l’Inde, dès son plus jeune âge, Phoolan connait l’injustice, celle de sa condition sociale, celle d’être regardée comme un objet sexuel, celle de sa famille où son oncle, Mayadin, a spolié son père de son héritage. Quelques années après avoir coupé l’arbre devant lui procurer sa dot, agacé par l’insolence de Phoolan, âgée seulement de onze ans, celui-ci présente à son père un ami à lui pour l’épouser. Cet homme beaucoup plus âgé la viole, la séquestre et la roue de coups, si bien qu’elle finit par s’enfuir. Mais la guerre ne fait que commencer. De retour dans son village, Phoolan va vivre un enfer…

Quelle terrible biographie retraçant une vie qui n’a été qu’humiliations, viols, vengeances et révoltes ! Incarnée par un dessin à mi-chemin entre le réalisme et l’abstrait, cette histoire forte fait naitre chez son lecteur un sentiment d’injustice, qui se double d’une admiration pour son courage et sa capacité à prendre son destin en main.

FAUVEL, Claire
Phoolan Devi, reine des bandits
Casterman, 2018

218 p. : ill. en coul.

EAN13 9782203112117 : 22 €

 

Sur les ailes du monde, Audubon de Grolleau & Royer

27.12
2017
cop. Dargaud

cop. Dargaud

L’an dernier mon beau-frère m’avait offert ce biopic d’un grand ornithologue. Le sujet m’intéressant peu, je l’avais un peu oublié dans mon immense pile à lire jusqu’à la semaine dernière.

En ce début du XIXe siècle, John James Audubon voue une passion peu ordinaire pour les oiseaux, qu’il peint plus vrais que nature. Hélas, aux Etats-Unis, il est précédé par un confrère, Alexander Wilson, à qui on lui préfère les planches « plus scientifiques » et moins artistiques. Audubon ne désespère pas et poursuit ses expéditions toujours plus loin, délaissant femme et enfants pour satisfaire sa passion dévorante pour l’observation des oiseaux de tout le continent, la passion de toute une vie. Ce n’est qu’à Londres que ses planches connaissent enfin le succès qu’elles méritent.

Ignorant tout d’Audubon, l’un des rares Français pourtant célèbre dans son domaine et aux Etats-Unis, j’ai lu avec plaisir ce biopic particulièrement bien dessiné par Jérémie Royer, aux couleurs un peu rétro, et au scénario de Fabien Grolleau inspiré de ses récits d’explorateur. Le fait qu’il parte plusieurs années en laissant derrière lui sa famille peut choquer de nos jours, tout comme sa méthode de collectionneur qui consiste à tirer et à massacrer les espèces rares pour mieux les mettre en scène et les peindre : à l’évidence, il lui importait peu d’éteindre une espèce qu’il admirait et répertoriait. Alors qu’on décimait les dernières tribus d’Indiens d’Amérique, on était loin à l’époque de se préoccuper du problème de l’extinction des espèces !

 

Nerval l’inconsolé de Vandermeulen & Casanave

20.09
2017
cop. Casterman

cop. Casterman

 

Gérard de Nerval acquiert très jeune une renommée internationale pour sa traduction du Faust de Goethe. Mais sa célébrité ne lui attire pas pour autant l’intérêt des dames : aucune jamais, même l’actrice Jenny Colon, à laquelle il dédie une revue qui le ruine, ne semble vouloir de ce petit homme, qui en reste inconsolé. Peu à peu la folie le gagne, au grand dam de ses amis parmi lesquels Théophile Gautier…

Quel portrait pathétique est brossé là de ce célèbre romantique, dont je ne connaissais pas la triste biographie. Quelques citations tirées de ses oeuvres, de sa correspondance ou celles de ses amis émaillent le haut des pages, au dessin à l’ancienne rappelant un peu le style des Pieds nickelés. Une bande dessinée portée par la mode des biopics.

CASANAVE, Daniel, VANDERMEULEN, David

Nerval l’inconsolé

Casterman, 2017

155 p. : ill. en coul.

EAN13 9782203153523 : 22,50 €

Culottées de Pénélope Bagieu

02.08
2017
cop. Gallimard

cop. Gallimard

Rappeler qu’il a toujours existé à travers l’Histoire des femmes qui n’ont fait que ce qu’elles voulaient, voilà ce que se propose Pénélope Bagieu. Elles s’appelaient Clémentine Delait, Nzinga, Margaret Hamilton, Las Mariposas, Josephina van Gorkum, Lozen, Annette Kellerman, Delia Akeley, Joséphine Baker, Tove Jansson, Agnodice, Leymah Gbowee, Giogina Reid, Christine Jorgensen ou Wu Zetian. Elles furent danseuse, impératrice, gynécologue, gardienne de phare, actrice, femme à barbe,… Extraites des 4 coins du monde, la plupart m’étaient inconnues. En quelques pages, Pénélope Bagieu nous en brosse un portrait saisissant, clos par une planche sur une double page éclatante. De quoi me donner envie de lire le second tome !

Paroles sans papiers

21.12
2016
cop. Delcourt

cop. Delcourt

Vous vous souvenez peut-être de l’évacuation médiatisée des sans-papiers de l’église Saint-Bernard, soutenus par Emmanuelle Béart.

Plus de dix ans après, en 2007, Alfred, Michaël Le Galli et David Chauvel, offrent la parole à ces « sans papier ». Ce sont ainsi neuf tranches de vie différentes qu’ils nous donnent à voir et à lire, anxiogènes, humiliantes, autant de drames où les droits humains les plus élémentaires sont reniés, pour ne pas dire piétinés. Neuf destins mis en scène par neuf illustrateurs reconnus pour bien démarquer chacune de ces situations emblématiques : marches dans le désert, pluies de coups et de balles, traumatisme des enfants, prostitution, esclavage, survie sans papiers et sans possibilité d’avenir professionnel, expulsions,…

Un album terrible et tellement beau à la fois, porté par des dessinateurs aussi talentueux que Mattotti, Gipi, Frederik Peeters, Cyril Pedrosa,…

Mémé d’Arménie de Farid Boudjellal

14.12
2016
cop. Futuropolis

cop. Futuropolis

 

1960. Un jour, les parents de Mahmoud reçoivent un télégramme : son grand-père vient de mourir. Son père décide aussitôt d’aller chercher sa grand-mère pour qu’elle vienne vivre avec eux à Toulon. Mahmoud va de surprise en surprise : sa grand-mère porte la croix, fête Noël, elle est chrétienne, alors que lui, musulman de père en fils, va bientôt être circoncis. Et le chirurgien qui va l’opérer cherche à tout prix, en vain, à la faire parler du génocide arménien…

Le dessin, tout en douceur et rondeur, me plaisait bien, mais quelle déception de pas en savoir davantage sur le génocide arménien ! Finalement cette histoire pourrait être transposée à toute famille sur plusieurs générations ayant vécu un traumatisme. Ici il est davantage question du silence autour de souvenirs tragiques que de la biographie de cette vieille dame. Bref on n’apprend rien de plus.