Alice au pays des merveilles de L. Carroll vs Walt Disney

28.02
2016
cop. GF-Flammarion

cop. GF-Flammarion

 

Après La Petite Sirène, penchons-nous sur l’adaptation cinématographique (1951) des Aventures d’Alice au pays de merveilles (1865) et de l’Autre côté du miroir (1871) de Lewis Carroll, qui n’ont jamais cessé d’inspirer écrivains, psychanalystes, philosophes, musiciens et réalisateurs.

Les frontières entre le réel et le rêve y sont ténues, l’absence de logique implacablement logique, et les jeux de langage propices aux quiproquos.

L’histoire

Qu’arrive-t-il à la petite Alice qui s’ennuie ? Toute une série de rencontres avec des personnages tous plus ou moins fous (Le Chapelier fou), dès l’instant où elle suit dans son terrier ce lapin en retard, consultant sa montre à gousset, et atterrit dans un monde où les animaux (Le Lièvre de Mars, le chat du Cheshire, le Bombyx) et les fleurs parlent et raisonnent, où l’on peut grandir ou rapetisser à volonté suivant ce que l’on mange ou boit, un monde onirique gouverné par une reine despotique dont les sujets ne sont autres qu’un jeu de cartes. Aussi, dans ce monde illogique, tout devient très relatif… de quoi aiguiser son esprit critique.

Mon avis

Difficile d’adapter l’humour britannique et son art du non-sense… Cette libre adaptation du roman de Lewis Carroll ne me semble pas si mauvaise, cherchant à rendre linéaire un récit particulièrement original et décousu, et à ne retenir que quelques vingt personnages emblématiques sur les 80 existants (et en ajoutant un, la poignée de porte). En revanche, de nombreuses chansons, emblématiques de Disney, émaillent le récit. Pas d’histoire de fille attendant patiemment son prince charmant ici, mais une petite fille de bonne famille refusant une éducation austère et l’apprentissage par les livres pour s’évader seule, poussée par la curiosité, dans un imaginaire débridé et fantasque. Si vous souhaitez lire son interprétation psychanalytique, lisez ceci.

A garder donc dans la vidéothèque des enfants.

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