C’est la rentrée… le blog reprend !

20.09
2019

C’est la rentrée pour Carnets de Sel :

le blog reprend après une petite parenthèse bien méritée ici :

https://carnetsdesel.fr/blog/ 

le temps de créer sa propre maison d’édition à cette adresse :

http://carnetsdesel.fr

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Et pour me faire pardonner ce long silence,

un compte Instagram devrait voir le jour !

 

 

Le premier décembre 2018

24.11
2018

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Le premier décembre sera un grand jour pour Carnets de Sel

et c’est rien de le dire.

 

 

 

 

 

 

Du coup, on vous le dit !

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Les demeurées de Jeanne Benameur

07.10
2018
cop. Folio

cop. Folio

 

La Varienne, c’est l’abrutie du village, et la bonne de Madame. Elle attend toujours que sa petite Luce apprivoise chaque objet étranger avant de lui trouver une utilité, un usage. Un jour, l’école obligatoire lui prend Luce. Désormais, la maîtresse, Melle Solange, tente d’apprendre à lire et à écrire à Luce. Mais cette dernière refuse obstinément de faire le moindre effort en ce sens, comme si elle trompait sa mère en apprenant des choses étrangères à leur microcosme silencieux. Un jour, Mademoiselle Solange écrit le mon de Luce au tableau. Cette dernière s’enfuit et tombe malade…

Il s’agit d’une sorte de huis clos autour d’un trio : la Varienne, bourrue et demeurée, qui ne commence à montrer son affection à sa fille qu’une fois qu’elle tombe malade, Luce qui veut plaire à sa mère en refusant de progresser, dans un accord tacite, et Mademoiselle Solange qui culpabilise de ne pas avoir su comment éduquer cette sauvageonne. Un trio et un trésor : la connaissance, qui ne s’ouvre qu’à qui veut, qui désire. En ceci réside peut-être le secret de l’éducation : un lien affectif indissociable du désir d’apprendre.

 

Le monde des A d’A.E. Van Vogt

29.09
2018
cop. J'ai lu

cop. J’ai lu

 

XXVIe siècle. Difficile de se faire une identité dans l’Empire, surtout quand on est amnésique. Car en prenant part aux jeux de la machine, qui permettent aux gagnants de rejoindre la carte des nantis sur Vénus, Gilbert Gosseyn découvre qu’il n’est pas l’homme qu’il a cru être. Ses souvenirs ne sont pas les siens, sa femme qu’il croyait décédée est bien vivante, et n’a jamais été sienne, et surtout elle n’est autre que la fille de l’empereur. Il suscite l’intérêt de quelques hommes de pouvoir, et de toute la galaxie, quand il ressuscite dans un second corps sur Vénus…

 

Pour s’immerger dans le récit de base d’un homme qui cherche à savoir qui il est et en quoi il peut être important à la galaxie (pas moins !), il faut s’affranchir du verbiage intellectualisant de la philosophie non-aristotélicienne. Il existe une suite. Pourquoi pas…

Et pourtant, l’un des romans qui m’a le plus marquée, un été entre deux années de collège, c’est A la poursuite des Slans de AE Van Vogt, tellement marquée que je m’en souviens encore, soit à force de le relire encore et encore, soit par sa puissance évocatrice. Aussi, renouant avec ce souvenir vieux de quelques décennies, j’ai fait l’acquisition de ce roman à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne.

 

VAN VOGT, A.E.. Le Monde des A / trad. de l’américain par Boris Vian. J’ai lu. 308 p.

Première publication en 1948

Acheté à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne

Calpurnia de Daphné Collignon

26.09
2018
cop. Rue de Sèvres

cop. Rue de Sèvres

Par un bel été 1899 au Texas, Harry offre un carnet pour y noter ses observations scientifiques à la seule fille de sa fratrie de six garçons, Calpurnia Virginia Tate, que tout le monde appelle Callie. C’est décidé, avec l’aide de Bon-Papa, passionné de science, elle va devenir naturaliste…

Le dessin délicat de Daphné Collignon, aux tons beige et ocre, sert admirablement ce récit d’apprentissage d’une petite fille intelligente, observatrice et curieuse, que sa famille laisse s’épanouir librement.

Une délicieuse bande dessinée, à offrir dès l’âge de onze ans.

Une histoire en deux volumes, d’après Calpurnia, le roman de Jacqueline Kelly, publié à l’Ecole des Loisirs (2009).

COLLIGNON, Daphné. Calpurnia / D’après le roman de Jacqueline Kelly. Rue de Sèvres, 2018. 87 p. : ill. en coul.. EAN13 978-2-36981-377-4 : 14 €

Reçu en service de presse

Une étoile m’a dit de Frédric Brown

22.09
2018
cop. Denoël

cop. Denoël

Me souvenant de l’humour de Martiens go home !  du même auteur, je me suis décidée pour ce recueil en flânant dans cette librairie.

Composé de huit nouvelles absurdes, ce recueil datant de 1954 traite

- de la folie d’un Robinson Crusoë échoué sur une planète dans Quelque chose de vert,

- de la folie des grandeurs d’un chef d’entreprise visionnaire qui exploite les étoiles pour son intérêt commercial dans Anarchie dans le ciel,

- d’une possible exploitation de l’hypnose dans Tu n’as point tué,

- d’une divagation d’écrivain sur sa feuille blanche dans Les Myeups,

- d’une histoire pas si épouvantable imaginée à partir du pitch « Le dernier homme sur Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte… »

- d’une autre possible exploitation de l’hypnose dans Cauchemar

- d’une souris à qui les extra-terrestres donnent l’intelligence de l’humain dans Mitkey,

- d’un homme qui se prend pour Napoléon car il l’a été, et qui se retrouve à enquêter dans un hôpital psychiatrique dans Tu seras fou.

Il y a de l’idée, il y a de l’idée…. Et, finalement, plus de soixante ans après, c’est encore de la SF…

 

BROWN, Frédric. Une étoile m’a dit. Denoël, 1954.

Acheté à la librairie d’occasion « Mauvais genres » de Saint-Etienne

Bonjour tristesse de Frédéric Rébéna

19.09
2018
cop. Rue de Sèvres

cop. Rue de Sèvres

 

Finie l’insouciance de ses 17 ans et la farniente dans une magnifique villa de la Côte d’Azur au bord de la mer : quand Anne, froide et trop raisonnable, débarque cet été-là, Cécile commence à avoir mauvaise conscience, et cela lui déplait. Pire, son père s’éloigne d’elle. Aussi va-t-elle le manipuler grâce à son désir toujours ardent de sa maîtresse Elsa Mackenbourg…

Rien à dire : l’adaptation est plus que fidèle, elle redonne toute sa vigueur, toute son énergie au roman de Françoise Sagan : la verticalité d’un dessin art déco, des couleurs nettes et tranchantes, un soleil de plomb sur une mer étale. Mais, soit dit entre nous, c’est bien là le drame d’une jeune bourgeoise gâtée pourrie par la vie, autocentrée, qui écarte tout risque de devoir se mettre à faire des efforts ! Une excellente adaptation de cette histoire tout à fait immorale et fière de l’être.

 

REBENA, Frédéric. Bonjour tristesse / adapté de F. Sagan ; préf. de F. Beigbeder.

Rue de Sèvres, 2018. 104 p. : ill. en coul.

EAN13 9782369813828 : 18 €